Macroéconomie · Londres

Le Royaume-Uni porte la surtaxe bancaire à 6 % pour financer des versements de 100 £ à 20 millions de foyers

Fixée à 8 % en 2016 puis ramenée à 3 % en 2023, la surtaxe repasse à 6 % pendant 15 mois à partir de janvier et devrait rapporter 1,5 Md£. Ces recettes supplémentaires financeront un versement de 100 £ aux ménages d'Angleterre cet hiver.

Texte IA fondé sur les articles de in.gr, NEWS 24/7, NewsIT et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Londres · Royaume-Uni

La surtaxe bancaire augmente à partir de janvier

Le gouvernement travailliste dirigé par Andy Burnham a présenté son premier budget mercredi 28 octobre. Sa mesure phare est un relèvement de la taxe additionnelle sur les banques : le chancelier de l'Échiquier John Healey a annoncé aux députés qu'elle passera de 3 % à 6 % pendant 15 mois à compter de janvier. La surtaxe avait été fixée à 8 % en 2016 avant d'être ramenée à 3 % en 2023. Les recettes supplémentaires devraient atteindre 1,5 Md£ (environ 1,79 Md€). La mesure s'inscrit dans un ensemble destiné à alléger le coût de la vie, visant environ 20 millions de foyers avant l'hiver. Les actions de la plupart des banques cotées à Londres ont progressé après une hausse inférieure aux craintes des prêteurs, Barclays et NatWest figurant parmi les hausses.

Taux de la surtaxe bancaire britannique, de 2016 à janvier 2027%
2016
8 %
2023
3 %
2027-01
6 %

Données tirées du texte de l’article

Un versement de 100 £ pour environ 20 millions de foyers

La mesure la plus directe est un versement de 100 £ à environ 20 millions de foyers d'Angleterre, destiné à compenser une partie de la hausse des coûts de l'énergie cet hiver. Il concerne les logements classés dans les bandes A à D de la taxe d'habitation locale (council tax), les quatre bandes les plus basses en Angleterre, et l'argent sera versé directement sur les comptes bancaires. Le programme est chiffré à 2,6 Md£. John Healey a déclaré devant la Chambre des communes que le gouvernement sait que la hausse des factures inquiète les familles et que l'objectif est de leur laisser un peu d'air pendant les mois les plus froids. Les gouvernements décentralisés d'Écosse, du pays de Galles et d'Irlande du Nord recevront également des fonds, et le chancelier les a invités à mettre en place un soutien comparable sur leurs territoires.

Factures d'énergie, taxe sur les carburants et TVA

Les frais fixes des factures de gaz seront supprimés pour 60 % des ménages, soit une économie de 45 £ par an. Avant cette réforme, ces frais fixes s'élevaient à 108 £ par an et n'étaient pas liés à la consommation réelle du foyer. Le changement devrait alléger les factures des petits consommateurs tout en renchérissant celles des plus gros. Le régulateur de l'énergie, Ofgem, doit supprimer ces frais à partir de 2027 ou dès que possible ensuite. Aux prix actuels, un ménage moyen paie 1 723 £ par an pour l'énergie. Les baisses de la taxe sur les carburants sont prolongées jusqu'à la fin juin, et la suppression de la TVA sur les factures d'électricité, en vigueur depuis octobre, courra jusqu'à l'été prochain. Le budget annonce aussi des hausses du salaire minimum et de la pension de retraite de l'État.

Des pressions sur le budget

John Healey a cité les tensions commerciales, l'invasion de l'Ukraine par la Russie et la guerre au Moyen-Orient comme autant de pressions sur l'économie britannique. Il a salué la croissance du Royaume-Uni, la plus rapide des économies du G7, alors même que les coûts de l'énergie et les coûts d'emprunt augmentent. La dette et une marge budgétaire étroite limitent la marge de manœuvre des travaillistes, et le budget ne contient donc pas de changements de grande ampleur au-delà des mesures sur l'énergie. Le gouvernement cherche aussi des recettes supplémentaires du côté des entreprises de jeux d'argent et d'autres mesures fiscales, sans renoncer à ses objectifs budgétaires. Les turbulences de marché et le conflit au Moyen-Orient pèsent sur les perspectives économiques, les coûts de l'énergie comptant parmi les principales inquiétudes des ménages britanniques.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar