
Sommet de l'UE à Bruxelles sur les prix de l'énergie, le budget 2028-2034 et l'Ukraine
Les dirigeants se réunissent à Bruxelles le 15 octobre avec à l'ordre du jour les prix de l'énergie, une taxe sur les bénéfices exceptionnels proposée et le budget de l'UE 2028-2034. Le Premier ministre grec défendra l'idée que les prix doivent d'abord baisser, dans les limites budgétaires.
L'ordre du jour à Bruxelles
Le Conseil européen s'ouvre à Bruxelles à 11h00, heure grecque, le 15 octobre et se poursuit jusqu'au vendredi 16 octobre. Les prix de l'énergie dominent l'ordre du jour, les dirigeants devant examiner de nouvelles mesures pour les ménages et les entreprises alors que la crise au Moyen-Orient se répercute sur les marchés internationaux. Le nouveau budget septennal de l'UE pour 2028-2034 et le soutien à l'Ukraine sont également sur la table. Dans une lettre aux dirigeants, le président du Conseil européen, António Costa, appelle à une « action immédiate » et demande des orientations à la Commission européenne sur des « mesures ciblées et temporaires », alors que se poursuit l'effort visant à réduire la dépendance de l'Europe aux combustibles fossiles.
- Ouverture du sommet à Bruxelles à 11h00, heure grecque
- Clôture prévue du sommet
Les propositions sur la table
Plusieurs options ont été avancées. Une taxe sur les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques est soutenue par l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Pologne, l'Autriche et le Portugal. La Grèce et l'Italie veulent davantage de marge de manœuvre budgétaire pour financer un soutien temporaire, et les options fiscales incluent la réduction de la TVA et des droits d'accise spéciaux sur l'énergie. L'Italie et la Tchéquie ont demandé des modifications temporaires du système d'échange de quotas d'émission de l'UE (ETS). La Commission européenne semble réticente à soutenir une taxe sur les bénéfices exceptionnels au niveau de l'UE, insistant sur la prudence budgétaire afin de ne pas alourdir davantage les finances publiques et de préserver la confiance des marchés.
La position attendue de Mitsotakis
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis devrait déclarer que la baisse des prix de l'énergie doit primer, par un soutien ciblé et temporaire aux ménages et aux petites et moyennes entreprises avant un hiver difficile, tout en restant dans le cadre de la stabilité budgétaire. Il insistera pour achever le marché européen de l'énergie et les interconnexions énergétiques transfrontalières, et soutiendra que des mesures à moyen terme sont également nécessaires. Il devrait dire que la transition verte reste un objectif à long terme et que l'Europe doit repenser ses hypothèses en matière de sécurité énergétique, y compris la question de savoir si elle peut supporter à la fois des coûts énergétiques élevés pour l'industrie, la transition verte et la discipline budgétaire en période de forte inflation. Sur la compétitivité, il appellera à mettre en œuvre les rapports Letta et Draghi, jugeant insuffisants les progrès sur la simplification de la législation et sur le « 28e régime ». Les discussions sur le cadre financier pluriannuel se poursuivent sur la base d'une Negobox révisée préparée par la présidence irlandaise, et Athènes a clairement exposé sa position.
Mesures nationales et aperçu du message
Le 14 octobre, Mitsotakis s'est exprimé à l'occasion de l'inauguration d'une unité autonome de stockage d'énergie exploitée par Metlen Energy & Metals et le groupe Karatzis à Néa Karyès, près de Larissa. Il a averti que l'escalade dans le détroit d'Ormuz et en Ukraine ferait grimper les prix du pétrole et du gaz ainsi que l'inflation, augmentant le coût de la vie.
Cet hiver sera difficile.
Mitsotakis a indiqué que le gouvernement avait augmenté l'allocation de chauffage de 30 %, jusqu'à 1 200 euros, pour 1,2 million de ménages, et que le fioul de chauffage à la pompe devrait s'ouvrir autour de 1,55 euro. Il a qualifié ces mesures d'équitables et chiffrées, à réexaminer en fonction de l'évolution de la situation internationale. Il a également jugé insuffisants les simples appels à éteindre les lumières et à réduire la consommation d'essence. Il portera trois orientations à Bruxelles : la flexibilité budgétaire pour soutenir les ménages et les entreprises, le soutien à l'industrie européenne et le soutien au transport maritime.
Aucune réglementation nationale ne peut faire face à une attaque internationale, et ce sera mon message demain au Conseil européen.
Exploration gazière et suites
Mitsotakis a également déclaré que le gouvernement poursuivait le premier forage exploratoire de gaz naturel dans la mer Ionienne, prévu pour le deuxième trimestre 2027. Il a soutenu que les raffineries devaient être soutenues pour renforcer la chaîne d'approvisionnement, et que les combustibles fossiles conserveraient un rôle important dans l'intervalle. Le sommet se conclut le vendredi 16 octobre, après deux jours de négociations à Bruxelles.