Sécurité · Paris, Lyon et Marseille
Manifestations de jeunes en France et en Allemagne : 565 interpellations et des pillages à Francfort
La police française a procédé à 565 interpellations le 31 octobre, le troisième week-end de manifestations de jeunes ayant dégénéré. À Francfort, des émeutiers ont brisé des vitrines et pillé la Zeil, l'une des rues commerçantes les plus fréquentées d'Allemagne.
Texte IA fondé sur les articles de Trouw, de Volkskrant, NOS et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).
En bref
Le ministère de l'Intérieur et la préfecture de police de Paris ont fait état de 565 interpellations le 31 octobre vers 21 heures, heure locale, et de quatre policiers et un gendarme blessés à Paris.
Des émeutiers ont brisé des vitrines et pillé des magasins de la Zeil, et la police de Francfort a indiqué sur X que 100 personnes avaient été interpellées, contre 30 annoncées vers minuit.
Le ministère de l'Intérieur a compté 320 000 manifestants dans le pays, les organisateurs ont évoqué près de 500 000 participants et la police parisienne a compté environ 70 000 personnes dans la capitale.
La mobilisation en France
Les manifestations de jeunes contre les coupes dans l'éducation et la hausse du coût de la vie ont rempli les rues de France pour le troisième week-end consécutif, le 31 octobre. Le ministère de l'Intérieur a chiffré la participation à 320 000 personnes dans tout le pays, tandis que les organisateurs des syndicats de jeunes ont évoqué près de 500 000 participants. La plus grande marche s'est tenue à Paris, où la police a compté environ 70 000 personnes. Le ministère a indiqué que les défilés s'étaient déroulés globalement dans le calme, mais que la police avait dû arrêter des « éléments radicaux » qui tentaient de faire basculer plusieurs villes dans le vandalisme et le pillage.
- Paris (police)
- 70000 personnes
- France (ministère de l'Intérieur)
- 320000 personnes
- France (organisateurs, près de)
- 500000 personnes
Données tirées du texte de l’article
Affrontements à Paris et dans d'autres villes françaises
Après l'arrivée du cortège parisien à son point d'aboutissement, des personnes masquées vêtues de noir ont lancé des pavés et un cocktail molotov sur les policiers antiémeute, qui ont riposté au gaz lacrymogène. Le ministère de l'Intérieur et la préfecture de police de Paris ont indiqué vers 21 heures, heure locale, que quatre policiers et un gendarme avaient été blessés à Paris. À ce moment-là, 565 personnes avaient été interpellées dans le pays, contre au moins 290 lors d'un décompte antérieur. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a qualifié de tentative d'homicide le cocktail molotov lancé sur un gendarme, et déclaré que les manifestations s'étaient bien déroulées malgré ce qu'il a décrit comme une violence inouïe de la part de groupes d'émeutiers. Il a indiqué que des appels à piller, vandaliser et attaquer des bâtiments publics avaient circulé pour la soirée d'Halloween, et que les autorités restaient vigilantes dans toutes les villes. BFM TV a montré la police utilisant du gaz lacrymogène à Lyon et à Marseille ainsi qu'à Paris, et des affrontements ont eu lieu à Toulouse, Rennes et Nantes. Au moment de la rédaction, la capitale était redevenue calme.
Émeutes dans les villes allemandes
Dans une trentaine de villes allemandes, des marches de jeunes commencées dans le calme ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes, la police allemande comptant environ 5 000 manifestants à Berlin et à Cologne. Tagesschau a rapporté que des émeutiers s'étaient délibérément mêlés aux manifestants, et les troubles ont dégénéré après la fin des défilés. À Berlin, Francfort et Hambourg, la police a été la cible de tirs de feux d'artifice. À Francfort, les autorités locales ont fait état de plusieurs policiers blessés, et la police a utilisé un canon à eau pour mettre fin à la manifestation.
Pillages à Francfort
À Francfort, les manifestations se sont ensuite transformées en pillages de magasins, avec des vitrines brisées, des commerces vidés et des policiers attaqués. La police a fermé la Zeil aux nouveaux visiteurs et ordonné aux passants de partir, tandis que des journalistes de la dpa ont vu des personnes se précipiter dans les magasins et voler des chaussures de sport et d'autres marchandises. La police de Francfort a indiqué sur X avoir interpellé 100 personnes, ce chiffre remplaçant les 30 interpellations annoncées vers minuit. La Frankfurter Allgemeine a rapporté qu'une vitrine d'armurerie avait été brisée et que deux armes à feu avaient été dérobées. Un porte-parole de la police a déclaré que les armes avaient été retrouvées sur place et qu'une personne avait été interpellée.
- France, ensemble du pays (ministère de l'Intérieur)
- 565 personnes
- Francfort (police, sur X)
- 100 personnes
- Cologne (autorités locales)
- 5 personnes
Données tirées du texte de l’article
Cologne, La Haye et Bruxelles
À Cologne, des émeutiers s'en sont pris à la police dans le centre après la manifestation, et environ 200 personnes ont pris part à des désordres près de la cathédrale, où des bouteilles et des vélos ont été lancés. Les autorités locales ont indiqué que cinq personnes avaient été interpellées le 31 octobre et qu'une personne avait été blessée. La police a dispersé la foule rassemblée devant la cathédrale pour apaiser la situation, et des groupes plus restreints ont circulé dans le centre-ville jusqu'en soirée. Le chef de la police de Cologne a déclaré qu'il était triste et très regrettable que des jeunes voulant manifester pacifiquement aient été infiltrés par des extrémistes. À La Haye, une manifestation avait également été annoncée, et elle est restée relativement calme, même si des dizaines de personnes ont été interpellées. À Bruxelles, la police a défendu la saisie de lunettes de natation, de masques de ski, de sérum oculaire et de masques faciaux médicaux lors d'une manifestation non autorisée mais tolérée par la ville. La police a affirmé que ces objets étaient légaux mais qu'ils auraient pu servir à troubler l'ordre public, en citant l'article 30 de la loi sur les services de police. Plus tard, une marche spontanée vers Saint-Gilles et la gare du Midi a tenté de rejoindre le siège du parti MR, et un bref affrontement avec la police a suivi, au cours duquel du gaz poivré a été utilisé.
Poser une question sur ce texte
Sources et contexte
- TrouwDes centaines d'arrestations lors du « proteste d'Halloween » français, une manifestation de jeunes en Allemagne se termine par des pillages de magasinsHonderden arrestaties bij Frans 'halloweenprotest', jongerenbetoging Duitsland eindigt in winkelplunderingen · original en néerlandais
- de VolkskrantDes émeutiers pillent des magasins à Francfort après une manifestation de jeunes, des centaines d'arrestations à ParisRelschoppers plunderen winkels in Frankfurt na jongerenprotest, honderden arrestaties in Parijs · original en néerlandais
- NOSManifestations dans des dizaines de villes françaises et allemandes, émeutes à Paris et à FrancfortProtest in tientallen Franse en Duitse steden, rellen in Parijs en Frankfurt · original en néerlandais
- De StandaardPillages à Francfort, les Français de nouveau massivement dans la rue, la police néerlandaise arrête des jeunes à La HayePlunderingen in Frankfurt, Fransen weer massaal op straat, Nederlandse politie arresteert jongeren in Den Haag · original en néerlandais
- Laurent Nuñez
- Ministre de l'Intérieur français qui a décrit la violence des manifestations et mis en garde contre des appels en ligne au pillage pour la soirée d'Halloween
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir Pollar