
Animateur périscolaire parisien acquitté de charges d'agression sexuelle, la jugeant insuffisamment étayées
Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que le comportement était inapproprié mais pas criminel, suscitant la colère des parents des enfants qui l'accusaient.
Le tribunal correctionnel de Paris a acquitté Nicolas G., ancien animateur périscolaire à l'école Titon dans le 11e arrondissement, le 16 juin 2026. Il était poursuivi pour agressions sexuelles et harcèlement de mineurs de moins de 15 ans à la suite d'une vague d'accusations qui a secoué le système périscolaire de la ville.
Les charges et l'enquête
Neuf enfants ont déclaré aux enquêteurs avoir reçu des câlins trop serrés, entendu des histoires violentes ou s'être vu attribuer des surnoms inappropriés. Le tribunal a indiqué dans un communiqué que l'animateur était accusé d'avoir touché la poitrine de filles de moins de 15 ans et d'avoir tenu à plusieurs reprises des propos ou adopté un comportement à caractère sexuel ou sexiste.
L'animateur était poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans, atteintes à la poitrine, et harcèlement de mineurs de moins de 15 ans pour des propos ou comportements répétés à caractère sexuel ou sexiste.
Le raisonnement du tribunal
Le tribunal a reconnu un « comportement inapproprié » de la part du prévenu mais a conclu que l'enquête n'avait pas démontré le caractère humiliant et dégradant des actes reprochés. Les juges ont estimé que l'employé municipal aurait dû faire l'objet d'un blâme et d'une formation complémentaire, mais que sa conduite ne constituait pas une infraction pénale. Ils ont également suggéré que l'état psychologique des enfants se disant victimes pourrait « résulter de la médiatisation » de l'affaire.
Les éléments recueillis lors de l'enquête n'ont pas permis de démontrer le caractère humiliant et dégradant des actes reprochés.
Le parquet avait requis 18 mois de prison avec sursis lors de l'audience à huis clos du 5 mai.
Premier verdict dans un scandale qui s'étend
C'était la première affaire à passer en procès depuis qu'une série d'allégations a émergé dans les programmes périscolaires parisiens. Le nouveau maire de la ville, Emmanuel Grégoire, a annoncé début juin que 132 agents avaient été suspendus entre le 1er janvier et le 5 juin 2026, dont 52 pour des soupçons de violences sexuelles ou sexistes.
- Début de la période durant laquelle 132 agents périscolaires parisiens ont été suspendus.
- Audience à huis clos ; le parquet requiert 18 mois de prison avec sursis.
- Le maire Emmanuel Grégoire annonce 132 agents suspendus depuis le 1er janvier, dont 52 pour soupçons de violences sexuelles ou sexistes.
- Le tribunal correctionnel de Paris acquitte Nicolas G., estimant que les actes ne constituent pas une infraction pénale.
Réactions
Les parents des enfants ont exprimé leur colère après le verdict, et certains de leurs avocats ont appelé le parquet à faire appel. Aucune décision d'appel n'a été annoncée le jour du jugement.


