IA & Tech · Munich
Enquête Ifo : une entreprise allemande sur cinq considère l’IA comme un substitut aux diplômes universitaires
Une enquête de l’Institut Ifo basé à Munich, publiée le 12 juin, révèle que 19,2 % des entreprises allemandes utilisant l’IA jugent simple de remplacer des diplômés universitaires par du personnel moins qualifié assisté par la technologie.
Texte IA fondé sur les articles de tagesschau.de, Bayerischer Rundfunk, Süddeutsche Zeitung et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).
En bref
19,2 % des entreprises allemandes qui utilisent l’IA déclarent qu’il est facile ou très facile de remplacer les travailleurs titulaires d’un diplôme universitaire ou technique par des employés moins qualifiés assistés par l’IA.
Dans le secteur du commerce, 28,6 % considèrent les diplômes comme remplaçables, tandis que la construction n’enregistre que 9,3 %. Les services (19,7) et l’industrie manufacturière (14,6) se situent entre les deux.
55,4 % des entreprises utilisant l’IA jugent difficile ou impossible de remplacer les diplômés, et 62,7 % disent de même pour les travailleurs expérimentés.
La part des entreprises allemandes utilisant l’IA dans leurs processus métier est passée de 40,9 % l’an dernier à 54,5 %, avec 16 % supplémentaires prévoyant de l’adopter.
L’enquête
L’Institut Ifo a interrogé près de 3 000 entreprises allemandes en mai 2026 dans le cadre de son enquête conjoncturelle régulière. Une nouvelle question pour ce volet demandait aux entreprises utilisant déjà l’intelligence artificielle dans quelle mesure il serait facile de substituer des qualifications formelles ou une expérience professionnelle par des travailleurs assistés par l’IA. L’institut a précisé que cette question était posée pour la première fois, de sorte qu’aucune comparaison d’une année sur l’autre n’existe.
L’IA comme substitut à la formation formelle
Parmi les 54,5 % d’entreprises qui utilisent l’IA dans leurs processus métier, 19,2 % ont qualifié de facile ou très facile le remplacement d’un salarié titulaire d’un Fach- ou Hochschulabschluss (diplôme technique ou universitaire) par un employé moins qualifié assisté par des outils d’IA. Cela correspond à environ une entreprise sur cinq adoptant l’IA qui y voit une alternative directe au diplôme.
« KI verändert die Arbeitswelt und kann in manchen Bereichen auch formale Qualifikationen und Erfahrungen teilweise ersetzen. »
L’expérience professionnelle également sous pression
Quinze pour cent des entreprises utilisant l’IA ont déclaré qu’il serait facile ou très facile de remplacer un travailleur expérimenté par un nouvel arrivant qui s’appuie sur l’IA. Le secteur du commerce affiche à nouveau la préparation la plus élevée, avec 22,9 %, suivi des services (14,5 %), de l’industrie manufacturière (12,6 %) et de la construction (7,7 %). La chercheuse de l’Ifo, Anna Ruffert, a expliqué que l’expérience professionnelle semble un peu plus difficile à compenser par l’IA que les diplômes formels.
Différences sectorielles
L’ouverture au remplacement des qualifications par l’IA varie fortement selon les secteurs. Dans le commerce, 28,6 % des entreprises utilisant l’IA voient peu de difficultés à remplacer les diplômés, tandis que ce chiffre tombe à 19,7 % dans les services, 14,6 % dans l’industrie manufacturière et seulement 9,3 % dans la construction.
- Commerce
- 28.6 %
- Services
- 19.7 %
- Industrie manufacturière
- 14.6 %
- Construction
- 9.3 %
Données tirées du texte de l’article
Une majorité sceptique
Malgré ces signaux, la plupart des entreprises restent prudentes. Cinquante-cinq virgule quatre pour cent des entreprises utilisant l’IA considèrent qu’il est difficile ou impossible de remplacer les travailleurs titulaires d’un Fach- ou Hochschulabschluss par du personnel moins qualifié assisté par l’IA. Lorsqu’il s’agit de remplacer des travailleurs expérimentés, la résistance est encore plus forte, atteignant 62,7 %. Les résultats étaient quasi identiques quelle que soit la taille de l’entreprise, a ajouté l’institut.
L’adoption de l’IA continue de grimper
Au total, 54,5 % des entreprises allemandes intègrent désormais l’IA dans leurs processus métier, contre 40,9 % un an plus tôt. Seize pour cent supplémentaires déclarent prévoir d’introduire l’IA, et 21,6 % en discutent la possibilité. La part des entreprises utilisant l’IA pour des tâches telles que le traitement de texte et d’images, l’analyse de données ou le service client a nettement augmenté.
- 2025
- 40.9 %
- 2026
- 54.5 %
Données tirées du texte de l’article
Impact sur le marché du travail
Les conséquences sont déjà visibles. Ces derniers mois, plusieurs grandes entreprises ont annoncé des suppressions d’emplois explicitement liées à une utilisation accrue de l’IA. Les jeunes travailleurs signalent une baisse des offres d’emploi pour les postes d’entrée de gamme, et l’enquête s’ajoute aux éléments montrant que les diplômes formels pourraient perdre progressivement de leur poids là où l’IA peut combler le fossé de connaissances.
- Commerce
- 22.9 %
- Services
- 14.5 %
- Industrie manufacturière
- 12.6 %
- Construction
- 7.7 %
Données tirées du texte de l’article
Poser une question sur ce texte
Sources et contexte
- tagesschau.deifo-Umfrage: Viele Firmen sehen KI als Ersatz für Akademiker
- Bayerischer Rundfunkifo-Studie: Firmen sehen Uni-Abschlüsse teils durch KI ersetzbar
- Süddeutsche ZeitungUmfrage: Jede fünfte Firma sieht KI als Ersatz für Hochschulabschluss
- N-tvDer Tag: Jede fünfte Firma sieht KI als Alternative zu Hochschulabschluss
- Anna Ruffert
- chercheuse de l’Institut Ifo
- Bas
- ministre allemand du Travail
- Lieux
- Munich
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir Pollar