Élections · Jérusalem

Le Judaïsme unifié de la Torah refuse de soutenir Netanyahu comme Premier ministre israélien

Le Judaïsme unifié de la Torah, allié de Netanyahu depuis trente ans, n'a recommandé personne au président Isaac Herzog le jeudi 5 novembre. Le parti a également refusé son soutien à Gadi Eisenkot, dont la voie vers un gouvernement semble se dessiner.

Texte IA fondé sur les articles de Ziare.com, Notícias ao Minuto, Adnkronos et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Photo : Avi Ohayon / Government Press Office of Israel, CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. 27 oct.Les élections législatives s'achèvent sans majorité claire
  2. 4 nov.La commission électorale centrale annonce que le bloc de droite détient 53 des 120 sièges
  3. 5 nov.L'UTJ refuse de recommander un candidat au poste de Premier ministre

Un coup porté à l'arithmétique de coalition de Netanyahu

Le jeudi 5 novembre, le parti ultra-orthodoxe Judaïsme unifié de la Torah (UTJ) a indiqué au président Isaac Herzog qu'il ne recommanderait aucun membre de la Knesset pour former le prochain gouvernement. La présidence a annoncé le résultat après la rencontre de la délégation du parti avec Isaac Herzog, dans le cadre des consultations qui ont suivi les élections du 27 octobre. L'UTJ a remporté sept des 120 sièges de la Knesset et a fait partie de la coalition gouvernementale de Netanyahu, siégeant dans son premier cabinet en 1996. En 2022, le parti avait recommandé Netanyahu comme Premier ministre, ce qui fait du refus de cette semaine une rupture nette. Le parti a également refusé son soutien à Gadi Eisenkot, le chef de l'opposition et ancien chef militaire qui tente d'unir les partis du centre et du centre droit.

Le communiqué de la présidence énonce la décision sans détour.

« Le parti a décidé de ne recommander aucun membre de la Knesset pour former un gouvernement. »

Présidence israélienne

Pourquoi les partis ultra-orthodoxes ont rompu avec Netanyahu

L'UTJ tire sa base des juifs ashkénazes originaires d'Europe centrale et orientale, tandis que le Shas représente les électeurs séfarades d'Afrique du Nord et du monde arabe. Les deux partis ont soutenu les efforts de Netanyahu pour maintenir les exemptions de service militaire des étudiants religieux, mais il n'a jamais fait adopter par le Parlement une loi consacrant ces exemptions. Cet échec a suscité de vives critiques de nombreux Israéliens, car les réservistes ont effectué des périodes de service plus longues pendant les guerres à Gaza, au Liban et en Iran. Les deux partis ultra-orthodoxes rejettent fermement la conscription des étudiants religieux. Isaac Pindrus, de l'UTJ, a exposé la condition du parti lors de la rencontre de jeudi avec Isaac Herzog.

« Dans tout gouvernement qui sera formé, notre premier point sera de régler le statut des étudiants de la Torah. »

Isaac Pindrus, député de l'UTJ

L'arithmétique des sièges et la suite

Le président de la commission électorale centrale, Noam Sohlberg, a annoncé le mercredi 4 novembre que le bloc de droite, composé du Likoud et de plusieurs partis ultra-orthodoxes et d'extrême droite, détiendra 53 des 120 sièges. Le bloc d'opposition dirigé par Eisenkot en détient 48, et une majorité exige 61 sièges. Depuis l'abstention de l'UTJ, les recommandations attendues s'établissent à 46 pour Netanyahu et à 56 pour Eisenkot, après le ralliement de la liste Raam à Eisenkot mercredi. La Liste unifiée, principal parti arabe avec 11 sièges, n'avait pas encore annoncé sa position.

Sièges détenus par les deux blocs après les élections du 27 octobre 2026sièges
Bloc Netanyahu
53 sièges
Bloc d'opposition dirigé par Eisenkot
48 sièges

Données tirées du texte de l’article

La suite des événements

Isaac Herzog rencontre les représentants des principaux partis dans la semaine du 2 novembre avant de choisir un membre chargé de former un gouvernement. Il fonde habituellement son choix sur le candidat qui recueille le plus de recommandations, et devrait donc confier cette mission à Eisenkot. Le candidat désigné disposerait alors de 28 jours pour former un gouvernement, avec une prolongation possible de 14 jours. La chronologie ci-dessous retrace les principales étapes à ce stade.

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Sources et contexte

Jérusalem · Israël

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