Migration · Canterbury
Le Royaume-Uni condamne un adolescent sud-soudanais pour avoir piloté une embarcation de 165 migrants
La Crown Court de Canterbury a condamné Chan Mathok Atak, 19 ans, à 27 mois de prison pour avoir dirigé une embarcation en voie de dégonflage transportant 165 migrants de la France vers l'Angleterre le 23 juillet.
Texte IA fondé sur les articles de Al Jazeera Online, The Telegraph, Reuters et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Chan Mathok Atak a été condamné à 27 mois de prison par la Crown Court de Canterbury le 18 septembre 2026 après avoir reconnu avoir mis en danger 164 passagers à bord d'un canot pneumatique.
Le canot de 14 mètres a effectué la traversée le 23 juillet 2026 avec 31 mineurs à bord, fonctionnant avec un moteur en panne, des boudins se dégonflant et sans équipement de sécurité ni de navigation.
La condamnation fait suite à une loi promulguée en janvier 2026 pénalisant les pilotes d'embarcations de migrants, dont les deux premières condamnations ont eu lieu en juin 2026 avec des peines d'au moins deux ans de prison.
Les 165 passagers représentaient le plus grand nombre jamais enregistré sur une seule embarcation jusqu'en août 2026, lorsqu'un autre petit bateau a traversé avec 230 personnes.
- 23 juil.Chan Mathok Atak pilote un canot transportant 165 migrants à travers la Manche
- août 2026Atak plaide coupable à la Crown Court de Canterbury
- 18 sept.Atak est condamné à 27 mois de prison à la Crown Court de Canterbury
Condamnation à la Crown Court de Canterbury
Un demandeur d'asile sud-soudanais de 19 ans a été condamné vendredi à deux ans et trois mois de prison à la Crown Court de Canterbury. Chan Mathok Atak avait précédemment plaidé coupable à une accusation de mise en danger d'autrui lors d'une traversée maritime de la France vers la Grande-Bretagne. Vêtu d'un t-shirt et d'un grand rosaire blanc autour du cou, Atak a suivi les débats avec l'aide d'un interprète en arabe. La juge Sarah Counsell a estimé que la gravité des faits justifiait une peine d'emprisonnement immédiate, tout en avertissant qu'Atak pourrait faire l'objet d'une expulsion automatique à l'issue de sa peine de 27 mois.
« Ceux qui choisissent de diriger de tels navires assument la responsabilité de la sécurité des personnes à bord. »
État de l'embarcation lors de la traversée de juillet
L'incident s'est produit le 23 juillet lorsqu'Atak a dirigé un canot pneumatique à coque rigide d'environ 14 mètres transportant 165 personnes à travers la Manche. Parmi les passagers de cette embarcation de la longueur d'un bus figuraient 31 mineurs âgés de 14 à 17 ans, le plus jeune ayant 14 ans. Le procureur James Harrison a déclaré au tribunal que le bateau souffrait de graves problèmes mécaniques, fonctionnant avec un seul de ses deux moteurs hors-bord, sans équipement de navigation ni trousse de premiers secours. Des images de surveillance aérienne montrent Atak manœuvrant l'embarcation pendant au moins 90 minutes, vêtu d'une veste noire arborant un logo « Italia », avant de retirer le vêtement et de s'accroupir parmi les passagers pour éviter d'être repéré. L'embarcation se dégonflait lentement et prenait l'eau tout au long de la traversée, obligeant un passager à pomper constamment de l'air dans les boudins avant que la Border Force britannique n'intercepte le navire.
Arguments juridiques et conclusions du tribunal
L'avocate de la défense, Audrey Cherryl Mogan, a déclaré qu'Atak avait fui les violences au Soudan du Sud et n'avait joué aucun rôle dans l'organisation de la traversée, le choix du bateau ou la détermination du nombre de passagers à bord. La défense a souligné qu'aucune preuve ne le liait à la surpopulation ou à l'absence d'équipement de sécurité à bord. La juge Counsell a reconnu qu'Atak n'avait pas coordonné l'opération de passeurs, mais a maintenu que les barreurs assument la responsabilité juridique des personnes à bord et pèsent sur les services publics. Après le prononcé de la peine, la National Crime Agency a condamné la traversée.
« Chan Atak a fait preuve d'une imprudence inqualifiable et ses actes auraient pu facilement entraîner la mort de nombreuses personnes si ce bateau n'avait pas été intercepté. »
Application de la loi de 2026 sur le trafic maritime
Les poursuites constituent une application de la législation entrée en vigueur en janvier 2026, conçue spécifiquement pour pénaliser les personnes qui pilotent des embarcations de migrants et mettent des vies en danger. Les premières condamnations en vertu de cette loi ont eu lieu en juin 2026, lorsqu'un ressortissant afghan et un ressortissant soudanais ont été condamnés à des peines d'au moins deux ans de prison. Les 165 migrants à bord du canot d'Atak représentaient le plus grand nombre jamais enregistré sur une seule embarcation à l'époque, bien que ce chiffre ait été dépassé en août lorsqu'un autre navire a traversé avec 230 personnes. Le jugement intervient dans un contexte de tensions publiques autour des arrivées dans la Manche, notamment des manifestations sur la côte sud plus tôt en septembre où des foules ont bloqué des rues en raison des traversées en petites embarcations.
- 23 juillet 2026
- 165 personnes
- Août 2026
- 230 personnes
Données tirées du texte de l’article
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Sources et contexte
- Al Jazeera OnlineUK jails teen asylum seeker for steering overcrowded Channel migrant boat
- The TelegraphTeenage mega-dinghy pilot jailed for two years
- ReutersSouth Sudanese migrant jailed in UK for piloting record Channel boat crossing
- The IndependentTeen who piloted 'mega dinghy' across English Channel jailed
- James Harrison
- Procureur à la Crown Court de Canterbury
- John Turner
- Officier supérieur chargé de l'enquête à la National Crime Agency
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