Santé & Éducation · Madrid
Le comité de grève des enseignants de Madrid réclame des négociations, le gouvernement chiffre la hausse à 665 millions d'euros
Le comité de grève a déposé une demande formelle de réunion urgente avec la conseillère Mercedes Zarzalejo, alors que le gouvernement régional chiffre à 665 millions d'euros par an le coût d'une hausse mensuelle de 600 euros.
Texte IA fondé sur les articles de EL PAÍS, LaSexta, europa press et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le comité de grève a demandé une réunion urgente à Mercedes Zarzalejo, invoquant l'article 8.2 du décret-loi royal 17/1977 du 4 mars et menaçant de saisir la justice si les discussions ne s'ouvrent pas.
La Consejería affirme que la hausse mensuelle de 600 euros coûterait 665 millions d'euros par an en masse salariale, tandis que ses sources évaluent le coût cumulé des revendications à 1 400 millions d'euros.
Zarzalejo doit rencontrer FSIE Madrid le 27 octobre 2026, une réunion que le comité de grève juge inadmissible alors qu'aucune discussion n'a lieu avec les syndicats du public.
Plusieurs centaines d'enseignants ont bloqué la Gran Vía pendant environ une heure le 26 octobre, treizième jour de la grève illimitée entamée le 14 octobre.
- 23 sept.Ouverture de la table de négociation avec CCOO, UGT, CSIF et ANPE
- 14 oct.Début de la grève illimitée dans l'enseignement public non universitaire
- 26 oct.Plusieurs centaines d'enseignants bloquent la Gran Vía pendant environ une heure
- 27 oct.Réunion de la conseillère avec FSIE Madrid
Le comité de grève réclame des négociations
Le Comité de Huelga Mixto, qui rassemble CCOO, UGT, CGT, CNT et STEM, a déposé une demande formelle auprès de la conseillère Mercedes Zarzalejo pour obtenir une réunion urgente avant toute nouvelle action en justice. Le comité réclame ce qu'il appelle une « négociation réelle et effective » et prévient qu'il évaluera les voies juridiques si la Consejería continue de refuser d'ouvrir les discussions. Il invoque l'article 8.2 du décret-loi royal 17/1977 du 4 mars sur les relations de travail, qui impose la négociation dès la notification d'une grève et pendant son déroulement. La grève illimitée dans l'enseignement public non universitaire a débuté le 14 octobre.
« Cette demande est une nouvelle occasion pour la Consejería de remettre la situation sur les rails par le dialogue et d'éviter que le conflit ne devienne une affaire judiciaire. »
Le comité a présenté cette demande comme un moyen de régler le différend sans passer par les tribunaux, sans pour autant exclure une action en justice.
Une réunion avec l'enseignement concerté et le privé
Le principal grief du comité porte sur une réunion que la conseillère a programmée le 27 octobre 2026 avec FSIE Madrid, qu'il présente comme le syndicat majoritaire dans les secteurs de l'enseignement concerté, du privé et de l'accompagnement du handicap. Il juge cette décision « particulièrement scandaleuse », la Consejería refusant de reconnaître le comité de grève comme interlocuteur tout en convoquant ces secteurs. Le comité affirme ne pas remettre en cause le combat de ces salariés pour de meilleures conventions. Sa critique porte sur les priorités, et il accuse la conseillère de poursuivre une campagne de diffamation et de criminalisation contre les enseignants du public. Il voit aussi dans cette réunion la preuve d'une ouverture au dialogue variable selon le secteur éducatif.
Chiffres des salaires et mises en garde sur les coûts
Le gouvernement régional qualifie d'« absolument faux » le fait que les enseignants madrilènes soient les moins bien payés d'Espagne, affirmant que leur salaire brut figure parmi les six plus élevés des communautés de régime commun. Mme Zarzalejo a chiffré à 665 millions d'euros le coût annuel de la masse salariale d'une hausse linéaire de 600 euros. Elle a rattaché ce montant au budget global du département.
