Diplomatie · Téhéran, Sud du Liban et Washington

L'Iran prévient que l'occupation du Liban par Israël viole l'accord avec les États-Unis, à quelques heures de la signature officielle

Téhéran a déclaré que la poursuite de l'occupation du sud du Liban par Israël constitue une violation du mémorandum entre l'Iran et les États-Unis, liant la survie de l'accord à un retrait israélien complet.

Texte IA fondé sur les articles de Rai news, The Economist, France 24 et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Téhéran, Sud du Liban, Washington · Iran, Liban, États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 16 juinAraghchi (Iran) déclare que l'occupation israélienne du Liban viole le mémorandum.
  2. 17 juinLes forces armées iraniennes avertissent Israël d'une « réponse ferme » si les attaques continuent.
  3. 19 juinL'Iran et les États-Unis doivent formaliser l'accord.

L'ultimatum diplomatique

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que la poursuite de l'occupation israélienne du territoire libanais constitue une violation du mémorandum d'entente entre l'Iran et les États-Unis. Il a souligné que la fin de la guerre en Iran et au Liban sont liées. Araghchi a averti que toute nouvelle attaque israélienne contre le Liban ne serait pas acceptée, selon des propos rapportés par Al Jazeera.

« La poursuite de l'occupation israélienne du territoire libanais est une violation du mémorandum d'entente. »

Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères

Le cadre fragile de l'accord

Le projet d'accord entre Washington et Téhéran, dévoilé quelques heures plus tôt, appelle explicitement à la fin des hostilités sur tous les fronts régionaux, y compris le théâtre libanais et les opérations contre les milices du Hezbollah. La formalisation de l'accord est prévue pour vendredi. Donald Trump avait auparavant déclaré que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devrait faire preuve de plus de responsabilité.

La violence sur le terrain

Malgré l'avancée diplomatique, la violence s'est poursuivie dans le sud du Liban. Quatre personnes ont été tuées dans de nouveaux raids aériens menés par les Forces de défense israéliennes (FDI). Les frappes sont survenues peu après l'annonce du mémorandum, portant un coup dur à la diplomatie internationale. Les forces armées iraniennes ont averti Israël d'une réponse ferme si les attaques persistaient, selon les médias d'État.

« De notre point de vue, il y a un camp qui comprend les États-Unis et Israël, et de l'autre côté se tiennent l'Iran et le Hezbollah. Mettre fin à la guerre au Liban fait partie intégrante de la fin de la guerre dans son ensemble. »

Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères

La position de Netanyahu

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est déjà formellement distancié des accords conclus lors du sommet de Bürgenstock. L'Iran a menacé de faire dérailler la signature nucléaire finale si les troupes de Tel-Aviv ne se retirent pas du Pays des Cèdres. Les nouvelles victimes dans le sud du Liban risquent de devenir le premier obstacle dramatique susceptible de faire dérailler la deuxième phase des négociations recherchée par Donald Trump.

« La fin de la guerre signifie aussi la fin de l'occupation. Sans le retrait des forces israéliennes des terres qu'elles ont occupées pendant cette guerre, on ne peut pas dire que la guerre a réellement pris fin. »

Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères

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