Un tribunal de Munich examine l'interdiction de la bière en bouteille tard le soir dans le quartier universitaire
Un exploitant de restauration a attaqué Munich en justice concernant une interdiction de 2025 de vendre de la bière en bouteille entre 22h et 5h dans le quartier festif près de l'Université Louis-et-Maximilien (LMU) ; le jugement du tribunal administratif est attendu pour le 22 juillet 2026.
Comment l'interdiction est née
Le quartier universitaire de Munich, autour de l'Université Louis-et-Maximilien (LMU) et de la Schellingstraße, est un haut lieu de la vie nocturne depuis des décennies, attirant étudiants et jeunes dans ses bars et restaurants. Mais les riverains se plaignent depuis longtemps du bruit, des urinations sur la voie publique et des bris de verre laissés par les foules nocturnes. En 2025, la ville a répondu en adressant des arrêtés à plusieurs kiosques et à un établissement de restauration, interdisant la vente de bière en bouteille à emporter entre 22h et 5h. Les commerces étaient également tenus d'afficher des panneaux informant les clients de cette restriction. Peu après, la ville a retiré l'interdiction, mais a menacé de la rétablir après une nouvelle vague de plaintes pendant la saison estivale.
Si aucun changement significatif n'est perceptible d'ici la mi-juillet, nous serons contraints de rétablir l'interdiction de vendre de la bière en bouteille à partir de 22 heures.
Pourquoi l'interdiction est plus importante en Bavière
La loi bavaroise sur la fermeture des magasins oblige la plupart des commerces à fermer à 20h, contrairement à de nombreux autres Länder allemands qui autorisent les kiosques ouverts tard, les « Spätis ». Cela laisse aux fêtards moins d'options pour acheter de l'alcool après les heures d'ouverture, faisant des quelques points de vente qui proposent de la bière en bouteille un aimant pour les foules spontanées. Plusieurs commerces se sont engagés volontairement à cesser la vente d'alcool à emporter après minuit au début du printemps, mais ces engagements n'ont guère apaisé les plaintes. La ville a déclaré que sans changement notable d'ici la mi-juillet, elle rétablirait l'interdiction.
Audience au tribunal le 21 juillet
Le tribunal administratif de Munich a examiné l'affaire de l'exploitant de restauration le mardi 21 juillet 2026. Le plaignant a fait valoir que l'Univiertel était un quartier de fête et de sortie nocturne depuis 40 ans et que ceux qui le trouvaient trop bruyant feraient peut-être mieux de déménager dans des quartiers plus calmes. L'audience est l'une des quatre actions en justice contre l'interdiction ; trois affaires similaires intentées par des exploitants de kiosques ont été reportées.
Signaux préliminaires du juge
Le juge président a indiqué qu'une interdiction de vente pourrait être justifiée, la qualifiant d'« ordonnance tout à fait justifiée » compte tenu des troubles causés par les rassemblements de personnes dans le secteur. Il a vivement critiqué l'amende menacée de 5 000 euros, la jugeant trop élevée, et a remis en question l'obligation de la ville de couvrir les boissons alcoolisées pendant les heures d'interdiction. Le juge a également exigé un traitement uniforme de toute interdiction future, critiquant l'approche incohérente de la ville jusqu'à présent.
La suite
Le tribunal doit annoncer son jugement le mercredi 22 juillet 2026. Les trois procès des kiosques ont été reportés au 8 septembre 2026 en raison de la maladie de leur avocat, prolongeant l'incertitude pour les autres commerces du quartier. La ville a déclaré qu'elle attendrait la décision du tribunal avant de prendre d'autres mesures d'exécution.
- La ville émet une interdiction de vente de bière en bouteille de 22h à 5h dans l'Univiertel, retirée par la suite après des plaintes.
- Le maire Dominik Krause menace de rétablir l'interdiction si aucune amélioration n'est constatée d'ici la mi-juillet.
- Le tribunal administratif examine le recours de l'exploitant de restauration ; le juge indique que l'interdiction pourrait être justifiée.
- Jugement du tribunal attendu.
- Audience reportée pour les trois procès des kiosques.

