
Le pétrole monte alors que l'Iran refuse des pourparlers directs avec les émissaires américains à Doha
Le Brent progresse de 50 cents à 73,45 dollars le baril, l'Iran n'ayant envoyé qu'une délégation technique à Doha, sans rencontre en face-à-face prévue, ce qui assombrit les perspectives d'un cessez-le-feu permanent.
Réunions indirectes à Doha
Les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff sont arrivés à Doha mardi et ont rencontré des médiateurs qataris, mais aucun entretien direct avec l'Iran n'a été programmé. Le président Donald Trump avait affirmé que l'Iran avait demandé une réunion, mais Téhéran l'a démenti. Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a déclaré aux journalistes que les discussions porteraient sur « toutes les questions régionales », dont le cessez-le-feu iranien et le Liban. L'Iran a annoncé qu'il enverrait une délégation technique dirigée par le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi pour rencontrer les médiateurs mercredi.
Ils ne sont pas ici pour des négociations directes avec les Iraniens.
Impasse sur le détroit d'Ormuz
Le contrôle de cette voie navigable stratégique, par laquelle transitent environ 20 % du pétrole et du gaz mondiaux, reste un point de discorde central. L'Iran insiste pour organiser le trafic et imposer des péages, tandis que les États-Unis exigent la libre circulation. Un responsable américain a indiqué que les deux parties allaient « se calmer pour le moment » après qu'un cargo a été touché jeudi, mais les tensions persistent. Oman a proposé une nouvelle route près de ses côtes, mais l'Iran s'y oppose, y voyant une violation du protocole d'accord.
L'Iran connaît mieux ses responsabilités que toute autre partie et est capable de les assumer, et il n'est pas nécessaire que d'autres interviennent.
- Les États-Unis et l'Iran signent un protocole d'accord sous la médiation du Pakistan et du Qatar, s'engageant à cesser les hostilités et à rouvrir le détroit d'Ormuz.
- L'Iran attaque un cargo après avoir tenté d'ouvrir les eaux territoriales d'Oman à la circulation.
- Un responsable américain déclare que les deux parties « se calment pour le moment » ; les navires peuvent circuler librement dans le détroit.
- Les émissaires américains Kushner et Witkoff rencontrent des médiateurs qataris à Doha ; le Qatar confirme qu'aucune discussion directe avec l'Iran n'est prévue.
- La délégation technique iranienne doit tenir sa première réunion avec les médiateurs à Doha.
Actifs gelés et sanctions
L'Iran souhaite la libération d'au moins 6 milliards de dollars d'actifs gelés. Le président Massoud Pezeshkian a déclaré que des mesures étaient « en cours », mais le Qatar a indiqué que le transfert n'avait pas encore eu lieu et dépendait de l'avancée de discussions qui n'ont pas commencé.
Réaction du marché pétrolier
Le Brent a grimpé de 50 cents à 73,45 dollars le baril et le WTI a augmenté de 63 cents à 70,13 dollars. Au deuxième trimestre, le Brent a enregistré sa plus forte baisse trimestrielle depuis 2008, chutant d'environ 45 dollars, alors que le cessez-le-feu initial avait apaisé les craintes d'approvisionnement. Les stocks de brut américains ont baissé de 6,1 millions de barils la semaine dernière, selon l'API.
Le calendrier nucléaire se resserre
Le protocole d'accord fixait un délai de 60 jours pour les négociations nucléaires, mais il ne reste qu'environ 60 jours sans qu'aucun contact direct n'ait été établi. Les diplomates s'alarment de la lenteur des progrès. Le porte-parole de l'Iran a averti les puissances européennes de ne pas s'impliquer dans le déminage du détroit.


