
L'excédent primaire du budget grec atteint 5,73 milliards d'euros au cours des sept premiers mois de 2026
La Grèce a enregistré un excédent primaire de l'administration centrale de 5,725 milliards d'euros au cours des sept premiers mois de 2026, dépassant l'objectif budgétaire officiel de 4,417 milliards d'euros, grâce à de fortes recettes fiscales en juillet.
Excédent primaire et solde global
La Grèce a enregistré un excédent budgétaire primaire de 5,725 milliards d'euros sur une base de caisse modifiée entre janvier et juillet 2026, selon les données provisoires d'exécution publiées par le ministère de l'Économie nationale et des Finances. Le résultat a dépassé l'objectif sur sept mois de 4,417 milliards d'euros de 29 %, bien qu'il soit inférieur à l'excédent primaire de 7,939 milliards d'euros réalisé sur la même période en 2025. Le solde budgétaire total de l'État affichait un déficit de 389 millions d'euros sur la période, contre un déficit cible de 1,323 milliard d'euros et un excédent de 2,168 milliards d'euros en 2025. Des ajustements comptables, notamment 510 millions d'euros de reports de paiements du Programme d'investissement public, 406 millions d'euros de transferts différés aux entités de l'administration générale et 135 millions d'euros de la deuxième tranche de la redevance de concession pour le casino d'Elliniko, ont ramené la surperformance sous-jacente de l'excédent primaire à 256 millions d'euros par rapport aux objectifs.
- Réel janv.-juil. 2025
- 7.939 Md€
- Objectif janv.-juil. 2026
- 4.417 Md€
- Réel janv.-juil. 2026
- 5.725 Md€
Performance fiscale de juillet et moteurs touristiques
La performance fiscale mensuelle de juillet a accéléré les recettes de l'État alors que l'activité économique a atteint son pic pendant la saison touristique estivale. Les recettes budgétaires nettes de juillet ont atteint 9,195 milliards d'euros, dépassant l'objectif mensuel de 895 millions d'euros. Les seules recettes fiscales se sont élevées à 9,092 milliards d'euros, soit 528 millions d'euros (ou 6,2 %) de plus que l'objectif mensuel fixé dans le budget. La poussée mensuelle reflète de fortes recettes de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de paiements d'impôt sur le revenu des personnes physiques. La première tranche de l'impôt sur le revenu annuel est venue à échéance en juillet, parallèlement aux règlements forfaitaires des contribuables bénéficiant de remises de 2 % à 4 % pour paiement intégral anticipé. Les remboursements de recettes en juillet ont atteint 842 millions d'euros contre un objectif mensuel de 698 millions d'euros.
- Dépassement recettes fiscales juillet
- 528 M€
- Dépassement recettes nettes juillet
- 895 M€
- Dépassement recettes fiscales ajusté janv.-juil.
- 1112 M€
- Dépassement recettes nettes janv.-juil.
- 1975 M€
Totaux des recettes sur sept mois et redevances de concession
Sur l'ensemble de la période de janvier à juillet 2026, les recettes budgétaires nettes de l'État ont atteint 45,207 milliards d'euros, soit une augmentation de 1,975 milliard d'euros par rapport à la prévision budgétaire. Le total des recettes fiscales, impôts directs et indirects confondus, s'élevait à 42,916 milliards d'euros. Les remboursements d'impôts sur les sept mois ont approché 5 milliards d'euros, dépassant d'environ 500 millions d'euros les prévisions initiales. Le chiffre des recettes sur sept mois intègre des recettes exceptionnelles de concessions, menées par 306 millions d'euros de la TVA à 24 % sur l'accord de concession de 35 ans pour l'autoroute Egnatia Odos et ses axes verticaux. En excluant la transaction Egnatia Odos et le paiement de concession de 135 millions d'euros pour le casino d'Elliniko, les recettes fiscales s'établissaient à 42,475 milliards d'euros, dépassant les objectifs de 1,112 milliard d'euros (soit 2,7 %).
Dépenses de l'État et paramètres budgétaires
Les dépenses budgétaires ont également dépassé les prévisions au cours des sept premiers mois de 2026. Les dépenses totales du budget de l'État ont atteint 45,596 milliards d'euros, dépassant l'objectif budgétaire de 44,556 milliards d'euros de 1,040 milliard d'euros. Par rapport aux sept premiers mois de 2025, les dépenses de l'État ont augmenté de 4,911 milliards d'euros. Le ministère de l'Économie nationale et des Finances a noté que les résultats primaires sur la base de la trésorerie reflètent le périmètre de l'administration centrale plutôt que le périmètre des administrations publiques, qui inclut les collectivités locales, les caisses de sécurité sociale et les personnes morales de droit public. La hausse des prix nominaux des biens et services, combinée au chiffre d'affaires touristique, a élargi la base imposable et soutenu la performance budgétaire jusqu'en juillet.

