FilÉtats-Unis et Iran : plans de frappes et OrmuzRécitLe Qatar médiateur entre les États-Unis et l'Iran

Conflits · Doha, Téhéran et Washington

L'Iran affirme pouvoir rouvrir Ormuz en deux jours si les États-Unis acceptent ses conditions

Téhéran affirme que le détroit d'Ormuz pourrait rouvrir en deux jours si Washington accepte ses conditions, alors que le Brent a reculé de 3,2 % dans la matinée du 2 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de rmf24.pl, Le Soir, Digi24 et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

DécryptageVoix de synthèse (IA)

Pourquoi l'offre iranienne de deux jours sur Ormuz dépend-elle des États-Unis ?

En bref

Doha, Téhéran, Washington · Qatar, Iran, États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 1 nov.Les négociateurs iraniens quittent Doha
  2. 2 nov.Baghaei affirme qu'Ormuz pourrait rouvrir en deux jours si les États-Unis acceptent les conditions
  3. 3 nov.Élections de mi-mandat aux États-Unis

Une offre de deux jours liée à des gestes américains

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré le 2 novembre que Téhéran pourrait rouvrir le détroit d'Ormuz en deux jours au lieu de sept, si Washington accepte les conditions iraniennes. Il a présenté ce calendrier comme un nouveau signe de la bonne foi de l'Iran et indiqué que des messages continuaient de circuler entre les deux parties par l'intermédiaire de médiateurs. La prochaine décision, a-t-il dit, revient aux États-Unis. M. Baghaei a également soutenu qu'aucun accord final n'est possible, et que le détroit ne peut rouvrir, tant que le blocus naval américain n'aura pas cessé et que les demandes légitimes de l'Iran n'auront pas été satisfaites. L'Iran n'a pas publié de liste complète de ses exigences, mais la levée des sanctions et le droit de poursuivre son programme nucléaire figurent parmi les principales évoquées.

Discussions de Doha et plan précédent

Les négociateurs iraniens ont quitté Doha le 1er novembre après des discussions avec des médiateurs qataris. Un responsable au fait des discussions a affirmé que ce départ ne traduisait pas de difficultés et qu'un projet de proposition avait été transmis aux parties pour commentaires, une nouvelle réunion étant possible. La guerre a commencé par des frappes israéliennes et américaines sur l'Iran le 28 février, et un cessez-le-feu en avril a mis fin à 40 jours de bombardements intenses. Un protocole d'accord conclu en juin fixait des termes incluant un cessez-le-feu sur tous les fronts, la libération d'avoirs détenus à l'étranger et la fin du blocus naval américain, mais l'arrangement s'est effondré au cours de l'été. En septembre, Donald Trump a rejeté le plan iranien en sept jours, et le différend porte désormais sur l'ordre des étapes : Téhéran veut que les engagements antérieurs soient honorés d'abord, tandis que Washington veut que la question nucléaire soit traitée dès le départ. Le Guardian rapporte que le Qatar tente de débloquer plus de 6 milliards de dollars d'avoirs iraniens.

Prix du pétrole et tensions dans le Golfe

Le Brent a reculé de 3,2 % à 109,75 dollars le baril dans la matinée du 2 novembre, et le brut américain WTI a perdu 3,3 % à 100,69 dollars. Le Brent avait terminé octobre à son plus haut niveau en six mois, les craintes d'une nouvelle escalade s'étant renforcées. L'analyste en chef de KCM Trade, Tim Waterer, a qualifié cette baisse de correction technique et averti qu'une dégradation après les élections de mi-mandat américaines du 3 novembre pourrait pousser le Brent vers 120 dollars le baril. Deux sociétés de surveillance du transport maritime ont indiqué que l'Arabie saoudite avait augmenté ses exportations de pétrole en octobre par rapport à septembre, malgré les attaques houthies contre les infrastructures énergétiques saoudiennes. L'OPEP+ a maintenu dimanche 1er novembre ses objectifs de production de décembre inchangés.

Prix du brut Brent et WTI dans la matinée du 2 novembre 2026USD par baril
Brut Brent
109.75 USD par baril
WTI
100.69 USD par baril

Données tirées du texte de l’article

Mouvements militaires et attaque d'un pétrolier

Le 31 octobre, le dirigeant iranien Mojtaba Khamenei a appelé à une réponse immédiate et efficace aux menaces, sans limite géographique, selon Tasnim, qui rapporte que des commandants militaires l'ont informé de l'état de préparation dans le Golfe, le détroit d'Ormuz et le golfe d'Oman. Vendredi 30 octobre, un pétrolier qatari à destination du Pakistan a été touché par des missiles d'origine inconnue près du détroit, quelques heures après que Téhéran lui avait accordé l'autorisation de passer. Le représentant émirati Anwar Gargash a déclaré qu'une nouvelle escalade n'est dans l'intérêt ni de l'Iran ni d'aucun pays voisin. Le Wall Street Journal, cité par l'AFP, a rapporté que le vice-président américain JD Vance avait écrit à Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, pour relancer les discussions et éviter de nouvelles frappes américaines.

Conditions et prochaines étapes

Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré à Al Jazeera le 1er novembre que Washington devrait également accepter un nouvel itinéraire convenu entre l'Iran et Oman à travers le détroit. Il a précisé que les États-Unis devraient lever leur blocus sur les pétroliers, cesser de bloquer la libération des avoirs iraniens et supprimer les sanctions sur les exportations pétrolières iraniennes, après quoi l'Iran rouvrirait le détroit en deux jours. Il a ajouté qu'aucune discussion directe avec les États-Unis n'était actuellement prévue. Le prochain rendez-vous politique est le vote de mi-mandat américain du 3 novembre.

Cet article fait partie d’un fil

États-Unis et Iran : plans de frappes et Ormuz

Ce qui a changé depuis cette entrée :

  1. 02/11Les rapports ajoutent que Washington cherche des concessions nucléaires tandis que l'Iran exige la fin du blocus, un allègement des sanctions et la libération des avoirs gelés
  2. 02/11Les négociateurs iraniens ont quitté Doha ; un projet de proposition circule et une réunion de suivi reste possible

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar