Sécurité · Metz

Le procureur de Metz ouvre une enquête pour meurtre homophobe après la mort de Noahm, 19 ans, ses parents dénoncent l'exploitation politique

Le procureur de Metz a ajouté la qualification de meurtre homophobe à l'enquête sur la mort de Noahm, 19 ans, décédé après une agression le 30 mai. Ses parents, par la voix de leur avocate, ont dénoncé une « récupération politique » de sa mort.

Texte IA fondé sur les articles de Mediapart, Ouest France, BFMTV et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Metz · France
Comment on en est arrivé là
  1. 30 maiNoahm agressé à Metz tôt le matin.
  2. 2 juinNoahm décède à l'hôpital des suites de ses blessures.
  3. 9 juinL'Assemblée nationale observe une minute de silence pour Noahm.
  4. 11 juinLe procureur annonce une qualification supplémentaire de meurtre homophobe.

L'agression et ses suites

Noahm, 19 ans, a été agressé dans le centre-ville de Metz aux premières heures du 30 mai et est décédé le 2 juin. Deux hommes, âgés de 20 et 27 ans, ont été mis en examen pour meurtre aggravé par l'état d'ivresse manifeste et placés en détention provisoire. Le 11 juin, le procureur a ajouté la qualification d'homicide volontaire motivé par l'orientation sexuelle ou l'identité de genre de la victime, commis en état d'ivresse.

« Cette saisine complémentaire permet au juge d'instruction de disposer du cadre légal pour que l'enquête couvre de la manière la plus large possible toutes les circonstances de l'affaire. »

David Touvet, procureur de Metz

Les allégations de mobile homophobe

Dès le début, des amis et des associations LGBTQ+ ont affirmé que l'agression était homophobe. Un ami a confié à Mediapart que les agresseurs « ont directement ciblé Noahm. Parce que, vous savez, Noahm se maquille, Noahm est efféminé. » STOP Homophobie a indiqué que la victime a été insultée avec des propos homophobes. Les premières constatations policières n'avaient toutefois pas confirmé un mobile homophobe.

Les parents rejettent la politisation

Les parents de Noahm, s'exprimant par l'intermédiaire de leur avocate Sophie Friha, ont déclaré être dévastés et « en avoir assez de toute cette récupération politique ». « Nous ne voulons pas que Noahm soit instrumentalisé par un parti politique », a déclaré Friha. Ils souhaitent une prise de conscience sociétale et davantage d'éducation des jeunes sur la violence.

« Nous ne voulons pas que Noahm soit instrumentalisé par un parti politique. »

Sophie Friha, avocate des parents de Noahm

Réactions politiques et institutionnelles

Jean-Luc Mélenchon a qualifié le meurtre d'« agression homophobe » sur X. SOS Homophobie a exigé une minute de silence. L'Assemblée nationale en a observé une mardi pour Noahm, Lyhanna (11 ans, tuée dans le Gers) et un gendarme.

Chronologie de l'affaire

La violence des jeunes sous les projecteurs

Sophie Friha a déclaré : « Ce qui n'est plus tolérable, c'est qu'il ne se passe pas une année sans qu'un enfant ne meure pour rien, pour un regard, dans le centre de Metz. » La famille appelle à une « prise de conscience sociétale » plutôt qu'à des querelles politiciennes.

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