
Le président italien Sergio Mattarella accorde la grâce au bijoutier Guido Gianni et à deux autres condamnés
Le président Sergio Mattarella a signé trois décrets de clémence en vertu de la Constitution italienne, réduisant ou éteignant des peines après des avis favorables du ministère de la Justice.
La clémence présidentielle au titre de l'article 87
Le président italien Sergio Mattarella a signé trois décrets de clémence individuels le 7 octobre 2026, à l'issue des enquêtes formelles menées par le ministère de la Justice. Ces actes ont été adoptés en application de l'article 87, paragraphe 11, de la Constitution italienne, qui confère au chef de l'État le pouvoir d'accorder la grâce et de commuer les peines judiciaires. Selon le communiqué du Quirinale, le ministre de la Justice a formulé un avis favorable dans les trois cas au terme de l'enquête administrative prévue. Les trois mesures portent sur une extinction totale d'une peine de prison restante et sur deux remises partielles qui réduisent les peines privatives de liberté en cours.
Grâce partielle pour le bijoutier catanais Guido Gianni
La mesure la plus commentée concerne Guido Gianni, un bijoutier né en 1960 à Catane, qui purgeait une peine définitive de 12 ans et quatre mois de prison. Gianni a été condamné pour double homicide et tentative d'homicide à la suite d'une tentative de vol à main armée dans sa bijouterie en 2008. Lors de l'affrontement, Gianni a réagi contre les intrus, tuant deux des assaillants et blessant un troisième voleur. Mattarella a accordé une grâce partielle qui a éteint trois ans et deux mois de la peine restante. Le Quirinale a précisé que la décision tenait compte d'un avis favorable du magistrat de surveillance et des cinq ans et trois mois de détention déjà purgés par Gianni. La déduction ramenant sa peine privative de liberté restante à moins de quatre ans, le tribunal de surveillance compétent peut désormais examiner son éligibilité à la probation avec les services sociaux en vertu de l'article 47 de la loi pénitentiaire.
Remise totale pour raisons médicales pour A. A.
Un deuxième décret présidentiel a accordé une grâce totale à un bénéficiaire identifié par les initiales A. A., né en 1972. A. A. avait été condamné à une peine globale de sept ans de prison pour infractions liées aux stupéfiants et d'autres infractions. Le décret a annulé la totalité de la peine de prison restante de cinq ans, cinq mois et dix jours. Le Quirinale a expliqué que la décision prenait en compte les avis favorables concordants des deux autorités judiciaires compétentes saisies du dossier. La grâce a été motivée par des conditions de santé graves et irréversibles touchant l'intéressé, qui avaient déjà conduit les autorités judiciaires à suspendre l'exécution de la peine par un sursis formel.
- Infractions liées aux stupéfiants commises par G. B., entraînant une peine de dix ans de prison.
- Une tentative de vol dans la bijouterie de Guido Gianni à Catane entraîne des tirs mortels.
- Le président Sergio Mattarella signe trois décrets de clémence après les examens du ministère de la Justice.
Réduction de peine pour G. B.
Le troisième décret a accordé une clémence partielle à G. B., né en 1981, condamné à dix ans de prison pour des infractions liées aux stupéfiants commises entre 2002 et 2009. Mattarella a éteint un an et neuf mois de la peine de prison restant à purger. Dans ce cas, le chef de l'État a évalué un avis favorable du magistrat de surveillance, qui détaillait un changement de vie vérifié ainsi qu'un parcours établi vers une réinsertion sociale, professionnelle et familiale. La décision a également pris en considération l'état de santé de la fille mineure du bénéficiaire. Comme pour la mesure accordée à Gianni, la réduction ramène la durée de détention restante à un niveau permettant au tribunal de surveillance d'examiner des modalités de détention alternatives ou non privatives de liberté.


