En bref
Tous trois encourent l'homicide volontaire en série, l'homicide commis dans le cadre d'un acte terroriste au titre de l'article 187A et 24 chefs de tentative d'homicide volontaire contre les employés présents dans l'agence.
La femme de 46 ans a déposé un mémoire de 56 pages, un média évoquant toutefois 59 pages, et l'homme de 42 ans a remis un mémoire écrit niant toute implication dans les faits.
L'homme de 42 ans qui, selon les autorités, a brisé la vitre de la banque doit présenter sa défense complémentaire vendredi 23 octobre 2026.
- mai 2010Incendie dans l'agence de la banque Marfin, trois employés tués
- 21 oct.Deux des trois accusés présentent leurs défenses complémentaires et retournent en prison
- 23 oct.Le troisième accusé doit présenter sa défense complémentaire
Des chefs d'accusation aggravés
Deux des trois accusés de l'affaire de l'incendie de la banque Marfin ont présenté mercredi 21 octobre 2026 leurs défenses complémentaires, puis sont retournés en prison. Tous trois font désormais face au même acte d'accusation aggravé, qui retient l'homicide volontaire en série, l'homicide commis dans le cadre d'un acte terroriste au titre de l'article 187A du code pénal, ainsi que 24 chefs de tentative d'homicide volontaire contre les employés présents dans l'agence. L'incendie de mai 2010 a tué trois employés, dont l'une était enceinte. L'affaire a été relancée des années plus tard après qu'un courriel anonyme l'a sortie d'un tiroir.
Défenses et démentis
La femme de 46 ans, résidente de Brighton en Angleterre, extradée vers la Grèce à la demande des autorités judiciaires grecques, a remis un mémoire écrit au juge d'instruction. Les rapports divergent sur sa longueur : un média évoque 59 pages, deux autres 56. Elle y répète qu'elle nie tout lien avec l'affaire. Elle affirme avoir participé à la manifestation du 5 mai 2010, mais pas aux violences qui ont abouti à l'incendie, une déclaration qu'elle avait déjà faite lorsqu'elle se trouvait à Londres. Selon les rapports, le dossier ne contient aucun élément nouveau au-delà de ce qui avait déjà été montré aux accusés après leur arrestation. L'homme de 42 ans identifié par les autorités sur les lieux a également remis un mémoire écrit niant toute implication dans les faits.
Le second quadragénaire et le dossier
Les autorités affirment qu'un second homme de 42 ans, porteur d'un sac à dos distinctif, a brisé la vitre de la banque pendant l'attaque. Il doit présenter sa défense complémentaire vendredi 23 octobre 2026, lors de la comparution du troisième accusé devant le juge d'instruction. Les avocats des accusés affirment que les preuves sont fabriquées et minces et ne permettent pas d'identifier formellement les assaillants. Ils soutiennent aussi que le juge d'instruction est prêt à clore l'enquête alors que l'auteur et l'expéditeur du courriel anonyme qui a relancé l'affaire n'ont pas été identifiés. Les articles ne précisent pas quand le magistrat décidera de clore ou non le dossier.
Chronologie et réactions
Depuis que le courriel a relancé l'affaire, la procédure a avancé par étapes, de l'incendie de 2010 aux chefs d'accusation aggravés et aux défenses désormais examinées.
Des soutiens se sont rassemblés dès le matin aux tribunaux d'Evelpidon, scandant des slogans en faveur des accusés détenus. La prochaine étape consignée est la déposition du troisième accusé, vendredi 23 octobre 2026.