
Dans le Tarn, les gendarmes reprennent les recherches des restes de Delphine Aussaguel avant la reconstitution
Les unités de gendarmerie ont entamé de nouvelles recherches à Mailhoc pour retrouver les restes squelettiques de Delphine Aussaguel, deux jours avant une reconstitution prévue le 2 octobre.
De nouvelles recherches à Mailhoc
Les gendarmes ont repris les opérations de recherche mercredi matin 30 septembre 2026 dans la commune de Mailhoc, dans le Tarn. Les équipes ratissent plusieurs parcelles agricoles qui n'avaient pas encore fait l'objet de vérifications physiques par les enquêteurs. Ces recherches s'inscrivent dans le cadre d'un supplément d'information ordonné par la justice, en lien avec la cour d'assises de la Haute-Garonne.
Le dispositif mobilise deux escadrons de gendarmerie mobile, une trentaine de gendarmes du département du Tarn et une dizaine d'enquêteurs de la section de recherches de Toulouse et de l'Unité nationale de police judiciaire (UNPJ). Les recherches se concentrent sur des parcelles situées à environ 10 kilomètres de l'ancienne résidence du couple à Cagnac-les-Mines.
La recherche d'éléments médico-légaux
Les enquêteurs tentent de retrouver les parties squelettiques restantes de Delphine Aussaguel, en donnant la priorité au crâne. Chantal Ferreira, première présidente de la cour d'appel de Toulouse, a expliqué les raisons médico-légales qui ont conduit à autoriser de nouveaux ratissages.
J'aurais aimé retrouver le crâne. Il peut y avoir des marques sur le crâne.
Chantal Ferreira a indiqué que l'examen du crâne pourrait apporter des éléments matériels permettant de consolider les conclusions sur la cause exacte du décès. Lors des premières recherches, le 16 juillet 2026, les enquêteurs avaient découvert des restes squelettiques de la partie inférieure du corps dans un champ de Mailhoc que Cédric Jubillar avait désigné. Les analyses de laboratoire ont ensuite confirmé que les ossements retrouvés appartenaient à l'infirmière de 33 ans disparue.
Aveux et rappel de l'affaire
La découverte des restes a suivi les aveux de Cédric Jubillar en juillet 2026, mettant fin à plus de cinq ans de dénégations et de silence. Le plaquiste a reconnu le meurtre dans une lettre le 6 juillet 2026, avant de réitérer ses aveux devant les enquêteurs lors d'un interrogatoire le 15 juillet 2026. Il a reconnu avoir étranglé son épouse à leur domicile de Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
En octobre 2025, la cour d'assises d'Albi avait condamné Cédric Jubillar pour meurtre à 30 ans de réclusion criminelle. Incarcéré au centre de détention de Seysses, il a fait appel, ce qui a conduit la justice à ordonner le supplément d'information.
- Delphine Aussaguel est tuée dans la nuit à son domicile de Cagnac-les-Mines
- Les enquêteurs procèdent à une première reconstitution au domicile du couple
- La cour d'assises d'Albi condamne Cédric Jubillar à 30 ans de réclusion
- Cédric Jubillar reconnaît dans une lettre avoir tué son épouse
- Les équipes de recherche découvrent des restes squelettiques de la partie inférieure du corps à Mailhoc
- Les unités de gendarmerie reprennent les recherches dans les champs de Mailhoc
- La justice programme une seconde reconstitution
- Le procès en appel s'ouvre devant le tribunal de Toulouse
Reconstitution et calendrier du procès en appel
Les recherches ont lieu deux jours avant une reconstitution prévue vendredi 2 octobre 2026 à Cagnac-les-Mines. Les enquêteurs avaient déjà procédé à une reconstitution au domicile du couple en décembre 2022. Sur le terrain de Mailhoc, les préparatifs comprenaient la mise en place de tas de terre végétale le long d'une ligne d'arbres, avec des barrières et du ruban de balisage rouge et blanc délimitant la zone.
Les éléments recueillis lors des recherches et de la reconstitution seront présentés lors du procès en appel de Cédric Jubillar. Le second procès doit se tenir au tribunal de Toulouse du 30 avril au 14 mai 2027.
