Deux tiers des nappes phréatiques françaises sous les normales de saison, alerte le BRGM
Le service géologique national BRGM indique que 66 % des points d'observation des nappes phréatiques se situent sous les normales de saison après l'été le plus chaud jamais enregistré. Seuls 7 % des capteurs enregistrent actuellement une recharge.
Les nappes phréatiques passent sous les normales de saison
Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), service géologique national, a indiqué jeudi 8 octobre 2026 dans son bulletin mensuel que la situation des nappes phréatiques du pays reste très préoccupante après une sécheresse exceptionnelle. Le bulletin s'appuie sur les observations réalisées au 1er octobre, et 66 % des points d'observation se situent sous les normales mensuelles de saison. Ouest France rapporte que plus de 20 % des capteurs affichent un niveau très bas. Le BRGM indique que la vidange se poursuit sur l'ensemble du territoire à une période de l'année où la tendance habituelle est au début de la recharge.
Avec 66 % des points d'observation sous les normales mensuelles, la situation des nappes phréatiques reste très préoccupante. La vidange se poursuit sur l'ensemble du territoire alors que la tendance habituelle à cette période de l'année est au début de la recharge.
Le bulletin distingue deux types d'aquifères. Les aquifères inertiels, qui peuvent mettre des mois voire des années à s'inverser, continuent de baisser. Les aquifères réactifs, qui peuvent réagir aux pluies en quelques semaines, affichent des niveaux en baisse dans presque tous les cas.
Seuls 7 % des capteurs enregistrent une recharge
Seuls 7 % des capteurs enregistrent actuellement une recharge, contre 30 % en septembre 2025, selon Ouest France.
- Septembre 2025
- 30 %
- Actuel (8 octobre 2026)
- 7 %
Situation régionale et restrictions
Le niveau est dégradé sur la majeure partie du territoire, à l'exception du Sud-Est, notamment les formations de la Vistrenque dans le sud du Gard et les sables astiens de Valras-Agde autour de l'Hérault. Les niveaux sont qualifiés de très bas pour les aquifères du socle du Limousin, du Morvan, du Livradois, du Forez et du Vivarais, de la craie de Champagne, des calcaires du Jura, des grès des Vosges et des calcaires triasiques de Lorraine et de la plaine d'Alsace du Nord. VigiEau recense 79 départements en « crise » et 14 en « alerte renforcée », avec des restrictions d'usage de l'eau.
- Crise
- 79
- Alerte renforcée
- 14
Été et approvisionnement en eau potable
La France a connu son été le plus chaud jamais enregistré, avec une température moyenne sur 24 heures de 24 °C, soit 3,6 °C au-dessus des normales 1991-2020 et devant 2003 et 2022. Peu de pluies ont été enregistrées, ce qui a provoqué cette sécheresse marquée. Ouest France note que l'intensité des canicules de cet été n'affecte pas nécessairement directement les nappes phréatiques, et que celles-ci disposaient d'une réserve assez confortable constituée par les hivers pluvieux des années précédentes, contrairement aux sols. Le ministère de la Transition écologique a indiqué mercredi que 94 000 personnes en France métropolitaine étaient privées d'eau potable à la fin septembre, soit 30 000 de plus qu'au début du mois.

