En bref
L'Italie a enregistré 355 772 naissances en 2025, environ 14 000 de moins qu'en 2024, soit une baisse de 3,8 %, selon l'Istat.
Le nombre moyen d'enfants par femme est passé de 1,18 en 2024 à 1,14 en 2025, et l'estimation provisoire de l'Istat pour janvier à juillet 2026 est de 1,13.
196 864 naissances ont été enregistrées entre janvier et juillet 2026, soit 1,1 % de moins que les 198 975 des mêmes mois de 2025.
44,1 % des naissances de 2025 sont intervenues hors mariage, contre 43,2 % en 2024, avec 156 874 naissances de ce type selon Tgcom.
- 2008Plus de 576 000 naissances, le chiffre le plus élevé des années 2000
- 2025355 772 naissances, environ 14 000 de moins qu'en 2024
- Janvier-juillet 2026196 864 naissances, en baisse de 1,1 % sur les mêmes mois de 2025
Un niveau record en 2025
L'Istat, l'institut national de statistique italien, indique dans un rapport sur les naissances et la fécondité publié le 21 octobre 2026 que 355 772 bébés sont nés dans le pays en 2025. C'est environ 14 000 de moins qu'en 2024, soit une baisse de 3,8 %. Les naissances reculent depuis 2008, année où plus de 576 000 enfants avaient vu le jour, le chiffre le plus élevé des années 2000. Depuis, le nombre a chuté de 38,3 %, soit une diminution de plus de 220 000 naissances. L'Istat a par ailleurs établi la population résidente à 58 949 500 habitants au 31 juillet 2026, en hausse de 7 000 par rapport au début de l'année.
Moins d'enfants par femme
Le nombre moyen d'enfants par femme est tombé à 1,14 en 2025, un plus bas, contre 1,18 en 2024. L'estimation provisoire de l'Istat pour janvier à juillet 2026 est de 1,13. Les mères ont eu leur premier enfant à 32 ans en moyenne. Le schéma varie selon le niveau d'études : les femmes diplômées de l'université ont eu en moyenne 1,09 enfant à 34,9 ans, contre 1,58 enfant à 29,7 ans pour les femmes titulaires d'un certificat d'études secondaires du premier cycle. Par rang de naissance, les premiers enfants ont reculé de 3,7 % en 2025, les deuxièmes de 4,8 % et les troisièmes ou plus de 2,1 %, la baisse des premières et deuxièmes naissances étant plus marquée dans le sud de l'Italie. L'Istat relie une partie du recul à la diminution du nombre de parents potentiels nés à partir des années 1980, et une autre à une moindre propension à avoir des enfants.
- 2024
- 1.18 enfants par femme
- 2025
- 1.14 enfants par femme
- Janvier-juillet 2026 (provisoire)
- 1.13 enfants par femme
Données tirées du texte de l’article
Les naissances en 2026 à ce stade
Entre janvier et juillet 2026, 196 864 bébés sont nés en Italie, soit 1,1 % de moins que les 198 975 enregistrés aux mêmes mois de 2025. L'Istat qualifie cette baisse de moins forte que celle relevée l'année précédente. Ces chiffres sont provisoires. Le recul des sept premiers mois de 2026 est inférieur à la baisse de 3,8 % enregistrée sur l'ensemble de 2025.
- Janvier-juillet 2025
- 198975 naissances
- Janvier-juillet 2026
- 196864 naissances
Données tirées du texte de l’article
Les naissances hors mariage
En 2025, 44,1 % des bébés sont nés hors mariage, contre 43,2 % un an plus tôt. Tgcom rapporte 156 874 naissances hors mariage, tandis que les naissances de couples mariés sont passées sous la barre des 200 000. La baisse est plus marquée chez les parents mariés, à 5,4 %, que chez les parents non mariés, à 1,8 %. Pour la première fois, les naissances hors mariage en Italie centrale ont dépassé la moitié du total, à 50,1 %, contre 43,1 % dans le Nord et 42,3 % dans le Sud. L'Istat indique aussi que 7,3 % des nouveau-nés ont reçu un double nom de famille, celui du père et celui de la mère, contre 6,7 % en 2024. Sofia et Leonardo ont été les prénoms les plus choisis pour les filles et les garçons.
La réponse du gouvernement
La présidente du Conseil Giorgia Meloni a fait de l'inversion de la chute de la natalité une priorité absolue, et son gouvernement a introduit des mesures de soutien aux familles ainsi que des allègements fiscaux sous conditions de ressources pour les mères qui travaillent. L'institut de statistique estime que les naissances devraient encore reculer cette année.