
Le Portugal enregistre un excédent budgétaire de 249,3 millions d'euros jusqu'en août, sous le poids du remboursement de la dette du SNS
Le Portugal a affiché un excédent budgétaire public de 249,3 millions d'euros jusqu'en août 2026, en baisse de 1 799,4 millions d'euros par rapport à la même période de 2025, après la régularisation des dettes de santé publique par l'État.
Contraction de l'excédent budgétaire
Le Portugal a enregistré un excédent des administrations publiques de 249,3 millions d'euros jusqu'en août 2026, selon le rapport mensuel d'exécution budgétaire publié par l'Entidade Orçamental le 30 septembre 2026. Ce chiffre représente une baisse de 1 799,4 millions d'euros par rapport aux 2 048,7 millions d'euros enregistrés sur la même période de huit mois en 2025. Les dépenses publiques totales consolidées et primaires ont augmenté de 10,4 % en glissement annuel jusqu'en août. Sur la même période, les recettes des administrations publiques ont progressé de 7,9 %, portées par des gains dans toutes leurs composantes, la progression des dépenses restant toutefois plus rapide que celle des recettes.
- Août 2025
- 2048.7 M€
- Août 2026
- 249.3 M€
Effet de la régularisation de la dette du secteur de la santé
La contraction de la position budgétaire globale découle du solde de l'administration centrale, en baisse de 2 864,5 millions d'euros, ou de 1 618,2 millions d'euros hors paiements de régularisation de dette. Le solde global et primaire de l'administration centrale s'est établi à moins 845,8 millions d'euros, soit une baisse de 2 150,2 millions d'euros. L'accélération des injections de capital de l'État pour régler les dettes échues accumulées par le Service national de santé (SNS) constitue un facteur central de cette évolution. Les transferts d'apurement de dette ont atteint 1 426,5 millions d'euros jusqu'en août 2026, contre 180,1 millions d'euros sur la même période de 2025. L'autorité budgétaire a calculé le solde sous-jacent sans ces transferts exceptionnels liés à la santé.
Corrigé de l'effet propre aux paiements mentionnés du SNS, le solde global des administrations publiques serait positif à 1 675,8 millions d'euros, avec une réduction de 553 millions d'euros par rapport à 2025, du fait que la hausse des dépenses a été supérieure à celle des recettes.
Comptes régionaux et exonérations fiscales
La baisse des soldes de l'administration centrale a été partiellement compensée par les excédents des autres niveaux d'administration publique. Les soldes de la Sécurité sociale se sont améliorés de 714,3 millions d'euros, ceux des administrations locales ont progressé de 281,2 millions d'euros et les administrations régionales ont enregistré une hausse de 69,6 millions d'euros. Au total, les administrations régionales et locales affichent un excédent conjoint de 1 095,1 millions d'euros jusqu'en août, en hausse de 350,8 millions d'euros par rapport à la même période de 2025. Du côté des recettes fiscales et contributives, les résultats ont été influencés par les moratoires de paiement de dette et les exonérations de la taxe sociale unique (TSU) accordées pour soutenir les entreprises touchées par une série de tempêtes.
Les paiements en retard du secteur public dépassent un milliard d'euros
Les paiements en retard dus par les organismes du secteur public ont atteint 1 005,8 millions d'euros à fin août 2026, soit une hausse de 294,2 millions d'euros par rapport au mois précédent. L'Entidade Orçamental a précisé qu'une comparaison en glissement annuel n'était pas possible, la définition formelle des paiements en retard ayant été révisée en juin 2026. La progression mensuelle s'est concentrée dans le secteur de la santé, qui a généré 226,5 millions d'euros des nouveaux arriérés. Les entités publiques reclassifiées ont contribué pour 32,3 millions d'euros à la hausse mensuelle, tandis que les administrations régionales représentaient 26 millions d'euros de paiements retardés supplémentaires.
- Santé
- 226.5 M€
- Entités publiques reclassifiées
- 32.3 M€
- Administration régionale
- 26 M€
