Sécurité · Paris et Limoges
À Paris, le parquet ouvre une enquête de l'IGPN après qu'une grenade a blessé un photographe
Le parquet de Paris a ouvert une enquête confiée à l'IGPN, la police des polices, après qu'un photographe a été grièvement blessé par une grenade policière lors de la manifestation du 17 octobre. À Limoges, deux hommes ont été arrêtés après l'incendie de l'hôtel de ville pendant les manifestations nationales.
Texte IA fondé sur les articles de BFMTV et BBC. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Le parquet de Paris a annoncé samedi 24 octobre une enquête confiée à l'IGPN sur un photographe grièvement blessé par une grenade policière lors de la manifestation du 17 octobre.
Me Arié Alimi a déposé plainte le jeudi 22 octobre pour tentative d'homicide volontaire au nom d'un photographe de 25 ans touché à l'artère fémorale place de la République.
L'hôtel de ville du XIXe siècle de Limoges a été gravement endommagé lors des manifestations de la mi-octobre, et deux hommes de 66 et 34 ans ont été arrêtés, le parquet évoquant des liens avec des réseaux d'extrême gauche.
Des couvre-feux nocturnes et une limitation à 10 personnes des rassemblements dans le centre de Limoges ont été annoncés après la visite du Premier ministre Sébastien Lecornu le vendredi 23 octobre.
- 17 oct.Un photographe touché à l'artère fémorale par une grenade policière place de la République lors de la manifestation parisienne
- 22 oct.Me Arié Alimi dépose plainte pour tentative d'homicide volontaire
- 24 oct.Le parquet de Paris annonce une enquête de l'IGPN pour violences par une personne dépositaire de l'autorité publique
Un photographe blessé à Paris
Le parquet de Paris a annoncé samedi 24 octobre avoir ouvert une enquête confiée à l'IGPN, l'inspection interne de la police surnommée la « police des polices », après qu'un photographe a été grièvement blessé par une « grenade » policière lors de la manifestation du 17 octobre à Paris. Les magistrats sont intervenus après que l'avocat de la victime a signalé des blessures ayant entraîné son hospitalisation. L'enquête porte sur des violences par une personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, lors d'une manifestation sur la voie publique. Elle est menée parallèlement à une plainte avec constitution de partie civile déposée par l'avocat auprès des juges d'instruction pour les mêmes faits, une démarche que le parquet a présentée comme destinée à éviter la perte de preuves.
Le récit de l'avocat
L'avocat Arié Alimi a déclaré à l'AFP avoir déposé cette plainte le jeudi 22 octobre pour tentative d'homicide volontaire. Selon la plainte, un photographe de 25 ans venu à Paris pour documenter la manifestation a été touché à l'artère fémorale par une grenade policière place de la République. La plainte allègue également des violences commises par une personne dépositaire de l'autorité publique, avec arme, et une complicité de tentative d'assassinat par instigation. Me Alimi a indiqué que le photographe avait perdu plus d'un litre de sang. Il a précisé que l'enquête ouverte ne retient pas encore la qualification de tentative d'homicide qu'il avait demandée.
« Il a failli mourir. La police n'est pas venue à son secours et l'a laissé se vider de son sang sur le trottoir. »
Me Alimi a également averti que d'autres personnes seraient mutilées par ces grenades, et peut-être tuées, et que le parquet de Paris en porterait désormais la responsabilité. Le photographe reste en soins intensifs.
L'hôtel de ville de Limoges
À Limoges, l'hôtel de ville du XIXe siècle a été gravement endommagé par un incendie pendant les manifestations nationales de la mi-octobre, et son beffroi en bois s'est effondré dans les flammes. Le maire Guillaume Guérin, un conservateur six mois après son élection, a mis en cause la gauche radicale française et les émeutiers qu'elle soutient. Deux hommes, âgés de 66 et 34 ans, ont été arrêtés, et le parquet indique qu'ils ont des liens avec des réseaux d'extrême gauche. M. Guérin a déclaré avoir reçu un message de soutien du vice-président américain JD Vance, mais pas du président Emmanuel Macron.
« Ce qui s'est passé ici aura une influence sur la prochaine élection présidentielle. Ce pays ne va pas bien du tout. »
Réponse du gouvernement et couvre-feux
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est rendu à Limoges le vendredi 23 octobre au soir. Les autorités ont interdit les manifestations dans plusieurs villes et promis davantage de policiers pour le week-end afin d'éviter une répétition des émeutes. À Limoges, des couvre-feux nocturnes ont été annoncés, ainsi qu'une limitation à 10 personnes des rassemblements dans le centre-ville. Les protestations ont commencé comme une mobilisation sur l'état des lycées et se sont élargies à un mécontentement face au coût de la vie. Le contexte est celui d'un important déficit budgétaire, et les élections présidentielles sont prévues dans six mois.
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Sources et contexte
- Arié Alimi
- Avocat du photographe blessé par une grenade policière à Paris
- Guillaume Guérin
- Maire conservateur de Limoges, six mois après son élection
- Sébastien Lecornu
- Premier ministre français qui s'est rendu à Limoges le vendredi 23 octobre
- JD Vance
- Vice-président américain qui aurait adressé un message de soutien à M. Guérin
- Emmanuel Macron
- Président français qui n'a pas adressé de message de soutien à M. Guérin selon le maire
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