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En bref
EL PAÍS recense sept commissions d'enquête et trois modifications du règlement depuis 2023, la première annulée par le Tribunal constitutionnel en mars 2025, les autres en juin et en novembre 2025.
Le vendredi 2 octobre, le PP a annoncé une huitième commission d'enquête sur l'afflux de migrants à Ceuta, avec Alicia García comme porte-parole. Pedro Sánchez a convoqué des élections pour le 29 novembre trois jours plus tard.
Les deux partis se présenteront ensemble au Sénat dans 43 provinces après près d'un an de médiation de personnalités de la société civile comme Enrique del Olmo.
Une chronique d'opinion soutient que le PP et Vox visent les trois cinquièmes du Sénat pour contrôler le renouvellement du Tribunal constitutionnel, bloqué selon elle malgré l'appel de la cour à ce renouvellement.
Ceuta
Ceuta · Espagne
Comment on en est arrivé là
novembre 2025Le PP approuve une autre réforme du règlement du Sénat ; le PSOE demande au Tribunal constitutionnel d'intervenir
2 oct.Le PP annonce une nouvelle offensive et une huitième commission d'enquête sur Ceuta
5 oct.Sánchez convoque des élections pour le 29 novembre et les Cortes Generales sont dissoutes
Une chambre transformée en tribune d'opposition
Le Sénat, où le Parti populaire (PP) détient la majorité absolue, est devenu le principal instrument institutionnel du PP contre le gouvernement de Pedro Sánchez, selon EL PAÍS. Ces trois dernières années, le PP a utilisé la chambre pour ralentir la loi d'amnistie et a ouvert sept commissions d'enquête. En novembre 2023, après l'investiture de Sánchez, Alberto Núñez Feijóo a promis que le PP défendrait l'Espagne depuis le Sénat. Le parti a ensuite appliqué sa majorité absolue pour modifier le règlement de la chambre sans consensus. La première réforme laissait à la Mesa du Sénat le soin de décider si un texte issu du Congrès suivait la procédure d'urgence, avec un délai de 20 jours, ou la voie ordinaire, ce qui pouvait en pratique étirer l'approbation de lois comme celle de l'amnistie. Le Tribunal constitutionnel a annulé cette réforme en mars 2025.
Le PP a répondu par de nouvelles modifications du règlement en juin et en novembre 2025, destinées à renforcer ses pouvoirs face au gouvernement et au Congrès. Le PSOE a demandé au Tribunal constitutionnel d'intervenir dans les deux cas.
L'offensive et la convocation d'élections anticipées
Le vendredi 2 octobre, le PP a annoncé une nouvelle « offensive » contre le gouvernement au Sénat. Sa porte-parole, Alicia García, a indiqué que la chambre approuverait la semaine suivante la création d'une huitième commission d'enquête, cette fois sur l'afflux de migrants à Ceuta. Trois jours plus tard, le 5 octobre, Pedro Sánchez a convoqué des élections pour le 29 novembre et les Cortes Generales ont été dissoutes lors d'un Conseil des ministres extraordinaire. Les plans du PP se sont effondrés avec la dissolution : la huitième commission n'a jamais vu le jour.
Des listes communes à gauche
Le PSOE et le Frente Amplio ont convenu de se présenter ensemble au Sénat dans 43 provinces. Le pacte est le fruit de près d'un an de médiation de personnalités de la société civile, dont Enrique del Olmo, l'un des promoteurs de la coalition de gauche issue de la société civile. Del Olmo a lié directement cette alliance à la conduite du PP dans la chambre.
« Cette dernière déclaration d'intention du PP résume la manière dont, durant toute la législature, il a utilisé le Sénat comme un poignard contre le gouvernement. »
Enrique del Olmo
Un membre de la direction fédérale du PSOE, non nommé dans l'article, a estimé que les listes communes n'auraient peut-être pas été possibles si le PP n'avait pas transformé le Sénat en une machine d'opposition à un gouvernement dont il contestait la légitimité.
L'argument des trois cinquièmes
Une chronique d'opinion publiée par eldiario.es soutient que le PP et Vox cherchent à obtenir les trois cinquièmes du Sénat afin de contrôler le renouvellement du Tribunal constitutionnel. La chronique affirme que ce renouvellement est bloqué depuis un certain temps, alors même que la cour a demandé au Sénat de le mener à bien. Elle soutient aussi que le contrôle de la cour permettrait à la coalition de contourner la Constitution sans la réformer formellement. La chronique estime en outre que la légitimité du gouvernement court pour toute la législature après son investiture parlementaire, et qu'aucune motion de censure n'a été déposée. Il s'agit des affirmations de la chronique, et non de faits établis.
Ce qui reste en suspens
Les listes communes du PSOE et du Frente Amplio doivent affronter le Sénat lors de l'élection du 29 novembre. Les recours du PSOE devant le Tribunal constitutionnel contre les modifications du règlement de 2025 relèvent du même différend. Les sept commissions d'enquête ouvertes par le PP pendant la législature constituent le bilan que le PSOE invoque dans la bataille du Sénat. Le renouvellement du Tribunal constitutionnel, selon la chronique, dépendra du camp qui contrôlera le Sénat après le vote.
Bataille au Sénat espagnol : l'offensive du PP et les listes communes PSOE-Frente Amplio avant le vote du 29 novembre
Le PP a fait du Sénat sa principale tribune d'opposition, et le PSOE et le Frente Amplio présentent désormais des listes communes au Sénat dans 43 provinces avant l'élection du 29 novembre.
Texte IA fondé sur les articles de eldiario.es et EL PAÍS. Publié .