Emmanuel Macron entame sa première visite d'État en Espagne par une cérémonie militaire au Palais royal
Le roi Felipe VI et la reine Letizia ont accueilli le président français Emmanuel Macron à Madrid pour une visite d'État de deux jours, comprenant des honneurs militaires, des entretiens bilatéraux et une visite prévue du Centre satellitaire de l'UE.
Honneurs militaires au Palais royal
Le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron sont arrivés à Madrid mardi pour une visite d'État officielle de deux jours en Espagne. Leur arrivée sur la Plaza de la Armería, au Palais royal, a été précédée d'un retard de vol de près d'une heure. Le roi Felipe VI et la reine Letizia ont accueilli le couple présidentiel français à la descente de la voiture avant de monter sur la tribune pour le protocole militaire officiel. La réception comprenait des éclaireurs à cheval, des cuirassiers, des lanciers, ainsi qu'une fanfare de clairons et de timbales, aux côtés de 32 hallebardiers de la Garde royale. Un salut de 21 coups de canon a accompagné les hymnes nationaux de la France et de l'Espagne. Felipe VI et Macron ont ensuite passé en revue le bataillon d'honneur de la Garde royale aux côtés du chef d'état-major de la Défense, l'amiral général Teodoro López Calderón.
Délégations institutionnelles et programme officiel
Après le défilé militaire de la Compagnie d'honneur, les chefs d'État ont salué les délégations officielles des deux pays. La délégation espagnole était conduite par le président du gouvernement Pedro Sánchez, qui a rejoint la cérémonie après un Conseil des ministres ayant approuvé des mesures nationales en matière de logement. Parmi les autres responsables espagnols figuraient la présidente du Congrès des députés Francina Armengol, le président du Sénat Pedro Rollán, le président du Tribunal constitutionnel Cándido Conde-Pumpido, le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares et la présidente de la Communauté de Madrid Isabel Díaz Ayuso. Après la cérémonie au Palais, les deux couples se sont rendus au Palais de la Zarzuela pour un déjeuner privé et une réunion bilatérale entre Felipe VI et Macron. La première journée s'achève par un dîner de gala et des discours au Palais royal.
- Arrivée et honneurs militaires au Palais royal de Madrid
- Déjeuner privé et réunion bilatérale au Palais de la Zarzuela
- Dîner de gala et discours officiels au Palais royal
- Entretiens bilatéraux avec Pedro Sánchez et visite du centre SatCen de Torrejón
Histoire diplomatique et coopération sécuritaire
Cette visite constitue la première visite d'État de Macron en Espagne depuis son arrivée au pouvoir en 2017. Le roi Felipe VI et la reine Letizia avaient déjà rencontré le président français lors de trois déplacements à Paris, notamment pour une rétrospective Joan Miró en 2018, un hommage européen aux victimes du terrorisme au Trocadéro en 2020 et la réception d'ouverture des Jeux olympiques de 2024. Mercredi, Macron doit tenir des entretiens bilatéraux officiels avec Pedro Sánchez et visiter le Centre satellitaire de l'Union européenne sur la base aérienne de Torrejón. La coordination de la défense bilatérale reste une priorité partagée, l'Espagne et la France maintenant des positions alignées sur la sécurité européenne et la menace russe. La semaine prochaine, les souverains espagnols se rendront en Finlande, qui partage une frontière de 1 300 kilomètres avec la Russie.
- Les souverains espagnols visitent la rétrospective Joan Miró au Grand Palais à Paris
- Les souverains espagnols assistent à l'hommage européen aux victimes du terrorisme au Trocadéro
- Les souverains espagnols assistent à la réception à l'Élysée pour l'ouverture des Jeux olympiques de Paris
- Macron arrive à Madrid pour sa première visite d'État officielle en Espagne
Traités bilatéraux et liens économiques
Les cadres économiques et juridiques constituent un élément central des relations bilatérales entre les deux voisins. La France est le premier partenaire commercial de l'Espagne au niveau mondial et sa troisième source d'investissements étrangers. Les liens bilatéraux sont également façonnés par le Traité d'amitié et de coopération, qui a reçu l'aval du Tribunal constitutionnel espagnol la semaine dernière après des contestations parlementaires concernant la participation mutuelle aux conseils des ministres. Le traité attend désormais un vote final au Sénat espagnol. Si la coordination en matière de sécurité et d'immigration reste active, des divergences politiques persistent, notamment concernant les interconnexions énergétiques transfrontalières que les autorités françaises continuent de refuser.


