Santé & Éducation · Madrid, Barcelone et Valence
Les médecins espagnols se mettent en grève dans plusieurs régions après le report de la grève nationale
Madrid, la Catalogne et la Communauté valencienne entament mercredi 28 octobre des grèves régionales de médecins, tandis que la grève nationale contre le Estatuto Marco reste reportée après la convocation d'élections anticipées.
Texte IA fondé sur les articles de europa press, El Confidencial, eldiario.es et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
La première grève nationale illimitée de médecins depuis plus de 30 ans, prévue le 28 octobre contre le Estatuto Marco, a été reportée, et le comité de grève affirme que le conflit reste ouvert.
La grève madrilène démarre le 28 octobre par une marche vers le Congrès des députés ; le premier bloc couvre du 28 au 30 octobre et le dernier s'achève le 9 ou le 11 décembre selon eldiario, ou le 12 décembre selon El Periódico.
Metges de Catalunya et le syndicat Avanza à Valence ont appelé à des grèves illimitées à partir du 28 octobre, tandis que le Sindicato Médico Andaluz a fixé au 13 novembre le début en Andalousie.
Le département de la Santé de Catalogne cite une hausse des effectifs de 15,67 % sur cinq ans, une année de travail de 1 642 heures dans de nombreux cas et des revalorisations des gardes de 25 % à 30 %.
Les Asturies, le Pays basque et la Galice ont conclu des accords, et l'avocat Juan José Bestard Perelló rappelle que les régions ne peuvent pas modifier seules le salaire de base ni les triennats.
- 16 oct.Début de la grève régionale des médecins des Canaries, jusqu'au 26 octobre
- 28 oct.Début des grèves régionales en Catalogne, à Madrid et dans la Communauté valencienne
- 13 nov.Début de la grève illimitée en Andalousie
- 16 nov.Début de la grève en Castille-La Manche
Une grève nationale en suspens
Les syndicats de médecins avaient appelé à la première grève nationale illimitée de médecins depuis plus de 30 ans pour le mercredi 28 octobre, afin de protester contre le Estatuto Marco, la loi de l'État qui fixe les conditions de travail communes du personnel statutaire de la santé. Le mouvement a été reporté après la convocation d'élections anticipées. Le comité de grève a déclaré que le conflit restait ouvert, et plusieurs syndicats ont averti que la mobilisation pourrait reprendre si le prochain gouvernement ne répond pas aux revendications de la profession. Le Estatuto Marco étant une loi de l'État, sa réforme relève du gouvernement central et des Cortès, tandis que les régions gèrent leurs propres services de santé et leur personnel.
Grèves régionales et carte du conflit
Les médecins de Madrid, de Catalogne et de la Communauté valencienne entament mercredi 28 octobre des arrêts régionaux. À Madrid, le mouvement est divisé en quatre blocs de trois jours, le premier allant du 28 au 30 octobre, avec une marche vers le Congrès des députés le premier jour. eldiario donne le dernier bloc du 9 au 11 décembre, tandis qu'El Periódico donne le 12 décembre comme date de fin : la date de clôture diffère donc entre les deux médias. Metges de Catalunya a appelé à une grève illimitée à partir du même jour dans les services de santé publics et concertés, avec une manifestation prévue à Barcelone. Dans la Communauté valencienne, le syndicat Avanza a appelé à un arrêt illimité sur des revendications en attente qui relèvent directement de la compétence de la Conselleria de Sanidad, selon son secrétaire général Juan Soliveres. Les médecins des Canaries ont fait grève du 16 au 26 octobre, le Sindicato Médico Andaluz a appelé à une grève illimitée à partir du 13 novembre, et les médecins de Castille-La Manche rejoignent le mouvement à partir du 16 novembre.
El Confidencial et eldiario comptent cinq régions qui maintiennent leurs propres appels, tandis qu'El Periódico en compte six en incluant la Castille-La Manche. eldiario estime à environ 32 millions de personnes la population concernée dans les quatre régions les plus peuplées et aux Canaries. Les Asturies, le Pays basque et la Galice ont déjà conclu des accords avec les représentants de leurs médecins, ce qu'eldiario cite comme la preuve que les régions peuvent améliorer les conditions sans attendre Madrid.
