
Siegfried Mureșan : le PNL ne gouvernera plus avec le PSD, l'alliance avec l'USR reste ferme
Le Premier ministre proposé de la Roumanie, Siegfried Mureșan, a tracé des lignes rouges claires vendredi, excluant tout retour à un gouvernement PNL-PSD et promettant de maintenir l'alliance avec l'USR et l'UDMR intacte.
Impasse après la motion de censure
Deux mois après que le PSD et l'AUR ont déposé une motion de censure, la Roumanie n'a toujours pas de gouvernement complet. Siegfried Mureșan, le candidat du PNL-USR-UDMR au poste de Premier ministre, a attribué l'échec des consultations au palais de Cotroceni à une approche de « non-négociation ».
La méthode de non-négociation, où nous nous sommes assis pendant au maximum une heure, n'a pas porté ses fruits.
Il a appelé à des discussions sérieuses durant des dizaines d'heures, avec la participation du président.
Lignes rouges : pas de PSD, pas de séparation avec l'USR
Mureșan a été catégorique : le PNL n'entrera pas dans une nouvelle coalition avec les sociaux-démocrates.
Nous, le Parti national libéral, décidons qui est dans notre cour et qui sont nos partenaires politiques. Les temps où les décisions sur l'avenir du PNL étaient prises au siège du PSD sont révolus.
Il a également rejeté le scénario d'un gouvernement PNL-PSD-UDMR dirigé par le ministre des Finances Alexandru Nazare, insistant sur le fait que le partenariat honnête du parti est avec l'USR et l'UDMR.
Nous ne nous séparerons pas de l'USR. Nous savons que le PSD voudrait nous diviser, nous contrôler, cela n'arrivera pas.
Arithmétique parlementaire
Le bloc de centre-droit détient 166 sièges contre 127 pour le PSD, a noté Mureșan, arguant que les négociations doivent se dérouler sur un pied d'égalité. Il a déclaré que le PSD avait exigé un soutien inconditionnel pour son propre candidat, bloquant ainsi les progrès.
- PNL+USR+UDMR
- 166 sièges
- PSD
- 127 sièges
Deux scénarios de gouvernement minoritaire
Mureșan a esquissé deux issues possibles : un gouvernement minoritaire du PNL, de l'USR et de l'UDMR, ou un gouvernement minoritaire du PSD. Il a proposé un accord de trêve dans lequel les deux parties s'engagent sur des priorités nationales urgentes avant de discuter des postes ministériels. La première session parlementaire extraordinaire abordera les jalons du PNRR, qu'il estime peu controversés, et pourrait rouvrir le dialogue.
Avertissement sur l'AUR et les faux pas présidentiels
Mureșan a mis en garde contre un gouvernement mené par l'AUR, qui serait « très mauvais pour la Roumanie », citant la quasi-sortie de la Grèce de la zone euro sous un parti extrémiste. Il a également critiqué le président Nicușor Dan pour avoir désigné Adrian Veștea comme Premier ministre sans consulter le PNL, qualifiant cette décision de justement accueillie avec scepticisme. Mureșan a démenti tout contact avec le Premier ministre hongrois Peter Magyar pour influencer l'UDMR, qualifiant cette rumeur d'infondée.


