
La Fédération italienne de football élit son nouveau président aujourd'hui : Malagò grand favori face à Abete
La Fédération italienne de football (FIGC) tient aujourd'hui son élection présidentielle à l'hôtel Rome Cavalieri Waldorf Astoria, où l'ancien président du CONI, Giovanni Malagò, est largement attendu pour battre Giancarlo Abete et succéder à Gabriele Gravina, démissionnaire.
Le vote aujourd'hui
Les délégués se réunissent ce matin à l'hôtel Rome Cavalieri Waldorf Astoria pour une assemblée qui choisira le prochain président de la FIGC. L'élection est l'acte final d'une crise déclenchée par l'échec de l'Italie à se qualifier pour la Coupe du monde 2026, la troisième absence consécutive des Azzurri. Gabriele Gravina a démissionné le 2 avril, quelques jours après la défaite décisive en Bosnie, et la fédération a couru vers ce scrutin depuis lors.
- Gabriele Gravina démissionne de la présidence de la FIGC après l'échec de qualification de l'Italie pour la Coupe du monde.
- L'autorité anti-corruption ANAC lève l'obstacle de « pantouflage » pour Giovanni Malagò, confirmant son éligibilité.
- L'assemblée électorale se réunit à l'hôtel Rome Cavalieri Waldorf Astoria pour choisir le nouveau président.
Les candidats et leurs soutiens
Giovanni Malagò, l'ancien président du Comité national olympique italien (CONI), entre dans le vote avec une coalition qui lui donne un socle théorique de 54 % de l'assemblée pondérée. Il a obtenu le soutien de la Serie A (18 % des voix), de la Serie B (6 %), de l'association des joueurs AIC (20 %) et de l'association des entraîneurs AIAC (10 %). Giancarlo Abete, l'actuel président de la Ligue nationale amateur (LND) et président de la FIGC de 2007 à 2014, peut compter sur la majeure partie des 34 % de la LND. Les 12 % détenus par la Lega Pro, qui n'a publiquement soutenu aucun des deux candidats, constituent le bloc décisif. Les projections voient Malagò atteindre 70 %, une partie de la Lega Pro étant attendue pour le soutenir.
Je veux jouer jusqu'au bout.
Le système électoral
L'assemblée comprend 274 délégués qui expriment 516 votes pondérés. Les 20 délégués de la Serie A pèsent chacun 4,644, tandis que les 99 délégués de la LND pèsent chacun 1,772. Un candidat a besoin d'une majorité absolue (la moitié plus un) pour l'emporter. Jusqu'à trois tours de vote électronique secret sont autorisés. Le premier appel est à 8 h 30, le second à 11 h 00.
- Serie A
- 18 %
- Serie B
- 6 %
- Lega Pro
- 12 %
- LND
- 34 %
- AIC (joueurs)
- 20 %
- AIAC (entraîneurs)
- 10 %
Priorités immédiates
Quel que soit le vainqueur, il devra agir rapidement sur plusieurs fronts. Le programme de 23 pages de Malagò, « Unis pour l'avenir du football italien », met l'accent sur la viabilité financière des clubs professionnels, la croissance des recettes commerciales et internationales, une révision de la répartition des droits audiovisuels, une plus grande autonomie de gestion pour les ligues (notamment la Serie A), et des investissements dans des stades modernes. Le programme d'Abete se concentre sur le renforcement du football de base, une réforme progressive des ligues et le soutien aux clubs amateurs et aux territoires.
La décision sur l'entraîneur
La première tâche urgente du nouveau président est de nommer un entraîneur pour l'équipe nationale. Malagò a dit avoir des idées mais n'avoir contacté personne par respect pour l'électorat. Le nom de Roberto Mancini monte dans la short-list, bien qu'un candidat surprise ne soit pas exclu. Les champions du monde Daniele De Rossi et Fabio Grosso étaient admirés, mais ils sont désormais sous contrat respectivement avec le Genoa et la Fiorentina.

