
DIICOT démantèle un réseau au Bihor qui exploitait des centaines de personnes handicapées pour des millions de lei
Les autorités roumaines ont perquisitionné 27 sites dans le județ de Bihor mardi, ciblant un groupe criminel familial qui maintenait des centaines de personnes handicapées mentales en servitude et collectait leurs pensions, allocations de handicap et même les aides funéraires.
Le réseau
Un groupe criminel dirigé par Viorel Pașca, 55 ans, opérait depuis 2020 sous le couvert de l'association "Dumbrava - Dumnezeu Poartă de Grijă". Le groupe, bâti sur des liens familiaux, comprenait les proches de Pașca : Florica, Daniel-Sabin, Viorel-Emanuel et Abel-Timotei Pașca, selon des sources de G4Media. Ils se présentaient comme une organisation humanitaire offrant des soins sociaux et médicaux, mais en réalité, ils exploitaient des centaines de personnes souffrant de handicaps mentaux.
Le chef du groupe criminel organisé a recruté, accueilli et hébergé des centaines de personnes en état de vulnérabilité évidente, des personnes souffrant de handicaps mentaux qui ne pouvaient pas se défendre ou exprimer leur volonté, et les a maintenues dans un état de dépendance et de servitude.
Exploitation et conditions
Les victimes étaient amenées d'hôpitaux et de services d'aide sociale de plusieurs județe et logées dans des bâtiments de fortune à Holod, Ceica, Tinca et Lăzăreni. Le groupe ne disposait d'aucune autorisation légale ni capacité professionnelle pour fournir des services sociaux. Les soins étaient prodigués par un personnel non qualifié et insuffisant, les médicaments étaient administrés de manière incorrecte ou pas du tout, et les victimes n'étaient pas correctement surveillées.
Les victimes étaient maintenues dans un état de dépendance et de manque d'autonomie, sans soins médicaux, bien qu'elles souffrent de maladies mentales et d'autres problèmes de santé.
Schéma financier
Le réseau collectait des dons, des parrainages et les propres prestations des victimes : pensions, allocations de handicap, prestations sociales, aides au chauffage et même aides funéraires. Le préjudice total est estimé à plus de 13 millions de lei (environ 2,5 millions d'euros). Le groupe trompait les donateurs et les familles en leur faisant croire qu'il fournissait des soins authentiques.
Décès et dissimulation
Certaines victimes sont décédées dans les installations du groupe. Les corps ont été enterrés sur un terrain près d'un cimetière gréco-catholique, tandis que le groupe empochait l'aide funéraire d'État. Le DIICOT a déclaré que les victimes décédées étaient enterrées de cette manière, et que les sommes accordées au titre d'aide funéraire étaient collectées par le groupe.
Les personnes lésées décédées dans les espaces détenus par le groupe criminel organisé ont été enterrées sur un terrain situé à proximité du cimetière gréco-catholique, les montants accordés au titre d'aide funéraire étant collectés par le groupe.
Perquisitions et enquête
Mardi 30 juin 2026, les procureurs du DIICOT et la police judiciaire ont exécuté 27 mandats de perquisition dans le județ de Bihor, notamment à la mairie de Holod et au siège de l'association. L'enquête, ouverte d'office, porte sur des accusations de constitution d'un groupe criminel organisé, de traite des êtres humains sous forme continue et de complicité. Les perquisitions s'inscrivent dans une affaire qui a choqué la Roumanie.
- Formation du groupe et début de l'exploitation de personnes vulnérables
- 27 perquisitions menées, réseau démantelé


