
La Corée du Nord annonce avoir testé deux types de missiles de croisière stratégiques depuis des sous-marins
La KCNA a indiqué que les tirs ont eu lieu mercredi 14 octobre, en direction de la mer du Japon, après plusieurs semaines de tensions avec Séoul consécutives à l'explosion d'une mine terrestre dans la DMZ.
L'annonce
L'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a annoncé jeudi 15 octobre que le pays avait testé deux types de missiles de croisière stratégiques lancés depuis des sous-marins. Les tirs ont eu lieu mercredi 14 octobre, en direction de la mer du Japon. Selon la KCNA, ces essais visaient à vérifier l'état de préparation actuel des systèmes de combat sous-marins, et l'agence n'a signalé aucun impact négatif sur la sécurité des pays voisins.
Les médias d'État ont qualifié ces armes de stratégiques, un terme qui implique l'intention de les doter d'ogives nucléaires. Le communiqué ne précise pas si les missiles ont été tirés depuis un sous-marin réel ou depuis une plateforme d'essai sous-marine. Les photos de la KCNA montrent un missile volant horizontalement au-dessus de la mer, laissant une traînée de fumée orange et de flammes blanches, tandis qu'un second missile est saisi au moment du tir.
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Tensions avec Séoul
Ces essais font suite à plusieurs semaines de tensions croissantes avec Séoul, déclenchées par l'explosion d'une mine terrestre le 21 septembre dans la zone démilitarisée (DMZ) contrôlée par la Corée du Sud. Trois soldats sud-coréens ont été blessés dans cette explosion. La Corée du Nord a également suspendu toute coordination avec le Sud et retiré de sa constitution les références à la réunification. Kim Jong Un a fait du renforcement de l'arsenal nucléaire sa priorité, et la dénucléarisation, objectif défendu par Washington, n'est pas à l'ordre du jour pour Pyongyang.
Une série de tirs en octobre
La Corée du Nord a procédé à plusieurs essais de missiles balistiques en octobre, le plus récent lundi 12 octobre. Dans la semaine du 5 octobre, la Corée du Sud a testé son premier missile hypersonique de conception nationale, quelques jours après que Pyongyang a annoncé un missile hypersonique de portée intermédiaire assisté par intelligence artificielle. Peu avant cet essai, les médias d'État ont publié des photos de Kim Jong Un visitant un nouveau musée militaire dans un lieu non divulgué, où était exposé un missile balistique intercontinental présenté comme capable d'atteindre les États-Unis. Plus tôt dans la semaine du 12 octobre, Trump, évoquant un déplacement en Asie prévu pour novembre, a déclaré qu'il pourrait rencontrer Kim à cette occasion. Les deux hommes ne se sont pas rencontrés ces dernières années, et Trump a rencontré Kim à trois reprises durant son premier mandat.
Un retard en matière de capacité sous-marine
La Corée du Nord a tiré à plusieurs reprises des missiles depuis des sous-marins ces dernières années, mais sa capacité de lancement en mer reste floue. La preuve d'une véritable capacité de missile balistique lancé depuis un sous-marin ferait passer son arsenal à un niveau supérieur, permettant un déploiement bien au-delà de la péninsule coréenne et une capacité de seconde frappe en cas d'attaque. Les missiles de croisière utilisent généralement une propulsion à réaction et volent à plus basse altitude que les missiles balistiques plus sophistiqués, ce qui les rend plus difficiles à détecter et à intercepter. Selon des informations, le pays a utilisé diverses plateformes lors de ses essais, dont un sous-marin obsolète, et il ne serait pas parvenu à mettre en service complet un sous-marin lance-missiles moderne.
