
Predoiu exhorte le PNL à rétablir la coalition et à former un gouvernement Veștea d'ici juin 2027
Le premier vice-président Cătălin Predoiu rompt publiquement avec la ligne d'opposition du PNL, arguant que la situation intérimaire expose le pays à une récession et qu'une Roumanie a besoin d'un gouvernement opérationnel.
La proposition
Cătălin Predoiu, premier vice-président du Parti national libéral (PNL) et ministre de l'Intérieur par intérim, a appelé son parti à soutenir un gouvernement dirigé par le Premier ministre désigné Adrian Veștea et à rétablir la coalition gouvernementale avec le Parti social-démocrate (PSD). Cet appel, publié sur Facebook le 15 juin 2026, est intervenu quelques heures avant une réunion prévue du PNL et conteste directement la ligne adoptée par le président du parti, Ilie Bolojan.
Je crois que la solution pour sortir de l'impasse politique est précisément un tel compromis politique raisonnable : installer un gouvernement Veștea et reconstruire la coalition avec une échéance précise, jusqu'en juin 2027, date à laquelle expire le mandat que le PNL avait initialement assumé pour diriger le gouvernement.
Les termes du compromis
Predoiu a insisté sur le fait que cet arrangement ne signifierait pas l'abandon de la décision du parti de passer dans l'opposition, mais une adaptation à un contexte nouveau et urgent. La coalition fonctionnerait jusqu'en juin 2027, et toute violation du programme par le PSD ou un autre membre entraînerait le passage immédiat du PNL dans l'opposition.
Le PNL remplit ainsi la mission de sortir le pays de la crise et pourra ensuite poursuivre ses propres stratégies depuis l'opposition, comme il l'a décidé. Il ne s'agit pas d'un renoncement aux décisions déjà prises, mais d'une adaptation au contexte actuel, qui exige de toute urgence un gouvernement politique.
Fractures internes au parti
Cet appel met en lumière les divisions au sein du PNL. Predoiu appartient à une faction hostile à Bolojan, qui a éloigné le parti d'un partenariat avec le PSD après que ce dernier a fait tomber son propre gouvernement. Plusieurs médias roumains ont décrit la déclaration de Predoiu comme un coup direct porté à Bolojan avant la réunion de la direction.
Avertissements économiques et diplomatiques
Predoiu a fait valoir que la situation de gestion des affaires courantes paralyse l'État. Il a déclaré que la coopération étrangère essentielle est bloquée, citant le conseil Justice et Affaires intérieures (JAI) et les formats de travail au niveau ministériel, et que les investisseurs locaux comme étrangers ont suspendu leurs projets dans l'attente d'un programme gouvernemental approuvé par le Parlement.
Nous avons besoin de flux de capitaux qui entrent dans le pays, pas qui en sortent. Nous ne pouvons pas continuer dans cette situation d'intérim sans risquer une grave récession économique.
Contexte politique
Le PNL s'était engagé dans l'opposition il y a quelques semaines après avoir jugé le PSD comme un partenaire peu fiable. Predoiu présente désormais cette décision comme liée à un contexte politique révolu et insiste sur le fait que la priorité est l'installation d'un gouvernement de plein exercice pour stabiliser le pays. Aucune réaction officielle d'Ilie Bolojan ou du PSD n'était disponible au moment de la rédaction de ces rapports.


