Gouvernement · Rome, Milan et Naples

Plus de 100 000 manifestants en Italie contre le gouvernement Meloni sur le coût de la vie

Les manifestations du vendredi 30 octobre ont rassemblé des foules dans plus de 50 villes, les plus importantes à Rome, Milan, Naples et Turin. Les manifestants dénonçaient la hausse du coût de la vie, les bas salaires et les dépenses de défense.

Texte IA fondé sur les articles de SRF News, DIE WELT, newsORF.at et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Rome, Milan, Naples, Turin · Italie

Des rassemblements dans plus de 50 villes

Plus de 100 000 personnes sont descendues dans la rue à travers l'Italie le vendredi 30 octobre, lors d'une journée d'action nationale contre le gouvernement de la Première ministre Giorgia Meloni. Des rassemblements ont eu lieu dans plus de 50 villes, les plus importants à Rome, Milan, Naples et Turin. Comme lors des manifestations des semaines précédentes, de nombreux élèves et étudiants y ont participé, et les forces de l'ordre ont été déployées en nombre par crainte de violences. La journée d'action a été appelée par le syndicat USB, qui a annoncé à la mi-journée qu'au moins un million de personnes y avaient pris part dans tout le pays. Les chiffres de la police n'avaient pas encore été publiés.

Ampleur des manifestations citée par le syndicat et les organisateurs, 30 octobre 2026personnes
Dans tout le pays (syndicat USB, au moins)
1000000 personnes
Turin (organisateurs)
50000 personnes
Périphérique de Milan (organisateurs, plus de)
30000 personnes

Données tirées du texte de l’article

Inflation, salaires et dépenses de défense

Les manifestants ont dirigé leur colère contre la hausse du coût de la vie, les bas salaires et les lourdes dépenses d'armement du gouvernement. La coalition de trois partis de droite et conservateurs de Giorgia Meloni est tenue pour responsable de la forte inflation, des bas salaires et du budget de la défense. Les calculs préliminaires situent le taux d'inflation italien d'octobre à 5,4 %, le plus élevé depuis trois ans, bien que Deutsche Welle avance un chiffre actuel de 4,3 %. Des banderoles proclamaient « Déposez les armes, augmentez les salaires » et « Non à l'économie de guerre », et les marcheurs réclamaient aussi davantage de moyens pour les écoles et les universités. Des drapeaux palestiniens côtoyaient le tricolore italien à de nombreux endroits.

Affrontements et déploiement policier

La plupart des rassemblements sont restés pacifiques jusqu'à la mi-journée. À Turin, manifestants et policiers se sont affrontés, et à Mestre et Vicence, les premiers bilans font état de dix policiers et trois manifestants blessés. Une personne a été touchée à la tête par une grenade lacrymogène. Des échauffourées plus limitées ont été signalées ailleurs, bien moins nombreuses que lors des manifestations de deux semaines plus tôt, où plus de 200 membres des forces de l'ordre avaient été blessés à Milan seulement. À Turin, des manifestants ont déversé deux bennes de fumier devant l'hôtel de ville, et à Padoue une photo du ministre de l'Éducation Giuseppe Valditara a été brûlée. À Naples, les manifestants ont brûlé une banderole représentant Giorgia Meloni et la ministre de l'Enseignement supérieur Anna Maria Bernini.

Blessés lors des affrontements de Mestre et Vicence, premiers bilanspersonnes
Policiers
10 personnes
Manifestants
3 personnes

Données tirées du texte de l’article

Les autorités ont répondu par un important dispositif de sécurité. Le ministère de l'Intérieur s'est employé à isoler les personnes prêtes à recourir à la violence, le Colisée à Rome a été gardé, la cathédrale de Milan protégée, et 500 soldats ont été déployés à Milan. La police a appelé les manifestants à ne pas porter de cagoules ni de casques.

Une grève limitée aux transports et à la santé

L'USB avait appelé à une grève générale, mais les débrayages ont couvert les transports publics et le secteur de la santé, et les perturbations sont restées limitées dans la matinée. Les arrêts de travail sont restés loin d'une grève générale. Le ministre des Transports Matteo Salvini avait interdit les grèves dans les transports avant le congé de la Toussaint du 1er novembre, une mesure que la loi italienne autorise. Les manifestants ont défilé jusqu'au ministère des Transports à Rome pour exprimer leur colère. Le syndicat a également indiqué que la grève toucherait les écoles et les ports, et d'autres syndicats ont annoncé leurs propres arrêts de travail.

Élections l'an prochain et manifestations à l'étranger

Selon SRF, l'Italie vote l'an prochain, et les sondages placent Giorgia Meloni et son parti Fratelli d'Italia en tête. Giorgia Meloni est au pouvoir depuis l'automne 2022 et gouverne sans interruption depuis plus de quatre ans, plus longtemps que quiconque à Rome depuis la Seconde Guerre mondiale. Handelsblatt note qu'un parti plus récent, plus à droite, Futuro Nazionale, la met sous pression, et qu'aucune date d'élection n'a été fixée. Des manifestations contre la vie chère sont également en cours dans d'autres pays européens, et des jeunes en Allemagne prévoient de manifester samedi.

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