Des procureurs roumains perquisitionnent 42 adresses dans une enquête sur une fraude douanière et un blanchiment, avec le FBI
Procureurs et policiers ont perquisitionné 42 adresses à Bucarest et dans trois départements mercredi 14 octobre 2026, dans une affaire de faux documents douaniers liés à l'importation de voitures de luxe américaines. Les enquêteurs, qui travaillent avec le FBI, évoquent aussi des vols, des fraudes et des cambriolages commis aux États-Unis.
Les perquisitions
Des procureurs du service territorial de DIICOT à Constanța et des policiers de la criminalité organisée ont procédé à 42 perquisitions à domicile mercredi 14 octobre 2026. Les perquisitions ont eu lieu dans les départements d'Argeș, de Vâlcea et de Dolj ainsi qu'à Bucarest. L'affaire porte sur la constitution d'un groupe criminel organisé et sur l'usage de faux documents de transport ou commerciaux auprès de l'autorité douanière. Des agents des brigades de lutte contre la criminalité organisée de Pitești, Bucarest, Craiova, Alba Iulia et Vâlcea y ont participé, aux côtés de gendarmes et de personnels de l'Autorité douanière roumaine du bureau frontalier de Constanța Sud. Libertatea a décrit l'opération comme un important déploiement de moyens des structures du ministère de l'Intérieur et de l'Autorité douanière. Les articles ne mentionnent pas de gardes à vue.
Le stratagème douanier
Selon DIICOT, plusieurs citoyens roumains ont constitué le groupe en 2021 pour s'enrichir en présentant de faux documents à la douane. Ces documents devaient permettre de réduire les droits de douane dus sur les importations de voitures de luxe en provenance des États-Unis. Le communiqué décrit l'affaire en ces termes :
Les preuves recueillies montrent que, durant l'année 2021, plusieurs auteurs roumains ont initié et constitué un groupe criminel organisé, afin d'obtenir des profits matériels en présentant des documents falsifiés à la douane.
Libertatea a écrit que le groupe visait un gain financier substantiel en contournant les règles douanières et en mettant sur le marché roumain des voitures coûteuses à des coûts artificiellement bas. Les dates clés rapportées à ce stade sont présentées ci-dessous.
- Constitution présumée du groupe, qui utilisait de faux documents pour réduire les droits sur les importations de voitures de luxe américaines
- 42 perquisitions à domicile menées dans les départements d'Argeș, de Vâlcea, de Dolj et à Bucarest
Infractions présumées aux États-Unis et blanchiment en Roumanie
Les enquêteurs, qui travaillent avec le FBI, indiquent que des membres du groupe ont opéré sur le territoire américain, où ils auraient commis des vols, des fraudes et des cambriolages. Les produits de ces infractions auraient ensuite été blanchis en Roumanie par l'achat de biens immobiliers, de voitures de luxe et de bijoux. Libertatea rapporte que l'enquête est devenue une affaire transfrontalière après que les enquêteurs roumains ont travaillé en étroite collaboration avec des représentants du FBI. Selon Libertatea, l'activité du réseau ne se limitait pas à contourner les droits de douane au port de Constanța. Ces accusations proviennent du communiqué des procureurs et des articles de presse qui le reprennent.
La suite
Les personnes visées par l'enquête doivent être entendues au bureau de DIICOT à Constanța, où les procureurs décideront des mesures préventives nécessaires, selon Libertatea. Ziare.com, citant Știri pe Surse, rapporte qu'un dirigeant de l'organisation de Vâlcea du Partida Romilor Pro-Europa figurerait parmi les personnes ciblées. Les déclarations officielles citées dans ces articles ne nomment aucun suspect. Les articles rappellent également que les personnes visées par l'enquête sont présumées innocentes et bénéficient des droits procéduraux prévus par le Code de procédure pénale. Aucune mise en examen, condamnation ou conclusion définitive n'apparaît dans les articles publiés à ce jour.