
La mère d'une candidate de Nouvelle Démocratie décède après une triple attaque incendiaire contre des responsables du parti à Thessalonique
Une série coordonnée d'attaques à la bonbonne de gaz contre les domiciles de trois figures de Nouvelle Démocratie à Thessalonique tôt mercredi a tué Vagia Nestora et blessé quatre autres personnes, dont sa fille, la candidate du parti Afroditi Nestora.
Les attaques
Trois engins incendiaires artisanaux ont explosé en 17 minutes aux premières heures du 1er juillet 2026, visant des résidences liées au parti au pouvoir, la Nouvelle Démocratie. La première explosion s'est produite à 04h18 devant un immeuble à Pylaia où Zisis Ioakeimovits, président du comité ND de Thessalonique, possède des appartements. Six minutes plus tard, un deuxième engin a explosé à l'entrée de l'immeuble de l'ancien député Savvas Anastasiadis à Toumba, causant des dégâts matériels limités. La troisième attaque, la plus grave, a frappé à 04h35 dans le quartier de Charilaou, où une bonbonne de gaz a été placée sous une voiture dans le parking de l'immeuble abritant Afroditi Nestora, candidate ND.
- Premier engin explose devant la propriété de Zisis Ioakeimovits à Pylaia, aucun blessé.
- Deuxième explosion à l'entrée de l'appartement de Savvas Anastasiadis à Toumba, dégâts limités.
- Troisième attaque, la plus grave, à Charilaou ; engin placé sous une voiture, cinq blessés, un mort.
Victimes et bilan
Vagia Nestora, la mère de la candidate, a subi des brûlures couvrant plus de 80 % de son corps après avoir, avec sa fille, couru vers le parking pour éteindre les flammes qui avaient englouti deux véhicules. Elle a été intubée et admise à l'unité de soins intensifs de l'hôpital Ippokrateio, mais est décédée 13 heures plus tard d'une défaillance multiviscérale. Afroditi Nestora a subi des brûlures au premier et deuxième degré, une inhalation de fumée et des lésions des cordes vocales ; son père Panagiotis a été traité pour des problèmes respiratoires. Deux autres résidents du même immeuble ont également été hospitalisés.
J'étais absent de mon domicile à Thessalonique. On m'a informé que des bonbonnes de gaz avaient été placées vers 3 heures du matin. L'entrée vitrée a été brisée, un petit incendie s'est déclaré, et la police a réussi à l'éteindre. Il y a des caméras. Une personne, d'après ce qu'on m'a dit, est sortie des bois et a laissé les bonbonnes.
L'enquête se concentre sur les milieux antiautoritaires
L'unité antiterroriste a repris l'affaire, les enquêteurs se concentrant sur la scène antiautoritaire active à Thessalonique. Des sources policières ont indiqué aux médias grecs que l'opération portait les marques d'un plan bien préparé, et que des attaques similaires utilisant des engins artisanaux avaient déjà été enregistrées dans la ville. Les autorités pensent que les auteurs appartiennent à un groupe lié à des occupations et des affrontements à l'Université Aristote de Thessalonique, et que des membres plus jeunes, aux antécédents judiciaires moins lourds, auraient été utilisés pour exécuter les frappes.
Preuves et traque
Les images de vidéosurveillance des zones environnantes ont fourni des images claires d'au moins trois suspects se déplaçant sur deux motos. Deux personnes sur une moto auraient placé les engins, tandis qu'un troisième sur une seconde moto faisait le guet ; une possible quatrième personne est également sous enquête. Les images ont capturé les visages des suspects et leur itinéraire avant et après les attaques. Les équipes médico-légales analysent les restes des engins (de petits récipients en plastique contenant un liquide inflammable) à la recherche d'empreintes digitales et d'ADN, tandis que les relevés téléphoniques de la zone sont examinés. La police recueille également des témoignages pour reconstituer les déplacements des auteurs.