Compétences et fracture régionale
Juan José Bestard Perelló, avocat spécialisé en droit de la santé, a déclaré à El Confidencial que les régions peuvent modifier les compléments de salaire, les horaires, les temps de repos et les parcours de carrière par leurs propres instruments. Il a ajouté que les régions ne peuvent pas modifier seules le salaire de base ni les triennats du personnel statutaire. Ángela Hernández, secrétaire générale d'AMYTS à Madrid, a déclaré que mettre fin à la grève au niveau régional était « relativement simple » et a estimé que les demandes de Madrid la plaçaient bien à l'écart des autres régions. Son argument repose sur un partage des rôles : le ministère fixe le cadre réglementaire et la convention collective, tandis que la région l'applique et peut payer au-delà.
« Les compétences sont partagées : le ministère décide du cadre réglementaire et de la convention collective, et la communauté l'applique, mais rien ne l'empêche de payer au-delà. »
Revendications et réponses officielles
Les syndicats madrilènes réclament une semaine de 35 heures, la fin des gardes obligatoires de 24 heures et une table de négociation dédiée avec le gouvernement régional dirigé par Isabel Díaz Ayuso. La plupart de ces revendications reprennent celles adressées au ministère de la Santé, et les syndicats avaient demandé la démission de la ministre Mónica García. Miguel Ángel García Martín, conseiller régional à la Présidence, a accusé en octobre les organisateurs madrilènes d'une « grève politique » fondée sur un slogan de la gauche et de l'extrême gauche, selon eldiario. AMYTS affirme que le département régional n'a pas reçu ses représentants depuis le début de l'été. En Catalogne, le département de la Santé a qualifié de « légitimes » les revendications des médecins, mais a affirmé que la grève était nationale et n'avait été déclenchée par aucune décision de la Generalitat ni aucune atteinte aux droits. Il a cité des accords ayant augmenté les effectifs de 15,67 % sur cinq ans, réduit l'année de travail à 1 642 heures dans de nombreux cas et relevé la rémunération des gardes de 25 % à 30 %.
« Une négociation sociale parallèle ne peut pas être ouverte en même temps qu'une grève alors qu'une convention collective est en cours de négociation. »
Le département a indiqué que les questions sociales relèvent des conventions collectives et de la table sectorielle de l'Institut Català de Salut, et que sa table de dialogue, réunie six fois en 2025, ne peut remplacer la négociation légale des salaires et des horaires.
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Sources et contexte
- europa pressLe gouvernement considère les revendications des médecins comme légitimes et place...El Govern ve "legítimas" las demandas de los médicos y sitúa la... · original en espagnol
- El ConfidencialLes médecins retournent dans la rue : pourquoi certaines communautés autonomes résolvent-elles le conflit tandis que d'autres restent sans accord ?Los médicos vuelven a las calles: ¿por qué unas comunidades autónomas desatascan el conflicto y otras siguen sin acuerdo? · original en espagnol
- eldiario.esLes syndicats médicaux maintiennent la grève dans cinq communautés : « Les compétences sont transférées »Los sindicatos médicos mantienen la huelga en cinco comunidades: "Las competencias están transferidas" · original en espagnol
- El PeriódicoLes médecins reprennent la grève dans six communautés pour « rendre visible le mécontentement » face au blocage des négociations régionalesLos médicos vuelven a la huelga en seis comunidades para 'visibilizar el malestar' ante el bloqueo de las negociaciones regionales · original en espagnol
- Ángela Hernández
- Secrétaire générale du syndicat de médecins madrilène AMYTS
- Mónica García
- Ministre dont les syndicats de médecins ont demandé la démission
- Isabel Díaz Ayuso
- À la tête du gouvernement régional de Madrid avec lequel les syndicats négocient
- Miguel Ángel García Martín
- Conseiller régional madrilène à la Présidence, qui a critiqué la grève
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