
Un rapport de l'inspection générale détaille les fautes professionnelles et les détournements de fonds de l'ancienne secrétaire au Travail Lori Chavez-DeRemer
Une enquête interne du département du Travail a conclu que l'ancienne secrétaire Lori Chavez-DeRemer buvait pendant son service, détournait des fonds de déplacement et créait un environnement de travail hostile.
Conclusions de l'inspection générale et environnement de travail
Un rapport du Bureau de l'inspecteur général du département du Travail des États-Unis a conclu que l'ancienne secrétaire au Travail Lori Chavez-DeRemer a favorisé un environnement de travail hostile, a consommé de l'alcool pendant les heures de bureau et a utilisé à mauvais escient des ressources fédérales durant son mandat. L'enquête, ouverte en janvier 2026 sous l'autorité de l'inspecteur général Anthony D'Esposito, a examiné 500 documents de l'agence et mené des entretiens avec 53 employés actuels et anciens du département du Travail, ainsi qu'avec un responsable d'une autre agence fédérale. Parmi les témoins interrogés, 38 ont décrit le bureau de la secrétaire comme toxique, intimidant et humiliant.
Les enquêteurs ont documenté une peur généralisée parmi le personnel, notant que des cadres supérieurs se livraient à des diatribes verbales et menaçaient les employés de licenciement s'ils signalaient des fautes. Des collaborateurs ont également allégué que l'embauche et le traitement sur le lieu de travail reflétaient des préjugés fondés sur l'apparence physique. Dans un cas documenté, l'ancienne chef de cabinet Rebecca Wright a déplacé le bureau d'un employé pour empêcher une personne décrite comme en surpoids de travailler dans la zone de réception, tout en conseillant à un autre membre du personnel d'éviter une coupe de cheveux courte pour ne pas ressembler à une lesbienne. Chavez-DeRemer et ses collaborateurs seniors gardaient une réserve d'alcool au bureau, buvaient pendant les heures de travail et ridiculisaient les employés qui choisissaient de ne pas participer.
Dépenses de voyage et manquements à l'éthique
L'inspection générale a mis au jour une pratique récurrente consistant à mélanger des voyages privés avec des déplacements officiels de l'agence pour obtenir un remboursement public. Les enquêteurs ont identifié au moins 13 voyages où Chavez-DeRemer a rendu visite à sa famille ou s'est rendue dans des résidences personnelles, ainsi que cinq voyages distincts à Las Vegas, dans le Nevada. Les documents de l'agence ont montré des frais d'hébergement dépassant de 300 % les taux de remboursement autorisés par l'Administration des services généraux, notamment un séjour de trois nuits dans un complexe hôtelier de luxe avec spa à Palm Beach, en Floride.
- Voyages dans des résidences familiales et personnelles
- 13 voyages
- Voyages à Las Vegas
- 5 voyages
L'enquête a également établi que Chavez-DeRemer a violé les règles fédérales d'éthique en ne déclarant pas au moins cinq cadeaux coûteux reçus lors de ses voyages. Parmi les articles non déclarés identifiés par les enquêteurs figuraient des chapeaux de cowboy, des bottes de travail et une écharpe.
Courses personnelles et conduite de l'escorte de sécurité
Le personnel fédéral était régulièrement chargé d'effectuer des tâches domestiques privées pendant les heures de travail officielles. Dans un cas, Chavez-DeRemer a ordonné à un assistant de conduire un véhicule gouvernemental à son domicile pour faire la lessive, nettoyer et ranger les vêtements, les chaussures et les sacs à main. D'autres employés ont été chargés de ranger son dressing, d'acheter des cadeaux personnels, d'acheter de l'alcool et de traduire des conversations avec des entrepreneurs hispanophones à son domicile.
Les enquêteurs ont également examiné une relation anormalement proche entre Chavez-DeRemer et un membre de son équipe de sécurité. Le rapport a fait état de familiarités physiques, de chambres d'hôtel partagées lors de déplacements et d'une visite non officielle dans un établissement de divertissement pour adultes avec des danseuses partiellement dénudées, où un agent accompagnant a été invité à distribuer de l'argent liquide. L'inspection générale n'a trouvé aucune preuve directe d'une relation sexuelle, bien que l'agent de sécurité et plusieurs hauts responsables aient démissionné ou aient été mis en congé avant le départ de Chavez-DeRemer. Par ailleurs, les responsables de l'agence ont interdit à son mari, Shawn DeRemer, l'accès au siège après des plaintes pour harcèlement sexuel déposées par deux employées.
Rotation administrative et réponse de la défense
Chavez-DeRemer a prêté serment le 11 mars 2025 et a démissionné le 20 avril 2026, devenant ainsi le troisième secrétaire du cabinet à quitter la seconde administration Trump après Kristi Noem et Pam Bondi. Le secrétaire adjoint Keith Sonderling a été nommé pour diriger l'agence à titre intérimaire après son départ.
Son conseil juridique a rejeté les conclusions de l'enquête dans une déclaration envoyée par courriel.
La secrétaire Chavez-DeRemer n'est pas surprise par le rapport : le rapport est inopportun, sans objet, construit autour de personnes non divulguées, et conclut ce que Mme Chavez-DeRemer a toujours su, à savoir qu'elle n'a enfreint aucune loi.
Le département du Travail a publié une déclaration distincte indiquant qu'il respecte l'intégrité de l'enquête de l'inspecteur général et a renvoyé toutes les questions supplémentaires au bureau de l'inspection générale.
- Donald Trump nomme Lori Chavez-DeRemer au poste de secrétaire au Travail
- Chavez-DeRemer prête serment en tant que secrétaire au Travail
- L'inspecteur général Anthony D'Esposito ouvre une enquête suite à une plainte interne
- La chef de cabinet et la chef de cabinet adjointe sont licenciées
- Chavez-DeRemer démissionne du département du Travail
- Le Bureau de l'inspecteur général publie le rapport d'enquête sur les fautes


