
L'Iran ferme le détroit d'Ormuz après de nouvelles frappes américaines, menaçant une voie pétrolière vitale
L'armée américaine a lancé de nouvelles frappes contre l'Iran mercredi soir, poussant Téhéran à déclarer le détroit d'Ormuz fermé à tous les navires. Cette fermeture menace une route pétrolière cruciale.
Nouvelles frappes américaines
L'armée américaine a lancé une nouvelle vague de frappes sur plusieurs cibles en Iran mercredi, agissant sur ordre du président Donald Trump. Le Centcom, le commandement régional américain pour le Moyen-Orient, a décrit ces opérations, qui ont débuté à 17 h 15, heure de la côte Est, comme des frappes de légitime défense.
Les attaques sont une réponse à l'agression injustifiée et continue de l'Iran.
Les médias d'État iraniens ont rapporté des explosions près des villes côtières méridionales de Minab et Sirik, ainsi que sur l'île de Qeschm et dans le port de Bandar Abbas. Des informations non confirmées ont également fait état d'une activité de défense aérienne dans d'autres parties du pays.
Fermeture du détroit d'Ormuz
En réponse immédiate, l'armée iranienne a annoncé la fermeture complète du détroit d'Ormuz à tous les navires, y compris les pétroliers et les cargos. Un communiqué diffusé par la radio d'État a averti que tout navire tentant le passage serait attaqué. Les médias iraniens ont rapidement rapporté que deux navires avaient déjà été pris pour cible après avoir ignoré l'interdiction.
Tout navire tentant de passer sera pris pour cible.
Les militaires ont invoqué une « situation sécuritaire modifiée » après les frappes américaines. Depuis le début du conflit, Téhéran avait effectivement étranglé le trafic en imposant une coordination avec ses autorités et en facturant des frais élevés pour un corridor étroit, sans déclarer officiellement de blocus. À la mi-avril, les États-Unis avaient imposé leur propre blocus naval pour couper les revenus pétroliers de l'Iran.
Chronologie de l'escalade
- L'Iran tire des missiles sur Israël ; Israël riposte par des frappes en Iran.
- Les États-Unis bombardent des défenses antiaériennes iraniennes, des stations de contrôle au sol et des sites radar après la destruction d'un Apache.
- Une délégation de médiation qatarie arrive à Téhéran.
- De nouvelles frappes américaines visent des cibles dans le sud de l'Iran, notamment près de Minab et Sirik.
- L'Iran déclare le détroit d'Ormuz fermé à tous les navires.
Trêve fragile
Cette nouvelle escalade survient malgré un cessez-le-feu fragile dans la guerre contre l'Iran. Dimanche, les forces iraniennes ont tiré des missiles sur Israël pour la première fois depuis plus de deux mois, provoquant des frappes de représailles israéliennes. Trump a appelé à un arrêt immédiat, et les deux camps ont déclaré qu'ils cesseraient les attaques. Cependant, quelques heures seulement avant la nouvelle opération américaine, les États-Unis avaient bombardé des systèmes de défense antiaérienne, des stations de contrôle au sol et des sites radar en Iran tôt mercredi. Cette frappe était une représailles après la destruction d'un hélicoptère de combat Apache américain, dont Trump avait imputé la responsabilité à l'Iran. Des sources iraniennes ont indiqué que le bombardement avait également détruit deux réservoirs d'eau, endommageant des infrastructures civiles.
Réactions et médiation
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, avait averti l'Iran de frappes imminentes, mais a insisté sur le fait qu'elles n'étaient pas destinées à relancer la guerre.
Il ne s'agit pas de relancer la guerre. Nous voulons plutôt créer les conditions d'un accord.
Le président iranien Massoud Peseschkian a vivement critiqué les frappes américaines. Les forces iraniennes ont ensuite frappé des bases américaines dans la région du Golfe et en Jordanie avec des missiles balistiques, selon des informations de presse. Une délégation qatarie était arrivée à Téhéran mercredi pour servir de médiateur dans le conflit, mais la reprise de la violence jette un doute sur tout progrès diplomatique.


