Le PIB américain du deuxième trimestre révisé à la hausse, à 2,2 %, porté par la consommation et les dépenses dans l'IA
Le Bureau of Economic Analysis a révisé la croissance du produit intérieur brut américain du deuxième trimestre à 2,2 % en rythme annualisé, contre 1,5 % lors de l'estimation précédente, portée par les investissements dans l'intelligence artificielle et les dépenses des ménages.
Révisions à la hausse pour le premier semestre 2026
Le Bureau of Economic Analysis du département du Commerce des États-Unis a publié mercredi sa troisième estimation du produit intérieur brut du deuxième trimestre, faisant état d'une croissance annualisée de 2,2 %. Cette lecture représente une révision à la hausse de 0,7 point de pourcentage par rapport au rythme de 1,5 % annoncé précédemment. Les économistes interrogés par Reuters s'attendaient à ce que l'estimation reste inchangée. Le BEA a également révisé à la hausse la croissance du premier trimestre 2026, de 2,1 % à 2,5 %. L'agence statistique a actualisé les séries historiques du PIB jusqu'à 2021 pour intégrer de nouvelles informations disponibles. La croissance a résisté malgré la pression extérieure du conflit entre les États-Unis et Israël face à l'Iran. Mesuré sur une base non annualisée, conforme aux normes de publication européennes, le PIB réel a progressé de 2,2 % sur un an au deuxième trimestre et de 2,6 % au premier trimestre.
- Estimation initiale T1
- 2.1 %
- Estimation révisée T1
- 2.5 %
- Estimation initiale T2
- 1.5 %
- Estimation révisée T2
- 2.2 %
Consommation des ménages et investissement des entreprises dans la technologie
Les dépenses de consommation, qui représentent plus des deux tiers de l'économie américaine, ont progressé à un rythme annualisé de 3,8 % au deuxième trimestre. Ce rythme a été révisé à la hausse depuis 3,4 % et fait suite à une expansion de 0,7 % enregistrée au cours du trimestre allant de janvier à mars. Les dépenses de consommation des ménages ont ajouté 2,5 points de pourcentage au taux global de 2,2 %. Ces dépenses ont été soutenues par les remboursements d'impôts découlant de la législation fiscale antérieure ainsi que par les gains boursiers liés aux technologies d'intelligence artificielle. L'investissement intérieur privé a augmenté à un rythme annualisé de 4,6 %, contribuant pour 0,8 point de pourcentage à la croissance. Les dépenses des entreprises ont été tirées par une hausse annualisée de 13,4 % des achats d'équipements et de 9,2 % de la propriété intellectuelle. L'investissement résidentiel s'est contracté de 3,3 % en base non annualisée, tout en enregistrant une hausse annualisée de 2,8 %.
- Investissement en équipements
- 13.4 %
- Propriété intellectuelle
- 9.2 %
- Dépenses de consommation
- 3.8 %
- Revenu intérieur brut
- 2.6 %
- Produit intérieur brut
- 2.2 %
Performance sectorielle et balance commerciale
La production a progressé dans plusieurs secteurs clés, menée par l'immobilier et les activités de location, les services d'information, la fabrication de biens durables, ainsi que la finance et l'assurance.
Les dépenses de consommation, l'investissement et les exportations ont contribué à la croissance du PIB réel au deuxième trimestre. Les importations, qui sont soustraites dans le calcul du PIB, ont également augmenté.
Les importations annualisées ont augmenté de 12,6 %, tirées par un bond de 15,3 % des biens importés. Les exportations totales ont progressé de 5,0 %, tandis que les exportations de services ont reculé de 3,2 %, pesant sur la production globale. La hausse des biens étrangers est intervenue malgré les restrictions commerciales mises en place par l'administration de Donald Trump, notamment les droits de douane sur les produits canadiens. En base non annualisée, les exportations de biens ont augmenté de 8,2 % et les importations de biens de 6,4 %.
Mesures des revenus et moral des ménages
Le revenu intérieur brut a progressé à un rythme annualisé de 2,6 % au deuxième trimestre, révisé à la hausse depuis une première estimation de 2,2 %, après un rythme de 2,5 % au premier trimestre. La moyenne du PIB et du RIB, appelée production intérieure brute, a augmenté de 2,4 %. Les ventes finales aux acheteurs privés nationaux, qui excluent le commerce, les stocks et les dépenses publiques, ont progressé à un rythme annualisé de 4,6 %, révisé à la hausse depuis 4,2 %. Malgré les chiffres solides du deuxième trimestre, les bilans des ménages ont subi la pression de l'inflation, en particulier des prix des carburants. Une enquête du Conference Board publiée mardi indique que la confiance des consommateurs a reculé en septembre, à son plus bas niveau depuis près de douze ans et demi, les ménages ayant réduit leur taux d'épargne pour maintenir leurs achats.
