
Trump et Meloni échangent des piques au sujet du refus de l'Italie d'accorder des bases américaines pendant la guerre en Iran
Le président américain Donald Trump a accusé la Première ministre italienne Giorgia Meloni d'avoir entravé les opérations militaires pendant le conflit iranien en refusant l'accès aux bases aériennes italiennes, avant de qualifier sa tentative de réparer les liens d'opportuniste. Meloni a rétorqué que sa popularité repose sur la défense des intérêts nationaux, et non sur les amitiés étrangères.
Le différend sur les bases aériennes
Trump a déclaré que l'Italie avait causé une charge logistique importante en refusant à Washington l'autorisation d'utiliser les pistes italiennes pendant la campagne militaire contre l'Iran. Il a présenté ce refus comme une trahison malgré ce qu'il a décrit comme des centaines de milliards de dollars par an de dépenses de défense américaines pour l'Italie et les autres membres de l'OTAN.
Elle ne nous a même pas accordé l'utilisation des pistes d'atterrissage ou de décollage italiennes, causant un inconvénient logistique considérable, alors même que les États-Unis contribuent des centaines de milliards de dollars par an à la défense de l'Italie et des autres soi-disant alliés de l'OTAN.
La tirade de Trump sur les réseaux sociaux
Dans un message sur Truth Social le 20 juin, Trump a affirmé que Meloni avait supplié à plusieurs reprises pour avoir une photo avec lui lors du sommet du G7 à Évian, en France, pour inverser la baisse de sa cote de popularité. Il a lié sa faiblesse intérieure à son refus d'empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires et a déclaré que, maintenant que les États-Unis avaient vaincu militairement l'Iran, elle voulait être à nouveau amie uniquement pour remonter ses chiffres de sondage.
Après que les États-Unis ont vaincu militairement l'Iran, elle veut être à nouveau amie pour remonter ses chiffres. Non merci.
La réplique de Meloni
Meloni a répondu le même jour par une déclaration publiée sur Instagram en anglais. Elle a fait valoir que sa popularité dépend de sa capacité à défendre les intérêts nationaux de l'Italie, et non de sa relation avec les dirigeants étrangers, et a noté qu'être l'amie de Trump n'avait pas aidé sa position. Elle a insisté sur le fait que l'utilisation des bases américaines en Italie est régie par des accords qui doivent être respectés et ne peuvent être violés tant qu'elle est Première ministre, soulignant que l'Italie est une nation souveraine.
M. le Président Trump, ces attaques constantes et non provoquées sont insensées. Quant à ma popularité, votre amitié ne m'a certainement pas aidée, et elle ne dépend pas de ma relation avec vous. Ma popularité dépend de ma capacité à défendre l'intérêt national de l'Italie, et c'est exactement ce que j'ai toujours fait. L'utilisation des bases est régie par des accords que nous avons toujours respectés et qui ne peuvent être violés tant que je suis Première ministre. L'Italie reste une nation souveraine. Quoi qu'il en soit, ma popularité ne vous regarde pas. Je vous suggère de vous concentrer sur la vôtre.
Escalade et répercussions médiatiques
Cet échange fait suite à une interview télévisée du 19 juin dans laquelle Trump a déclaré que Meloni l'avait supplié pour une photo et qu'il avait pitié d'elle, une remarque que des journalistes italiens ont défendue après que certains hommes politiques ont mis en doute la traduction. La querelle a également attiré l'attention sur une faute de frappe dans le message de Trump (Gigiorgia au lieu de Giorgia), faisant écho à sa gaffe de 2019 lorsqu'il avait écrit Giuseppi Conte. Le duel verbal est interprété comme une grave rupture diplomatique entre Rome et Washington.
- Diffusion de l'interview de Trump : il affirme que Meloni a supplié pour une photo et dit qu'il a pitié d'elle.
- Trump publie sur Truth Social attaquant Meloni au sujet des opérations en Iran et de sa cote de popularité.
- Meloni répond sur Instagram, défendant la souveraineté et disant à Trump de se concentrer sur sa propre popularité.


