
Trois attaques dans des écoles de Mazovie en deux jours font une victime et entraînent des fermetures
Un ancien élève de 15 ans a tué une intendante dans une école de Leszczydół-Nowiny jeudi, au lendemain d'une attaque au couteau menée par un jeune de 19 ans qui a fait neuf blessés à Ostrołęka.
Deux attaques en deux jours
Mercredi 7 octobre, un jeune homme de 19 ans a attaqué des personnes avec un couteau au Zespół Szkół Zawodowych nr 4 d'Ostrołęka, blessant neuf personnes : cinq élèves, deux enseignants et deux passants. Il portait également un sac à dos contenant un engin explosif artisanal. Le même jour à Sierpc, la police a interpellé un jeune de 17 ans qui avait confié à des camarades son intention de « faire quelque chose de mal à l'école » ; deux couteaux ont été retrouvés dans sa trousse et des recherches sur un projet d'attaque ont été découvertes sur son téléphone.
Jeudi matin, vers 9 h 00, un ancien élève de 15 ans est entré dans l'école primaire de Leszczydół-Nowiny, dans le district de Wyszków, et a attaqué une intendante de 37 ans avec un objet tranchant. La directrice de l'école a entendu ses cris, est venue dans le couloir et a tenté de le maîtriser, aidée par une enseignante sortie d'une salle de classe. L'intendante est décédée malgré la réanimation ; elle laisse deux fils. La directrice et l'enseignante ont été blessées, sans que leur pronostic vital soit engagé. Le Premier ministre Donald Tusk a déclaré que le garçon était entré dans l'école avec un casque muni d'une caméra et voulait filmer toute la scène.
Nous avons affaire à un tueur adolescent.
- Un jeune de 19 ans attaque neuf personnes au couteau au Zespół Szkół Zawodowych nr 4 d'Ostrołęka
- La police interpelle un jeune de 17 ans qui avait dit vouloir faire quelque chose de mal à l'école
- Un jeune de 15 ans attaque une intendante dans une école primaire de Leszczydół-Nowiny, qui décède malgré la réanimation
- Le tribunal de la famille de Wyszków examine le cas du jeune de 15 ans
- Élèves
- 5 personnes
- Enseignants
- 2 personnes
- Passants
- 2 personnes
Réactions politiques
Przemysław Czarnek, candidat de PiS au poste de Premier ministre, a tenu une conférence de presse vendredi et présenté un projet qu'il a appelé « Bezpieczna szkoła ». Il a déclaré que les événements des deux derniers jours formaient une série qu'il n'avait jamais vue auparavant.
En 48 heures, une série d'événements s'est produite dans des écoles polonaises, une situation à laquelle nous n'avions jamais été confrontés. Je ne parle pas d'un cas isolé, car un incident unique peut arriver, même s'il ne le devrait pas.
Dans un entretien accordé à RMF FM, M. Czarnek, ancien ministre de l'Éducation, a déclaré qu'il fermerait les écoles ce jour-là. Il a estimé que les parents devaient parler avec leurs enfants des réseaux sociaux et des contenus en ligne. Il a également accusé les services de ne pas avoir donné suite à un message publié sur un forum de parents, selon lequel des avertissements sur un défi en ligne avaient été signalés deux ans plus tôt.
Sur la menace plus générale, le chef de l'Agence de sécurité intérieure (ABW), Rafał Syrysko, avait alerté sur la radicalisation des jeunes six mois plus tôt dans un entretien au quotidien Rzeczpospolita.
C'est un phénomène particulièrement inquiétant, car nous n'avons pas toujours affaire aujourd'hui à une idéologie organisée.
Allégations de défi en ligne et vérifications policières
Des informations ont lié les attaques à un défi internet auquel des adolescents seraient censés participer. Le ministre du Numérique et vice-Premier ministre Krzysztof Gawkowski a rejeté cette thèse vendredi dans un entretien à TVN24.
Il n'existe actuellement aucune menace de ce type qui indiquerait une action nationale ayant fédéré un groupe de personnes.
La police vérifie l'hypothèse du défi. Le chef de la police nationale, Marek Boroń, a déclaré à Polsat News que toutes les informations seraient vérifiées et a demandé au public de signaler tout élément préoccupant. À Legionowo, la mairie a fermé deux écoles qui figuraient, selon des informations non confirmées, sur une liste liée au défi, et le Bureau central de lutte contre la cybercriminalité est mobilisé. Des rumeurs de « vendredi sanglant » dans les écoles ont également circulé en ligne.
Fermetures et mesures dans les écoles
Dans la commune de Wyszków, toutes les écoles primaires et maternelles publiques et non publiques sont fermées vendredi, seule une garde d'enfants étant assurée. Les établissements secondaires sont fermés dans les districts de Pułtusk, Wołomin et Ciechanów, et les écoles et maternelles de Piaseczno sont également fermées. La mairie de Varsovie n'a pas recommandé d'annuler les cours, mais n'a admis que les élèves et le personnel et a ordonné aux directeurs de renforcer les contrôles de sécurité. Le syndicat enseignant ZNP a demandé des pouvoirs juridiques pour procéder à des fouilles personnelles des élèves, des équipements de détection dans les écoles et un financement pour des agents de sécurité privés.
L'affaire devant la justice
Le tribunal de la famille de Wyszków, section famille et mineurs du tribunal d'arrondissement, examine vendredi le cas du jeune de 15 ans. Un mineur de 15 ans ne peut être jugé comme un adulte que si un tribunal en décide ainsi, et les procureurs doivent d'abord établir son développement psychologique et sa maturité émotionnelle par expertise après une observation psychiatrique. Cette procédure prendra au moins plusieurs semaines, voire plusieurs mois. La sœur du garçon, âgée de 19 ans, a déclaré à Fakt qu'il disait parfois vouloir brûler une église et poignarder quelqu'un à l'intérieur, mais que personne n'avait pris ces propos au sérieux.

