
Nice privée des épreuves de glace des JO d'hiver 2030 après le veto du maire ; Lyon désignée pour les accueillir
Les organisateurs des Jeux olympiques d'hiver 2030 ont confirmé vendredi que toutes les épreuves de glace seront déplacées de Nice à Lyon, suite au refus du nouveau maire Éric Ciotti d'autoriser une patinoire temporaire dans le stade de football de la ville.
Le comité d'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2030 dans les Alpes françaises a annoncé vendredi 29 mai 2026 que Lyon est désormais le site privilégié pour tous les sports de glace, retirant ainsi à Nice son rôle dans les Jeux. Cette décision fait suite à des mois de tensions après l'élection du maire de droite Éric Ciotti en mars, qui s'opposait à l'installation d'une patinoire temporaire au stade Allianz Riviera pour la compétition de hockey masculin.
Une tempête politique
Ciotti, membre du parti UDR et allié du Rassemblement National, a dénoncé cette décision comme un « choix politique » dans un communiqué publié vendredi soir. Il a accusé les organisateurs d'être guidés par des lobbies privés et a suggéré que cette décision visait à punir les Niçois pour leur vote.
Tout porte à croire que cette décision relève davantage d'un choix politique guidé par la satisfaction de lobbies privés que de considérations techniques ou organisationnelles, et qu'elle vise à sanctionner les Niçois pour le vote qu'ils ont librement exprimé dans les urnes.
Ciotti a également promis que les 140 millions d'euros initialement alloués par la ville, la métropole et le conseil départemental pour les Jeux seraient redirigés vers des équipements sportifs locaux et de proximité. Il a réclamé une enquête parlementaire sur cette décision.
La justification du comité d'organisation
Le Cojop (Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques) a indiqué que les solutions alternatives recherchées à Nice s'étaient avérées insatisfaisantes. Le concept initial des Jeux de 2030 reposait sur un équilibre territorial entre les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes, Nice accueillant le hockey, le patinage artistique, le curling, le short-track, un village olympique, un centre des médias et la cérémonie de clôture.
Les solutions alternatives recherchées à Nice se sont avérées insatisfaisantes. La métropole de Lyon apparaît désormais comme la meilleure solution pour faire face à cette situation.
Le comité a noté que la modification significative du concept initial, combinée à l'exigence du CIO et des fédérations internationales de maintenir un cluster de glace unifié, a conduit à la recherche d'un nouveau territoire d'accueil. Une décision finale est attendue d'ici la fin juin, sous réserve d'analyses techniques et budgétaires rapides.
Réactions de l'opposition
À Nice, le groupe d'opposition « Tous pour Nice, union de la droite et du centre », mené par Philippe Pradal, a appelé Ciotti à « assumer ses choix et en présenter les conséquences aux Niçois ». Ils ont exigé un bilan complet, transparent et contradictoire des conséquences financières, économiques et patrimoniales de l'abandon du projet olympique.
La conseillère municipale écologiste Juliette Chesnel-Le Roux s'est félicitée du retrait, qualifiant le projet initial d'« absurdité écologique, financièrement intenable pour la ville ». Elle s'est dite soulagée que la raison l'ait emporté, évitant ce qu'elle a décrit comme des dépenses inconsidérées.
Le conflit du stade au cœur de la discorde
Le cœur du conflit réside dans le refus de Ciotti d'installer une patinoire temporaire à l'Allianz Riviera, ce qui aurait privé le club de football de l'OGC Nice de son stade. Notamment, le président du club, Jean-Pierre Rivère, a présidé le comité de soutien de la campagne de Ciotti lors des élections municipales. Ciotti avait proposé d'autres solutions, notamment l'organisation du patinage artistique au palais des expositions de la ville et l'implantation du village olympique à 15 kilomètres du site initialement prévu, mais celles-ci ont été jugées irréalisables.
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Ce que Nice perd
Le plan initial aurait fait de Nice un carrefour central des Jeux d'hiver de 2030. La ville devait accueillir tous les sports de glace – hockey, patinage artistique, curling et short-track – ainsi qu'un des villages olympiques, un centre des médias et la cérémonie de clôture. Le transfert à Lyon représente un coup dur pour la visibilité internationale de la ville et une restructuration majeure de l'empreinte géographique des Jeux, qui était initialement conçue pour s'étendre des Alpes à la Méditerranée.

