Migration · Belfast et Glasgow

Belfast et Glasgow : après les émeutes racistes, des milliers de personnes défilent contre le racisme

Après l'arrestation d'un Soudanais pour une attaque au couteau, des violences d'extrême droite ont éclaté à Belfast et Glasgow, blessant des policiers et visant des minorités, avant d'être suivies par d'importantes contre-manifestations.

Texte IA fondé sur les articles de The Independent, BBC, RTE.ie et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Belfast, Glasgow · Royaume-Uni
Comment on en est arrivé là
  1. 8 juinStephen Ogilvie poignardé dans le nord de Belfast ; Hadi Alodid inculpé de tentative de meurtre
  2. 9 juinDes manifestations et émeutes d'extrême droite éclatent à Belfast et Glasgow ; policiers attaqués, propriétés incendiées
  3. 10 juinDes familles fuient leur domicile ; des travailleurs de la santé signalent de l'intimidation et craignent pour leur sécurité
  4. 13 juinDes rassemblements antiracistes réunissent 5 000 personnes à Belfast et des milliers à Glasgow

L'étincelle : une attaque au couteau

Lundi soir, Stephen Ogilvie a été attaqué dans le nord de Belfast. Un Soudanais, Hadi Alodid, a été inculpé de tentative de meurtre après qu'Ogilvie a perdu l'œil gauche, subi des lésions à l'œil droit et des blessures au cou et au dos. L'agression a été horrible, mais ce qui a suivi a transformé un crime isolé en une vague de troubles à caractère raciste.

Les violences éclatent

Mardi, des manifestations d'extrême droite ont dégénéré en émeutes à Belfast. Des centaines de personnes, dont beaucoup masquées, ont attaqué des habitations, des commerces et des véhicules, et agressé des policiers. Plus de 20 arrestations ont été effectuées. À Glasgow, un scénario similaire s'est produit : des manifestants ont défilé dans le centre-ville, les fidèles de la mosquée centrale de Glasgow ont été enfermés à l'intérieur alors que la foule s'approchait, et cinq personnes ont été blessées, dont deux policiers. Le commissaire adjoint Alan Waddell a déclaré que des personnes avaient été « attaquées à cause de la couleur de leur peau ».

« Le fait que des gens soient enfermés dans un lieu de culte est une tache absolue sur la réputation de la ville. Cela ne devrait jamais se reproduire. »

Michael Kelly, ancien Lord Provost de Glasgow

Une chorégraphie sur les réseaux sociaux

Les violences n'ont pas éclaté spontanément. Dès mardi matin, des comptes d'extrême droite sur Facebook et X diffusaient des allégations de « tentative de décapitation » et des listes de « fermetures de routes signalées », orchestrant le désordre. La police et les politiciens avaient lancé des appels au calme des heures avant que les premières foules ne se rassemblent.

Un paysage démographique en mutation

La population d'Irlande du Nord a radicalement changé depuis le Brexit. L'immigration en provenance de l'UE s'est effondrée, tandis que les arrivées d'Asie du Sud et d'Afrique ont augmenté. Les données d'inscription auprès des médecins généralistes montrent ce changement : en 2018, la Pologne représentait un peu plus de 1 000 inscriptions et l'Inde environ 650 ; en 2024, les inscriptions en provenance de Pologne étaient tombées à 100 tandis que celles de l'Inde dépassaient 3 000.

Inscriptions chez les généralistes : Pologne vs Inde en Irlande du Nordinscriptions
Pologne 2018
1000 inscriptions
Inde 2018
650 inscriptions
Pologne 2024
100 inscriptions
Inde 2024
3000 inscriptions

Données tirées du texte de l’article

Réactions officielles et communautaires

Le ministre de la Santé du Stormont, Mike Nesbitt, a qualifié les troubles de « tache sur la réputation de l'Irlande du Nord » et a déclaré que les travailleurs de la santé internationaux, qui représentent 85 % de la main-d'œuvre dans certaines maisons de retraite, se demandaient désormais « si cela vaut la peine de rester ». L'appel initial du chef du DUP, Gavin Robinson, à fermer la frontière a été critiqué comme une réaction de panique. Un pasteur protestant, Jack McKee, a secouru deux travailleuses sociales ougandaises qui se cachaient chez elles alors que des maisons voisines brûlaient.

« S'ils n'étaient pas avec nous, notre système de santé s'effondrerait et des gens mourraient inutilement. »

Mike Nesbitt, ministre de la Santé du Stormont

Des milliers de personnes se rassemblent contre le racisme

Samedi, environ 5 000 personnes se sont rassemblées devant l'hôtel de ville de Belfast pour un rassemblement antiraciste organisé par United Against Racism et soutenu par les syndicats. À Glasgow, des milliers de personnes ont participé à une manifestation de Stand Up To Racism, brièvement interrompue par un petit groupe de contre-manifestants d'extrême droite. Les orateurs des deux événements ont insisté sur le fait que les émeutes ne représentaient pas leurs villes.

« Ce n'est pas une représentation du Belfast que je connais. Regardez autour de vous. Voici le Belfast que je connais, un lieu accueillant que j'appelle chez moi. »

Israel Eguaogie, résident de Belfast d'origine nigériane et travailleur de City of Sanctuary

« La seule chose pratique que Westminster puisse faire est de fournir de l'argent pour lutter contre la pauvreté qui alimente le racisme. »

Carmel Gates, représentante du Congrès des syndicats irlandais

La semaine a laissé un sentiment de peur parmi les communautés minoritaires et a suscité un débat public sur la manière dont l'immigration, le maintien de l'ordre et les réseaux sociaux s'entrecroisent pour produire une violence de rue soudaine.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar