Les chefs de gouvernement des Länder ont demandé à Berlin de réduire au plus vite la taxe sur l'électricité pour tous jusqu'au minimum européen. La promesse de coalition n'est pas tenue, l'allègement se limitant pour l'instant à l'industrie, à la production manufacturière et à l'agriculture et la sylviculture.
Le gouvernement fédéral a annoncé en septembre des discussions avec l'industrie pétrolière sur un plafonnement des prix des carburants, avec l'objectif de l'introduire au plus tard le 1er janvier. Olaf Lies veut que la question soit tranchée dès maintenant.
La remise de 16,7 centimes par litre sur les carburants s'applique depuis début octobre et court jusqu'à la fin de l'année. Le gouvernement s'attend à 2,485 milliards d'euros de recettes fiscales en moins.
Mario Voigt veut suspendre la tarification du CO2 sur les carburants et le chauffage, et il a consigné cette demande dans une déclaration protocolaire annexée à la MPK à Berlin.
Lars Klingbeil doute que la baisse soit finançable, et Andreas Bovenschulte souligne ses conséquences financières. Manuela Schwesig a proposé un groupe de travail sur une procédure d'interdiction de l'AfD, et aucune décision n'a été prise le 22 octobre.
Les chefs de gouvernement des Länder se sont réunis à Berlin le 22 octobre 2026 et ont demandé au gouvernement fédéral de réduire au plus vite la taxe sur l'électricité pour tous. L'accord de coalition du gouvernement CDU/CSU-SPD promettait une baisse pour tous jusqu'au minimum européen, mais cet engagement n'a pas été appliqué. Jusqu'ici, la taxe n'a été abaissée que pour l'industrie, la production manufacturière et l'agriculture et la sylviculture, tandis que les ménages privés et les autres entreprises n'ont bénéficié d'aucune réduction.
Le chancelier Friedrich Merz (CDU) veut lui aussi mobiliser des marges budgétaires pour tenir pleinement la promesse. Le ministre des Finances Lars Klingbeil (SPD) s'y dit globalement favorable mais doute que la mesure soit finançable. Avant la réunion, le chef du gouvernement de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Hendrik Wüst (CDU), avait vivement plaidé pour cette baisse :
« Les coûts de l'énergie sont devenus un fardeau énorme pour beaucoup de gens. »
La cheffe du gouvernement du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Manuela Schwesig (SPD), a jugé la baisse urgente et fait valoir que l'électricité est déjà produite en Allemagne pour cinq centimes. Le chef du gouvernement de Rhénanie-Palatinat, Gordon Schnieder (CDU), a estimé que la promesse de coalition non tenue nuisait à la confiance, et il a cité le 1er janvier comme date souhaitée pour la baisse.
« Cela brise la confiance, et dans une certaine mesure la détruit. »
En septembre, le gouvernement fédéral a annoncé des discussions avec l'industrie pétrolière sur un plafonnement des prix des carburants, avec l'objectif de l'introduire au plus tard le 1er janvier. Les Länder veulent désormais que Berlin présente rapidement une proposition. Le chef du gouvernement de Basse-Saxe, Olaf Lies (SPD), a estimé qu'un plafonnement donnerait aux gens un sentiment d'équité, afin qu'ils ne paient plus à la pompe pour des entreprises qui augmentent ainsi leurs profits. Il souhaite aussi que le gouvernement fédéral tranche la question dès maintenant, pour que l'on sache ce qui se passera après le 1er janvier 2027. Le Luxembourg et la Belgique disposent déjà de dispositifs publics comparables.
La remise sur les carburants de 16,7 centimes par litre s'applique depuis début octobre et court jusqu'à la fin de l'année. Le gouvernement s'attend à une perte de recettes fiscales de 2,485 milliards d'euros. Le chef du gouvernement de Thuringe, Mario Voigt (CDU), soutient la baisse de la taxe sur l'électricité mais veut aussi suspendre la tarification du CO2 sur les carburants, et il a consigné cette position dans une déclaration protocolaire annexée à la MPK.
« Nous apporterions ainsi un allègement supplémentaire aux gens pour faire le plein et se chauffer. »
Olaf Lies a averti que les perspectives seraient difficiles si l'économie ne s'améliorait pas davantage, et il a qualifié la baisse des coûts de l'énergie et de l'électricité d'outil plus efficace que nombre de programmes de soutien actuellement en place. Le chef du gouvernement de Brême, Andreas Bovenschulte (SPD), président sortant du Bundesrat, a jugé la baisse justifiée sur le principe mais estimé qu'elle avait des conséquences financières qu'il fallait examiner de près. Lars Klingbeil a défendu sa position lors de la présentation des prévisions de recettes fiscales, déclarant que ceux qui proposent la baisse doivent aussi avancer des propositions pour la financer.
La question de l'AfD a plané sur la réunion, la Saxe-Anhalt pouvant bientôt avoir un ministre-président AfD. La Saxe-Anhalt aurait normalement dû prendre la présidence, mais la situation gouvernementale à Magdebourg est incertaine et le titulaire Sven Schulze (CDU) a renoncé à la présidence, de sorte que Gordon Schnieder la conserve. Le Schleswig-Holstein doit prendre le relais en octobre 2027. Gordon Schnieder a affirmé que la question de l'AfD n'avait joué aucun rôle dans la réunion, même si elle figure depuis longtemps à l'ordre du jour.
Manuela Schwesig avait proposé un groupe de travail fédéral-Länder pour examiner une procédure d'interdiction de l'AfD, une idée avancée par Hendrik Wüst en septembre. Ce dernier a déclaré que l'examen devait rester ouvert et ne pas déboucher automatiquement sur une procédure d'interdiction. Seuls le Bundestag, le Bundesrat ou le gouvernement fédéral peuvent déposer une demande d'interdiction devant la Cour constitutionnelle fédérale, et aucune décision n'a été prise sur ce point le 22 octobre.
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Le 22 octobre 2026, les chefs de gouvernement des Länder réunis à Berlin ont demandé au gouvernement fédéral de réduire au plus vite la taxe sur l'électricité pour tous, la Thuringe ajoutant une demande de suspension de la tarification du CO2 sur les carburants et le chauffage.
Texte IA fondé sur les articles de Handelsblatt, RP Online, Süddeutsche Zeitung et d’autres médias. Publié .