
La Complutense suspend un an Monedero, cofondateur de Podemos, pour harcèlement sexiste, ce qu'il nie et conteste
L'Université Complutense de Madrid a suspendu Juan Carlos Monedero, professeur et cofondateur de Podemos, pour un an pour une faute « très grave » de harcèlement sexiste. Monedero nie les faits, estime que la procédure a violé ses droits et a saisi la justice.
La sanction
L'Université Complutense de Madrid (UCM) a sanctionné Juan Carlos Monedero d'une suspension d'un an de ses fonctions d'enseignement pour une faute « très grave » de harcèlement sexiste. Le dossier disciplinaire interne (référence 8/2025) a été ouvert en février 2025 après qu'une étudiante a signalé le professeur dans le cadre du protocole universitaire contre le harcèlement sexuel et sexiste. Monedero avait déjà purgé six mois de suspension préventive, il ne lui reste donc plus que six mois à effectuer.
- Ouverture du dossier disciplinaire après une plainte d'étudiante.
- Suspension préventive signée par le vice-recteur Julio Benacloche.
- Fin de la suspension préventive ; Monedero reprend l'enseignement.
- Signature de la résolution imposant une suspension d'un an.
- L'information de la sanction est rendue publique.
Le déni de Monedero
Monedero, par l'intermédiaire de son avocate Aina Díaz, a publié un communiqué affirmant que les faits présumés n'ont jamais eu lieu.
Il fait valoir que plus d'une dizaine de témoignages d'étudiants du cours en question, ainsi que des années précédentes et suivantes, infirment les incidents présumés et les jugent incompatibles avec son style d'enseignement.Les expressions et les comportements signalés pour lesquels il a été sanctionné n'ont jamais existé. La suspension d'un an fait suite à une procédure administrative entachée de multiples violations des droits fondamentaux et procéduraux.
Accusation politique
Monedero affirme que la plainte a été déposée par « une militante et dirigeante locale du PP dans la Communauté de Madrid avec des liens directs avec la figure de proue de l'association ultra Libertad sin ira ». Il souligne que ce groupe réclamait déjà son exclusion de l'université pour ses cours au Venezuela. La plainte, note-t-il, a été déposée un an après que la plaignante a terminé ses études et le jour même de l'investiture de Nicolás Maduro comme président vénézuélien. Monedero ajoute que la procédure a tenté, en le citant à plusieurs reprises, d'impliquer un autre fondateur de Podemos – une allusion à Pablo Iglesias.
Enquêtes parallèles
Parallèlement à l'affaire de harcèlement, un vice-recteur de la Complutense a déposé une plainte accusant Monedero d'un manquement très grave à ses obligations professionnelles lié à des voyages de conseil au Venezuela et dans d'autres pays, bien qu'il ait bénéficié d'une compatibilité officielle avec l'enseignement. De plus, il a fait l'objet d'une plainte du président du groupe Manos Limpias. Le volet pénal de l'affaire de harcèlement avait été classé par le Parquet provincial de Madrid en juin 2025, qui n'a trouvé aucune preuve d'un délit contre l'intégrité morale, bien que des sources judiciaires aient qualifié les faits présumés d'« inappropriés », « déplacés » et « moralement répréhensibles ».
Réactions de l'université et des étudiants
L'université a refusé de commenter, invoquant les règles de protection des données :
Des informations font état de plaintes d'étudiants concernant le retour de Monedero sur le campus en novembre 2025, et certains étudiants ont déposé des objections écrites réclamant son départ, préférant l'anonymat par crainte de représailles. La sanction, signée en mai 2026 mais rendue publique maintenant, exclut Monedero des salles de classe pour six mois supplémentaires.Conformément à la réglementation en vigueur sur la protection des données, l'université ne fournit ni ne confirme de données personnelles concernant des tiers.