« Les dépenses de personnel représentent déjà près de la moitié du budget de la Consejería, soit environ 3 500 millions sur les quelque 7 000 millions prévus pour 2026. »
Le complément spécifique madrilène s'élève à 798,41 euros par mois, contre 708,37 euros dans les Asturies et 720,83 euros en Catalogne. Un professeur des écoles nouvellement titularisé ou un intérimaire en première année perçoit 2 582,48 euros bruts par mois en 14 versements, tandis qu'un professeur du secondaire au même stade perçoit 2 924,79 euros. Avec deux trienios et un sexenio, les montants passent à 2 763,47 euros pour le primaire et à 3 125,66 euros pour le secondaire. Des sources de la Consejería chiffrent le coût global des revendications syndicales, hausses salariales et réduction des heures d'enseignement comprises, à 1 400 millions d'euros par an, et avertissent que ce paquet équivaudrait à une « quiebra » du système.
- Madrid
- 798.41 EUR par mois
- Catalogne
- 720.83 EUR par mois
- Asturies
- 708.37 EUR par mois
Données tirées du texte de l’article
Ce que demandent les syndicats
Les syndicats veulent ramener les heures d'enseignement à 17 par semaine dans le secondaire, la formation professionnelle et les enseignements de régime spécial, et à 22 dans le maternel et le primaire. Ils réclament aussi des classes moins chargées, une hausse mensuelle de 600 euros, moins de bureaucratie et de meilleurs équipements scolaires, climatisation comprise. Ils demandent également un assistant administratif à temps plein par établissement, le désamiantage des locaux et la fin des constructions par phases. Les enseignants veulent par ailleurs la suppression du modèle bilingue, ainsi que des mesures contre la ségrégation.
Manifestation sur la Gran Vía et mesures du gouvernement
Le 26 octobre, treizième jour de grève, plusieurs centaines d'enseignants se sont rassemblés devant la Consejería, calle de Alcalá, avant de défiler vers la Gran Vía. Des fourgons de police les ont stoppés entre les rues Clavel et Alcalá, et des moments de tension ont suivi devant un cordon policier. Les manifestants ont bloqué l'avenue pendant environ une heure, la circulation étant rétablie vers 14 heures. José Luis Carretero, professeur du secondaire présent à la manifestation, a expliqué les raisons du rassemblement.
« Nous sommes ici parce que nous demandons des améliorations pour l'enseignement public. »
De son côté, le gouvernement régional a annoncé qu'il engagera en 2027 des travaux d'amélioration de la climatisation et de l'accessibilité dans 75 écoles maternelles et instituts. Il prévoit aussi d'élaborer un nouveau décret pour renforcer l'autorité des enseignants et accélérer les procédures disciplinaires en cas de problèmes de coexistence en classe.
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Sources et contexte
- EL PAÍSLes enseignants grévistes bloquent la Gran Vía pendant une heure lors d'une manifestation pour l'éducation publiqueLos profesores en huelga cortan la Gran Vía durante una hora en una manifestación por la educación pública · original en espagnol
- LaSextaLes enseignants grévistes manifestent devant le ministère de l'Éducation à Madrid : « L'éducation publique se dégradait rapidement »Los profesores en huelga protestan ante la Consejería de Educación en Madrid: "La educación pública se estaba degradando aceleradamente" · original en espagnol
- europa pressLes syndicats de l'éducation déposent une demande formelle pour un...Sindicatos educativos presentan un requerimiento formal para una... · original en espagnol
- RTVE.esMadrid estime l'augmentation des salaires des enseignants à 665 millions et annonce des améliorations dans les centres et la coexistence scolaireMadrid cifra en 665 millones la subida salarial docente y anuncia mejoras en centros y convivencia escolar · original en espagnol
- Isabel Díaz Ayuso
- Dirige le gouvernement régional de Madrid dont la position sur les salaires de l'éducation est contestée par les syndicats
- Lieux
- Madrid
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