
Un tribunal d'Athènes condamne un mari à la perpétuité pour le meurtre prémédité de sa femme, le corps caché dans le grenier
Une cour d'assises d'Athènes a unanimement reconnu un homme coupable du meurtre de sa femme en 2024 et d'avoir caché son corps dans le grenier de leur appartement, le condamnant à la réclusion criminelle à perpétuité.
Un homme de 42 ans a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises d'Athènes le 29 mai 2026 pour le meurtre prémédité de sa femme de 32 ans dans le quartier d'Ampelokipoi. La cour l'a unanimement reconnu coupable d'homicide volontaire, rejetant par une majorité de 6 voix contre 1 son argument selon lequel il aurait agi sous l'emprise d'un trouble mental. Le parquet a qualifié le crime de prémédité, soulignant le « calme monstrueux » de l'auteur pour dissimuler le corps.
Le crime et sa dissimulation
Le meurtre a eu lieu en 2024 dans l'appartement du couple. Selon les témoignages, le prévenu a frappé sa femme avec un marteau, puis l'a étranglée avec un câble de chargeur. Il a ensuite enveloppé son corps dans de la toile de jute et des couvertures et l'a caché dans le grenier du domicile, où il est resté une semaine avant d'être découvert par les autorités.
Après le premier coup de marteau, il ne l'a pas du tout aidée, parce qu'il ne voulait pas l'aider. Il ne l'a pas aidée parce qu'il voulait clairement la tuer, c'est pourquoi il a continué avec le câble du chargeur.
Verdict et motivation de la cour
La cour a prononcé une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie de deux ans et demi supplémentaires pour possession et usage illégaux d'armes. La majorité des juges et des jurés a rejeté l'argument du prévenu selon lequel il aurait agi sous le coup de la colère après que sa femme lui aurait dit qu'elle partait et emmenait les enfants, prétendant que l'un des enfants n'était pas de lui.
Le prévenu avait un calme mental monstrueux et avait décidé depuis longtemps qu'il voulait tuer sa femme. La seule chose qui l'intéressait, c'étaient ses enfants ; sa femme ne l'a jamais intéressé depuis le début.
Argumentation du parquet
Le procureur a soutenu que le crime était prémédité, affirmant que le prévenu le planifiait depuis un certain temps et attendait le bon moment. Le parquet a souligné qu'une personne réellement sous l'emprise d'un trouble mental aurait immédiatement prévenu la police, alors que le prévenu a tenté de dissimuler à la fois la victime et son crime. Le procureur a noté que le corps était enveloppé de huit couches et soigneusement placé dans le grenier, avec le marteau.
Il a enveloppé le corps de huit couches et l'a soigneusement placé dans le grenier, tout comme le marteau. Il prétend ici qu'il était sous l'emprise d'un trouble mental — non, il ne l'était pas. Il avait un calme mental monstrueux.
Témoignage du prévenu
Dans sa défense, le prévenu a affirmé avoir frappé sa femme une fois avec un marteau après qu'elle lui a dit qu'elle partait et emmenait les enfants. Il a déclaré avoir tenté un massage cardiaque sans succès, puis avoir enveloppé le corps et l'avoir caché dans un placard avant de préparer des collations pour les enfants. La cour a toutefois jugé son récit incompatible avec les preuves de dissimulation prolongée et de planification.

