En bref
Au Quirinale le 21 octobre 2026, Sergio Mattarella a qualifié la question des jeunes de grande question sociale que les institutions et toutes les forces sociales devraient placer au premier plan.
Il Messaggero rapporte que 630 000 personnes de moins de 35 ans ont quitté le pays depuis 2023, un chiffre rappelé lors de la cérémonie.
Il Messaggero relie ces propos aux violences de Milan que Mattarella avait qualifiées d'inacceptables à Imperia, et rapporte que le gouvernement a répondu en 48 heures par un nouveau décret sécurité.
Un appel au Quirinale
Le président Sergio Mattarella s'est exprimé le 21 octobre 2026 lors d'une cérémonie au Quirinale, où les insignes de l'ordre du Mérite du travail ont été remis aux Cavalieri del Lavoro nommés le 2 juin 2026, selon la plupart des comptes rendus. Il Messaggero indique que l'événement a également honoré les alfieri, des étudiants qui se sont distingués dans leurs études. S'adressant à une assemblée de chefs d'entreprise, Mattarella a présenté la question des jeunes comme un enjeu pour le pays tout entier. Il a appelé les institutions et toutes les forces sociales à en faire une priorité, et demandé une vision large, au-delà des solutions de court terme.
« La société ne peut pas aborder les jeunes avec indifférence ni, pire, avec une mesquine sous-estimation. »
Malaise, inquiétude et émigration
Mattarella a décrit un malaise chez les jeunes, un sentiment d'insécurité face à l'avenir et la crainte d'être assujettis ou marginalisés. Il a soutenu que les perspectives des jeunes sont décisives pour l'orientation de la société, de l'économie et des modes de vie, et que les inquiétudes présentes doivent être accompagnées d'une projection dans l'avenir. Il Messaggero rapporte qu'il a évoqué la fuite des talents, avec 630 000 personnes de moins de 35 ans ayant quitté le pays depuis 2023. Il a également qualifié le solde négatif des migrations de jeunes de lourde charge pour l'Italie. Beaucoup de jeunes reviendraient, a-t-il dit, si on leur offrait un parcours de travail et de vie leur permettant de s'accomplir.
« C'est une grande question sociale. Une priorité qui doit impliquer des institutions attentives et toutes les forces de la société. »
Affrontements et réponse du gouvernement
Il Messaggero relie ce discours aux violences de Milan, que Mattarella avait qualifiées auparavant d'inacceptables lors d'un déplacement à Imperia, demandant une réflexion sur leurs causes profondes. Le journal précise qu'il n'a pas fait directement référence aux affrontements dans ce discours. Il Giornale situe ces propos dans les jours d'affrontements impliquant des jeunes et de très jeunes. Le conseil des ministres a approuvé la veille de la cérémonie une mesure plus sévère contre les mineurs auteurs d'infractions, et Il Messaggero rapporte que le gouvernement a répondu en 48 heures par un nouveau décret sécurité.
Entreprises, commerce et contexte international
Mattarella a déclaré que les entreprises créent de la valeur mais ont besoin d'un terrain fertile, avec le capital humain au centre, c'est-à-dire des personnes capables de s'exprimer et à l'abri du besoin. Il a lié l'entreprise à l'étude, décrivant le lien entre les firmes et les écoles comme une rencontre entre générations, et affirmé que le tissu d'entreprises locales contrarie le dépeuplement des zones intérieures de l'Italie. Il a noté que 2025 s'est clos sur un solde positif de créations d'entreprises, qu'il a qualifié de signe encourageant.
« Les entreprises créent de la valeur mais elles ne peuvent pas tout faire seules. »
Sur la scène internationale, Il Messaggero indique qu'il a énuméré les guerres d'agression absurdes, l'érosion du droit international, les barrières protectionnistes, les politiques néo-impérialistes, l'insécurité sur les routes maritimes et la hausse des prix de l'énergie alimentant l'inflation. Il a averti que ces tendances menacent le libre-échange et les libertés mêmes du mode de vie italien. Le journal rapporte aussi qu'il a critiqué les « magnats » à la Elon Musk, sans le nommer.