
CCOO dépose une plainte contre le prestataire des accompagnateurs scolaires à Cordoue pour des restrictions liées à la grossesse
Le syndicat CCOO a déposé une plainte formelle auprès de l'Inspection du travail espagnole contre Factor Deporte, Ocio y Formación, le prestataire qui gère le service municipal d'accompagnement scolaire de Cordoue, invoquant des registres d'embauche discriminatoires et une réduction des horaires.
Plainte déposée à Cordoue
Le syndicat de l'enseignement de CCOO à Cordoue a déposé le 30 septembre 2026 une plainte formelle auprès de l'Inspection du travail contre Factor Deporte, Ocio y Formación. L'entreprise est le prestataire municipal chargé de Camino al cole, un service d'accompagnement scolaire organisé par la mairie de Cordoue. Le syndicat a engagé cette action après avoir examiné des documents internes distribués au personnel affecté au programme. Selon les représentants syndicaux, l'entreprise a fait pression sur les salariés pour qu'ils prennent des engagements contraignants concernant leur situation personnelle, notamment le mariage, des interventions médicales et la grossesse. Fernando Rueda, responsable de l'enseignement privé et des services socio-éducatifs à CCOO Cordoue, a annoncé le dépôt de la plainte au nom des salariés du service municipal.
Cette demande est absolument illégale et discriminatoire et constitue une attaque brutale contre les droits du travail des travailleurs en général, et des femmes en particulier.
Contenu du registre des salariés et sanctions en cas d'absence
Le fondement principal de la plainte repose sur un questionnaire interne de l'entreprise intitulé Registre des salariés. Dans ce formulaire, les salariés devaient certifier avoir déclaré lors des entretiens d'embauche qu'ils n'avaient prévu aucune circonstance susceptible d'empêcher la continuité de leur contrat. Le document énumérait explicitement les voyages, les questions familiales, la grossesse, les opérations chirurgicales, les mariages et d'autres emplois comme situations devant être déclarées par le salarié. CCOO a également signalé une seconde communication formelle envoyée par l'entreprise concernant les règles de présence et les sanctions financières. Factor Deporte a averti les travailleurs que toute absence survenant sans préavis ni autorisation entraînerait des retenues sur salaire calculées pour couvrir les frais d'exploitation en résultant. Le syndicat a qualifié ces deux exigences de pratiques abusives violant les protections fondamentales du travail.
Réduction du temps de travail sous la nouvelle direction
Le syndicat a signalé d'autres irrégularités concernant des modifications unilatérales des horaires de travail. Après le transfert du contrat municipal de l'ancien prestataire, Factor Deporte, Ocio y Formación a réduit la durée quotidienne de travail de 2,0 heures à 1,5 heure. Les représentants de l'entreprise ont justifié cette réduction en l'attribuant aux termes du contrat municipal attribué par la ville. CCOO a contesté cette position, rappelant que le prestataire est tenu de respecter les conditions de travail héritées du prestataire précédent. Le syndicat a fait valoir que la réduction des horaires entraîne une nouvelle perte de salaire pour des salariés déjà employés à temps partiel dans des conditions précaires.
- Prestataire précédent
- 2 heures
- Contrat Factor Deporte
- 1.5 heures
Critiques politiques et appel à une intervention municipale
Le conflit social a conduit CCOO à critiquer directement l'administration municipale dirigée par le Parti populaire à Cordoue. La direction du syndicat a déclaré que ces problèmes reflètent des dysfonctionnements systémiques liés à la privatisation et à la sous-traitance des services publics. Fernando Rueda a appelé la mairie de Cordoue à agir directement pour contraindre les prestataires municipaux à respecter la réglementation nationale du travail.
Telles sont les conséquences de l'externalisation à laquelle les gouvernements du PP nous ont habitués, avec la précarité de l'emploi, les abus, le harcèlement et le mépris des travailleurs.
Le syndicat a transmis la documentation à l'Inspection du travail afin de déterminer si les politiques opérationnelles et les conditions d'emploi de l'entreprise violent les lois du travail en vigueur. CCOO a indiqué que l'autorité du travail doit évaluer les preuves et faire respecter la conformité réglementaire dans l'ensemble des contrats municipaux.
