Conflits · Téhéran

L'Iran commémore la prise de l'ambassade de 1979 par des rassemblements après la défaite de Trump aux midterms

Des milliers de personnes ont défilé mercredi 4 novembre dans le centre de Téhéran pour le 47e anniversaire de la prise de l'ambassade américaine en 1979. Des responsables ont salué la reconquête du Congrès par les démocrates comme une défaite pour Washington et averti de nouvelles armes.

Texte IA fondé sur les articles de Tgcom24, The Telegraph, Notícias ao Minuto et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Téhéran · Iran
Comment on en est arrivé là
  1. mars 2026Mojtaba Khamenei est désigné guide suprême après le meurtre de son père
  2. 3 nov.Élections de mi-mandat aux États-Unis ; les démocrates reprennent le contrôle des deux chambres du Congrès
  3. 4 nov.Des rassemblements d'anniversaire ont lieu à Téhéran et dans d'autres villes iraniennes

Rassemblements pour l'anniversaire à Téhéran

Des milliers de personnes ont défilé mercredi 4 novembre dans le centre de Téhéran vers l'ancienne ambassade des États-Unis pour marquer le 47e anniversaire de sa prise par des étudiants en 1979. L'Iran appelle cette journée la Journée nationale de lutte contre l'arrogance mondiale, et le slogan de cette année était un engagement envers les martyrs. En 1979, des étudiants ont pris en otage 52 diplomates et citoyens américains pendant 444 jours, et Téhéran et Washington n'entretiennent plus de relations diplomatiques formelles depuis. Les manifestants portaient des pancartes « À bas les États-Unis » et « Libérez la Palestine », ainsi que des caricatures de Donald Trump avec la légende « Les terroristes ne sont pas admis ». Des slogans « Mort à l'Amérique » et « Mort à Israël » ont retenti tandis que des drapeaux américains et israéliens étaient brûlés, et des manifestations similaires ont eu lieu dans d'autres villes iraniennes.

Une défaite aux midterms et une guerre

Les rassemblements ont eu lieu au lendemain des élections de mi-mandat américaines, lors desquelles les démocrates ont repris le contrôle des deux chambres du Congrès, laissant Trump face à un législatif contrôlé par l'opposition pour les deux dernières années de son second mandat. Les responsables iraniens ont présenté ce résultat comme une défaite pour Washington, en le liant à la guerre lancée par les États-Unis et Israël le 28 février. Cette guerre a perturbé la navigation dans le détroit d'Ormuz, et le guide suprême Ali Khamenei a été tué dans le conflit. Les républicains, dont Vance et Trump lui-même, ont attribué le revers des midterms au mécontentement de la population face au conflit en Iran. Lors du rassemblement, le maire de Téhéran Alireza Zakani a déclaré à la foule que les États-Unis et Israël avaient subi une « défaite décisive », y compris lors des midterms, et a salué la « fermeté et la force » iraniennes. Le chef du pouvoir judiciaire Gholam Hossein Mohseni Ejehi a repris le message sur X.

« Trump a échoué à la fois à la guerre et en politique. Nous lui infligerons certainement encore plus de défaites. »

Gholam Hossein Mohseni Ejehi

Menaces, négociations et frappes

Téhéran a averti qu'il pourrait utiliser de « nouvelles armes » contre les États-Unis si Trump choisissait de trahir les électeurs et de lancer des frappes. Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, a écrit sur X que l'Iran avait infligé à Trump une défaite stratégique sur le champ de bataille et dans le détroit d'Ormuz, et une défaite politique à Washington. Le guide suprême Mojtaba Khamenei, désigné en mars après le meurtre de son père et qui n'est pas apparu en public depuis, a déclaré dans un message d'anniversaire que quiconque espérait un changement de la politique américaine avec un changement de parti se trompait lourdement. Il a averti qu'une nouvelle guerre serait plus large que les combats menés jusqu'ici. Dans les jours précédant l'anniversaire, les contacts se sont intensifiés avec une médiation qatarie et un échange de propositions. Le plan en sept points de l'Iran prévoit un cessez-le-feu régional incluant le Liban, des garanties contre de nouvelles attaques, la levée du blocus naval américain et la levée des sanctions. Mohamed Ghalibaf, négociateur en chef de l'Iran et président du Parlement, a écrit sur X que l'Iran soutenait le message envoyé par les Américains en rejetant la guerre, et a averti que Washington trouverait que le rejet iranien s'accompagnait d'un cauchemar. Les forces américaines ont frappé le territoire iranien mardi, la première attaque de ce type en deux mois.

Scènes de rue

Des affiches devant l'ancienne ambassade, aujourd'hui un musée, portaient « Nous tuerons Trump » selon l'agence espagnole EFE, tandis que d'autres montraient une balle traversant ses cheveux blonds et des silhouettes de lui derrière des barreaux ou enchaîné. Des caricatures le représentaient en porc, et un mannequin de Trump en chien féroce tenu en laisse par Netanyahu a été promené dans les rues. Une femme de 34 ans, au foyer, a déclaré à EFE que l'humiliation de Trump aux élections était une victoire pour le peuple iranien. Elle s'attendait à ce que les attaques américaines reprennent dans les jours ou semaines à venir mais a dit ne pas craindre une nouvelle offensive. Beaucoup d'habitants de Téhéran, en revanche, craignent une reprise des frappes.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar