Barnes a déclaré que la Chine, la Russie et les États-Unis sont dirigés par des responsables qui ne respectent pas les règles démocratiques, et qu'il n'est pas optimiste, lors de son intervention à Oviedo le mercredi 21 octobre.
Barnes a qualifié le Brexit de désastre économique, politique et moral et dit qu'il ne s'attend pas à voir le Royaume-Uni revenir en Europe, en pointant la crainte du parti de Nigel Farage.
Barnes a indiqué qu'environ 3 000 personnes ont été poursuivies dans ce cadre sans qu'aucune n'ait été jugée, et a critiqué une législation à la portée excessivement large.
Barnes a exprimé un soutien absolu à la romancière irlandaise Sally Rooney, dont les restrictions l'empêchent de percevoir de l'argent au Royaume-Uni en raison de son soutien à une organisation liée à la cause palestinienne.
Devant environ 2 000 membres de plus de 150 clubs de lecture, Barnes a déclaré que l'IA ne poserait problème aux écrivains qu'une fois réellement originale.
Julian Barnes a qualifié la situation internationale d'effrayante, à mesure que les gouvernements autoritaires gagnent du terrain. Selon lui, la Chine, la Russie et les États-Unis sont dirigés par des responsables qui ne respectent pas les règles démocratiques, et il a dit clairement qu'il n'était pas optimiste. Lors d'une conférence de presse à Oviedo le mercredi 21 octobre, il a également fait part de son inquiétude face à la politique de Donald Trump et à la progression de l'extrême droite en Europe. Il a cité la France, où il juge l'extrême droite en bonne position. Il a décrit le retrait des États-Unis de traités et leur distance avec leurs anciennes alliances comme une situation terrible et inquiétante. Il a ajouté qu'il devenait plus important pour le Royaume-Uni d'entretenir de bonnes relations avec l'Europe.
Barnes a décrit le Brexit comme un désastre économique, politique et moral, et déclaré que les dix dernières années l'avaient laissé déprimé. Il était certain de ne pas vivre assez longtemps pour voir le Royaume-Uni revenir en Europe, et il a dit que cette crainte demeure. Il se dit plus optimiste qu'il y a dix ans, mais estime que l'issue dépend aussi des Européens et des conditions auxquelles ils voudraient voir le Royaume-Uni revenir. Il a comparé une demande de réadhésion à une demande de remariage après un divorce, ajoutant que le réflexe est de répondre non. Il a soutenu que les Premiers ministres britanniques de la dernière décennie n'avaient pas osé proposer un retour parce qu'ils craignaient Nigel Farage et son parti, qu'il a qualifié de ridicule.
Barnes a exprimé un soutien absolu à la romancière irlandaise Sally Rooney, visée par des restrictions qui l'empêchent de percevoir de l'argent au Royaume-Uni en raison de son soutien à une organisation liée à la cause palestinienne. Il a estimé que la législation antiterroriste britannique, adoptée sous le gouvernement précédent, a une portée excessivement large et peut assimiler certaines formes de soutien à la cause palestinienne à un soutien au terrorisme. Il a déclaré que Rooney ne soutient pas le terrorisme mais l'action palestinienne. Il a critiqué les arrestations de personnes âgées tenant des pancartes dans la rue. Il a indiqué qu'environ 3 000 personnes avaient été poursuivies dans ce cadre, et qu'aucune n'avait encore été jugée. Selon lui, ces mesures n'ont pas réduit le terrorisme, et le gouvernement aurait du mal à changer de cap parce qu'il a présenté ses décisions comme une action contre cette menace.
Lors d'une session intitulée « Pensamiento, Verdad y Belleza », devant environ 2 000 membres de plus de 150 clubs de lecture de plusieurs régions, Barnes a déclaré que les écrivains seraient confrontés à un problème dès que l'IA deviendrait réellement originale. Il s'est montré sceptique quant à cette éventualité, doutant que l'IA puisse écrire Madame Bovary ou La Regenta, et a dit que l'IA le fatigue beaucoup rien qu'à l'entendre évoquer. Il a rappelé qu'un journaliste avait demandé à une IA un paragraphe d'ouverture d'un nouveau roman de Barnes, et que le résultat était, selon lui, du plagiat suivi d'imitation. Il a dit qu'il ne se sentirait menacé que lorsque les machines écriraient bien mieux, plaisantant qu'il serait alors mort, et ajouté que les jeunes devraient s'inquiéter.
Barnes a déclaré que Despedidas, publié cette année par Anagrama, est son dernier livre, même s'il continuera d'écrire sur l'art et l'actualité pour des journaux et des magazines, mais pas de fiction. Il a dit ne pas vouloir être un écrivain qui revient sans cesse à des récits plus faibles dans le seul but de vendre. Il a rappelé que son premier livre, publié en 1980 et situé dans la banlieue de Londres, lui avait montré qu'il avait des lecteurs lorsqu'une femme âgée, élevée dans la Forêt-Noire en Allemagne, lui avait dit qu'il correspondait à sa propre expérience. El Mundo compte 15 romans publiés sous son vrai nom. La Vanguardia rapporte qu'il a 80 ans et vit avec un cancer du sang depuis des années, qui l'a progressivement affaibli. Plusieurs articles indiquent qu'il recevra son prix à Oviedo le vendredi 23 octobre, tandis que La Vanguardia décrit une cérémonie au Teatro Campoamor le mercredi.
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Julian Barnes, lauréat du prix Princesse des Asturies de littérature 2026, a qualifié la situation internationale d'effrayante et dit douter voir un jour le Royaume-Uni revenir en Europe. Il s'exprimait à Oviedo, où il a aussi critiqué les lois antiterroristes britanniques.
Texte IA fondé sur les articles de ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, europa press, LaVanguardia et d’autres médias. Publié .