
Le Parlement italien approuve un écart budgétaire de 0,6 % du PIB pour 2027 et 2028
Les deux chambres ont approuvé le 13 octobre 2026 les résolutions de la majorité, autorisant un écart que Il Sole 24 Ore chiffre à 29 milliards d'euros pour les dépenses d'énergie et de défense.
La Chambre approuve l'écart
Le 13 octobre 2026, la Chambre des députés a approuvé la résolution de la majorité de centre droit autorisant le gouvernement à recourir à un écart budgétaire de 0,6 % du PIB en 2027 et en 2028. Le texte a été adopté par 219 voix pour et 110 contre, franchissant la majorité absolue de 201 voix requise pour la résolution, selon Fanpage. Une autre résolution de la majorité sur le Documento programmatico di finanza pubblica (DPFP) a été adoptée par 216 voix pour et 116 contre. Le gouvernement ayant accepté les textes de la majorité, les résolutions de l'opposition du Parti démocrate, du Mouvement 5 étoiles, d'Alleanza Verdi e Sinistra et d'Azione ont été bloquées.
- Pour
- 219 voix
- Contre
- 110 voix
Le Sénat suit
Le Sénat a voté sur les deux textes le même jour. Sa résolution sur le DPFP a recueilli 108 voix pour, 61 contre et deux abstentions. La résolution sur l'écart a obtenu 109 voix pour, 61 contre et deux abstentions. Fanpage rapporte que le gouvernement n'a donné un avis favorable qu'aux résolutions de la majorité dans les deux chambres. Les deux textes ont donc été adoptés dans chaque assemblée, la majorité votant en bloc.
- Pour
- 109 voix
- Contre
- 61 voix
- Abstentions
- 2 voix
Ce que finance l'écart
L'écart mobilise la clause dérogatoire nationale que l'UE autorise pour les dépenses de défense et d'énergie. Il Sole 24 Ore chiffre le total à 29 milliards d'euros, répartis en 0,3 % du PIB pour l'énergie et 0,3 % pour la défense et la sécurité. Fanpage avance le chiffre de 28,8 milliards d'euros sur les deux années et indique que le Conseil des ministres avait déjà approuvé la demande. La résolution de la majorité invite également le gouvernement à prendre en compte le pouvoir d'achat des familles. La clause s'inscrit dans la loi de finances 2027, dont le DPFP constitue le cadre.
L'argumentaire de Giorgetti
Giorgetti a déclaré à la Chambre que la demande constitue une rupture délibérée avec la prudence.
La demande d'ajustement budgétaire visant à activer la clause dérogatoire nationale pour la défense et l'énergie constitue une rupture délibérée avec la position prudente que j'ai défendue par le passé.
Il a présenté le document à l'aide d'une métaphore maritime sur la préparation au mauvais temps.
Quand les prévisions météo annoncent une tempête, il est sage de vérifier l'état du navire avant de prendre le large, et c'est précisément ce que nous avons cherché à faire ces dernières années.
Giorgetti a ajouté qu'il fallait tenir le cap alors que des nuages d'orage s'accumulent à l'horizon, et il a estimé que planifier à trois ans est très complexe car les prévisions sont actualisées chaque semaine, comme le montrent les données du FMI.
Trajectoire du déficit et procédure européenne
ANSA rapporte que le déficit était de 3,1 % du PIB en 2025 et qu'il devrait atteindre 3,4 % en 2027 avec le recours à la clause dérogatoire. Giorgetti a confirmé un objectif de sortie de la procédure européenne pour déficit excessif au printemps, si les conditions le permettent, ainsi qu'un déficit de 2,9 % en 2026. Le déficit italien doit revenir sous le seuil de 3 % du PIB pour que le pays quitte la procédure. Giorgetti a indiqué que le gouvernement s'attendait à ce que ce soit le cas en 2026. Le gouvernement a présenté la demande comme un moyen de préserver la soutenabilité de la dette publique, que Giorgetti dit reconnue par la Commission et jugée soutenable par les marchés.
Une Chambre à moitié vide
Giorgetti s'est exprimé devant une Chambre presque déserte, avec une vingtaine de députés présents selon Fanpage, et les bancs de l'opposition ont protesté, rapporte Rai News. Interrogé sur les sièges vides, il a minimisé les absences et assuré que les députés étaient en route. La Chambre s'est remplie pour les votes. Plus tôt, il avait déclaré à La Repubblica que « ces gens ne veulent pas travailler le lundi, mais il semble qu'ils n'aient pas non plus beaucoup d'appétit pour le mardi ». Le vote a été fixé au 13 octobre plutôt qu'au lundi 12 octobre, car des députés s'opposaient à ce qu'il soit programmé juste après le week-end, selon Fanpage.


