La Cour des comptes italienne (Corte dei Conti) a publié un rapport sur les mesures censées raccourcir les listes d'attente. La Sezione centrale di controllo sulla gestione delle amministrazioni dello Stato l'a approuvé le 13 octobre dans le cadre de la délibération 54/2026/G, et la cour l'a rendu public le 19 octobre. Le rapport conclut que les listes d'attente restent un problème structurel, lié à des faiblesses organisationnelles, gestionnaires et de programmation, et pas seulement à la pandémie. La cour attribue cet écart en grande partie au manque de personnel, notamment de spécialistes, et à des performances inégales selon les régions. Elle décrit ainsi le problème.
« Les listes d'attente continuent de représenter un problème structurel du système de santé. »
Pour la période 2022-2028, l'État a réservé environ 3,71 milliards d'euros pour réduire les listes d'attente. Les données du ministère de la Santé pour 2022-2025 font état d'environ 1,845 milliard d'euros attribués, dont environ 1,58 milliard ont été utilisés. Fanpage calcule qu'environ 265 millions d'euros n'ont pas été dépensés, un chiffre fondé sur des données partielles. La cour avertit que des déclarations incomplètes et incohérentes de la part des Régions rendent difficile l'évaluation de l'usage de l'argent et de ses résultats. Voici sa principale conclusion sur les dépenses.
Données tirées du texte de l’article
« L'augmentation des financements n'a pas toujours produit des résultats proportionnés aux services rendus et à la réduction des délais d'attente. »
Les données de la cour montrent que, pour les consultations et les examens diagnostiques, une seule prescription sur deux se transforme en réservation, et un citoyen sur cinq refuse le premier créneau proposé. La plateforme nationale des listes d'attente, la PNLA, signale des problèmes dans l'usage régional de la classe de priorité « P » (programmata), des écarts entre les dates proposées et celles acceptées par les patients, et des délais entre une prescription et le premier contact avec les centres de réservation CUP. Même lorsque l'argent est suffisant, l'extension des services est difficile faute de professionnels, en particulier de spécialistes. Le rapport critique aussi la quasi-absence de sanctions et de procédures disciplinaires contre les directeurs généraux des agences de santé les moins performantes.
Le décret-loi 73 de 2024, que Fanpage appelle le décret Schillaci, définit un modèle de gouvernance fondé sur des systèmes de contrôle renforcés, la numérisation et des données actualisées. La cour estime qu'il pourrait apporter une amélioration structurelle, mais que ses effets ne pourront être jugés qu'une fois les mesures prévues pleinement en place. Deux ans après son entrée en vigueur, nombre de ses dispositions n'ont pas encore été appliquées. La cour recommande d'accélérer ce décret, d'achever l'interopérabilité de la PNLA, de renforcer les contrôles sur l'argent et les résultats, d'améliorer la planification des besoins de soins et de remédier au manque de personnel par des mesures structurelles. Le ministre de la Santé, Orazio Schillaci, ancien recteur de l'université Tor Vergata de Rome, avait minimisé les nouveaux chiffres de l'Istat selon lesquels 5,8 millions d'Italiens ont renoncé à des soins en 2024, pas tous en raison des délais d'attente. Il soutenait que ce chiffre applique à l'ensemble de la population les 9,9 % relevés dans un échantillon Istat, fondés sur la perception qu'ont les répondants d'eux-mêmes. Il a ensuite qualifié les délais d'attente de « problème réel ».
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir PollarSanté & Éducation · Rome
La Cour des comptes italienne estime que les listes d'attente restent un problème structurel et que des financements supplémentaires n'ont pas toujours raccourci les délais. Entre 2022 et 2025, environ 1,58 milliard d'euros sur les 1,845 milliard attribués par l'État ont été utilisés.
Texte IA fondé sur les articles de Il Fatto Quotidiano, Fanpage, Il Sole 24 ORE et d’autres médias. Publié .