Gouvernement · Rome et Milan

L'Italie retire la réforme qui aurait intégré les médecins de famille dans des dispensaires publics

Le gouvernement italien a retiré un décret qui aurait intégré les médecins de famille dans les Maisons de la Santé communautaires financées par les impôts, cédant à l'opposition farouche des syndicats de médecins et aux divisions internes au sein de la coalition de droite au pouvoir.

Texte IA fondé sur les articles de il Giornale.it, Fanpage, Rai news et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Rome, Milan · Italie

Ce que proposait la réforme

Le décret abandonné visait à faire passer les généralistes de rôles contractuels autonomes à une présence dans les Maisons de la Santé (Case di Comunità), les maxi-ambulatoires financés par 2 milliards d'euros de fonds de relance européens (PNRR). Le ministre de la Santé, Orazio Schillaci, souhaitait au moins une transition partielle vers un statut de salarié pour les quelque 37 000 médecins de famille du pays, qui exercent actuellement comme professionnels indépendants sous convention avec le service national de santé. L'urgence était liée à une échéance stricte : d'ici le 30 juin, au moins 1 038 Maisons de la Santé doivent être opérationnelles pour garantir les fonds européens, mais l'Agenas rapporte que seulement 4 % d'entre elles fonctionnent actuellement à pleine capacité.

Explosion au sein de la majorité

Les syndicats de médecins, notamment la Fimmg et le Smi, avaient menacé d'une grève nationale, tandis que la caisse de sécurité sociale Enpam – d'une valeur de 32 milliards d'euros – a fait un lobbying intense. Forza Italia a été l'opposant politique le plus virulent, son leader Antonio Tajani avertissant que la réforme transformerait les médecins de famille de confiance en « bureaucrates anonymes ». Giorgia Meloni a finalement déclaré au chef de la santé de la Lombardie, Guido Bertolaso, qu'elle ne pouvait pas la faire adopter en raison de « trop de divergences au sein de ma coalition et d'un trop grand risque que les citoyens voient cela comme la fin de la relation patient-médecin ». La Ligue et des parties de Fratelli d'Italia se sont jointes au blocus, fracturant une majorité dont les gouvernements régionaux avaient officiellement soutenu Schillaci.

« Guido, je n'ai pas envie d'aller de l'avant – trop de divergences parmi mes gens et un trop grand risque que cela soit mal perçu par les citoyens comme la fin de la relation de confiance avec leur médecin de famille. »

Giorgia Meloni, présidente du Conseil des ministres d'Italie

Le moment de l'arrêt

Le 10 juin, le chef de cabinet du ministère de la Santé, Marco Mattei, a informé les assesseurs régionaux à la santé que le décret était retiré. Le texte avait été partagé avec les régions mais jamais présenté au Conseil des ministres.

Bertolaso claque la porte

Guido Bertolaso, assesseur à la santé de la Lombardie et champion institutionnel le plus vocal de la réforme, s'était rendu à Rome pour convaincre la présidente du Conseil. Après la décision de Meloni, il a démissionné sur-le-champ de son poste de vice-coordinateur de la Commission Santé des Régions, évoquant une « immense amertume ».

Que se passe-t-il maintenant

Le ministère insiste sur le fait que le travail sur la médecine territoriale se poursuit et qu'il cherchera un nouvel accord contractuel avec les généralistes. Le compromis immédiat discuté est une obligation de six heures par semaine dans les Maisons de la Santé, éventuellement insérée comme amendement à un décret gouvernemental. La réforme plus profonde – rémunération basée sur la performance, une spécialisation universitaire équivalente pour les généralistes et un pédiatre jusqu'à 18 ans – a été reportée.

« Telle qu'elle était, la réforme aurait été un boomerang. Maintenant, nous sommes prêts à raisonner ensemble. »

Silvestro Scotti, secrétaire de la Fimmg

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Sources et contexte

Lieux
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