Diplomatie · Pyongyang, Bruxelles et Séoul

La Corée du Nord dit à l'UE de « s'occuper de ses propres affaires » au sujet de la résolution de l'ONU sur les droits humains

La mission nord-coréenne auprès des Nations unies a qualifié de « farce » et de « provocation à motivation politique » le projet de résolution de l'UE sur les droits humains en Corée du Nord. La Corée du Sud a décidé de co-parrainer le texte, qui sera soumis au vote d'une commission de l'ONU fin novembre 2026.

Texte IA fondé sur les articles de adevarul.ro, Mediafax.ro, Digi24 et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Pyongyang, Bruxelles, Séoul · Corée du Nord, Belgique, Corée du Sud
Comment on en est arrivé là
  1. 2025La Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme déclare que la situation ne s'est pas améliorée en dix ans et s'est dégradée dans plusieurs domaines
  2. 5 nov.La mission nord-coréenne auprès de l'ONU dénonce le projet de l'UE comme une farce
  3. Novembre 2026La Troisième Commission devrait adopter le texte avant le vote final en plénière

La réponse de Pyongyang

La mission de la Corée du Nord auprès des Nations unies a répondu au projet de résolution de l'ONU sur les droits humains dans le pays, présenté par l'Union européenne, en enjoignant à l'Union de s'occuper de ses propres affaires. Le communiqué, diffusé par l'agence officielle Korean Central News Agency (KCNA), qualifie le texte de « farce » et de « provocation à motivation politique » et affirme qu'il déforme de manière flagrante la politique du pays en matière de droits humains. La mission soutient que les droits humains ne sont pas le monopole de l'Occident. Elle cite les manifestants des villes européennes, Paris et Bruxelles notamment, qui réclament selon elle des droits fondamentaux comme le droit à l'existence. La phrase la plus dure du communiqué est la suivante :

« L'UE ferait mieux de s'occuper de ses propres affaires, au lieu de monter en épingle des « questions de droits humains » inexistantes »

mission de la Corée du Nord auprès des Nations unies

Ce que l'ONU a documenté

L'Assemblée générale des Nations unies adopte chaque année depuis 2005 une résolution condamnant les violations des droits humains en Corée du Nord. L'an dernier, la Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a averti que la situation ne s'était pas améliorée au cours de la décennie écoulée et s'était dégradée à plusieurs égards. Un rapport de 14 pages du Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme décrit un recours élargi à la peine de mort, y compris par fusillade. Le rapport relie ces mesures à une volonté d'instaurer une culture de la peur et de couper les citoyens des influences culturelles extérieures. Selon le rapport, au moins six lois adoptées ces dix dernières années ont élargi l'éventail des infractions passibles de la peine de mort. Le visionnage et la diffusion de contenus étrangers, notamment des séries télévisées et des films, figurent parmi ces infractions, et des Nord-Coréens ont été exécutés en partie pour avoir regardé des films étrangers. Le Bureau conclut qu'aucune autre population ne subit de telles restrictions dans le monde aujourd'hui.

Le parcours du projet de résolution

Le texte devrait être adopté par la Troisième Commission de l'Assemblée générale des Nations unies fin novembre 2026, avant un vote final en séance plénière de l'Assemblée. Les étapes retenues dans notre couverture vont des résolutions annuelles engagées en 2005 au communiqué de la mission, jeudi 5 novembre 2026. La chronologie est présentée dans le graphique ci-dessous.

Le co-parrainage de la Corée du Sud

La Corée du Sud a décidé de co-parrainer le projet de l'UE, selon l'agence Yonhap citée par Deutsche Welle. Ce serait la cinquième année consécutive que Séoul co-parraine la résolution. La précédente interruption remonte à la période 2019-2021, sous le gouvernement libéral de Moon Jae-in. L'approbation finale revient à l'Assemblée générale en séance plénière, après le vote de la Troisième Commission.

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Sources et contexte

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